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27/06/2016

Seuil record de CO2 franchi dans l’hémisphère sud... et partout ailleurs

 

 

La concentration atmosphérique en dioxyde de carbone (CO2) mesurée au niveau de l’île d’Amsterdam, dans le sud de l’océan Indien, vient pour la première fois de dépasser la valeur symbolique des 400 ppm, le mois dernier. Or, cet observatoire est celui où l’on relève les plus basses concentrations en CO2 au monde. L’augmentation du gaz carbonique dans l’atmosphère a atteint un taux de croissance supérieur à 2 ppm par an depuis 4 ans.

Le 16/06/2016 à 13:36 - CNRS

Vue de la petite île d’Amsterdam (58 km2), située dans l’océan Indien à 37° de la latitude sud et 77° de longitude est. Dans ce lieu isolé, éloigné des sources d’émissions anthropiques, la concentration atmosphérique de CO2 a dépassé pour la première fois le seuil symbolique des 400 ppm. © Liénor

Vue de la petite île d’Amsterdam (58 km2), située dans l’océan Indien à 37° de la latitude sud et 77° de longitude est. Dans ce lieu isolé, éloigné des sources d’émissions anthropiques, la concentration atmosphérique de CO2 a dépassé pour la première fois le seuil symbolique des 400 ppm. © Liénor

De par son isolement, l’île d’Amsterdam, située dans l’océan Indien sud, possède un des airs les moins influencés par les activités humaines. On y enregistre les concentrations en dioxyde de carbone (CO2) les plus basses, en dehors des variations saisonnières dans l’hémisphère nord où, chaque été, la quantité de CO2 dans l’atmosphère diminue en raison de son absorption par les plantes.

Elle est ainsi devenue un site de référence en chimie atmosphérique pour l’hémisphère sud et fait partie des trente stations du réseau global OMM (Organisation de la météorologie mondiale) de suivi de la composition atmosphérique. Les mesures qui y sont effectuées permettent notamment de suivre l’évolution des gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O…) et de mieux quantifier le rôle de l’océan austral en tant que puits de carbone.

Animation représentant l’évolution de la concentration en CO2 depuis 1981 au niveau de l’île d’Amsterdam. © O. Jossoud et M. Ramonet

Animation représentant l’évolution de la concentration en CO2 depuis 1981 au niveau de l’île d’Amsterdam. © O. Jossoud et M. Ramonet

 

Une croissance de plus en plus rapide des concentrations de CO2

Ces relevés sont effectués dans un observatoire intégré au Service national d’observation ICOS-France, aujourd’hui coordonné par Michel Ramonet et Marc Delmotte, chercheurs au LSCE (CNRS, CEA, UVSQ). L’observatoire bénéficie de l’expertise de ce laboratoire et du soutien de l’Ipev depuis sa création en 1981. La maintenance des installations est assurée par des volontaires au service civique.

La concentration en dioxyde de carbone dans l’atmosphère y est ainsi mesurée en continu depuis 35 ans. Première historique : elle a dépassé les 400 ppm (parties par million) en mai 2016. Or, la valeur du CO2 enregistrée par cet observatoire varie peu selon les saisons (< 1 ppm) : l’augmentation observée est donc représentative de la tendance sur le long terme.

Taux de croissance annuel du CO2 atmosphérique à l’île d’Amsterdam. Les barres rouges indiquent les taux de croissance moyennés sur des périodes de 5 ans. © M. Ramonet
Taux de croissance annuel du CO2 atmosphérique à l’île d’Amsterdam. Les barres rouges indiquent les taux de croissance moyennés sur des périodes de 5 ans. © M. Ramonet

 

Depuis 1981, la concentration de dioxyde de carbone est ainsi passée de 339 à 400 ppm (+ 18 %), soit une augmentation moyenne de 1,75 ppm par an. Par ailleurs, les chercheurs ont relevé des taux de croissance plus élevés ces dernières années : l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère s’accélère puisque le taux de croissance annuel observé, d’une valeur de 1,30 ppm par an dans les années 1980, atteint plus de 2 ppm par an depuis 2012 (voir l'image ci-dessus).

La valeur de 400 ppm a déjà été dépassée dans les stations de mesure de l’hémisphère nord durant l’hiver 2012-2013. Aussi, franchir les 400 ppm à Amsterdam signifie que cette valeur est atteinte sur quasiment l’ensemble de notre planète.

 

source:

http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/in...

 

 

18/09/2011

La pollution cachée des foyers européens



Réalisé par une coalition d’associations environnementales (1), le rapport « Home Sweet Home – dusty surprises under the bed » a analysé des échantillons de poussières domestiques, prélevées dans des chambres à coucher de foyers européens (2), africains (3) et asiatiques (4). Tous les prélèvements contenaient un mélange de perturbateurs endocriniens (PE), des produits chimiques interférant avec le système hormonal et soupçonnés d’être à l’origine de désordres sanitaires tels que des troubles neuro-comportementaux. Les foyers européens testés recelaient les niveaux les plus élevés de nonylphénol et de certains phtalates, deux familles de PE reprotoxiques dont les députés européens ont récemment voté l’interdiction. En prenant en compte l’effet cocktail et non les substances prises individuellement, certains prélèvements présentaient un niveau total de phtalates supérieur à celui recommandé par les autorités sanitaires.

Selon Réseau Environnement Santé (RES), les européens passent en moyenne plus de 90 % de leur temps dans un espace fermé, où l’exposition à des substances chimiques est susceptible d’être des milliers de fois plus importante qu’en extérieur. De fait, les PE sont présents dans de nombreux produits de consommation de la vie courante, tels que les meubles, les jouets, les cosmétiques ou les équipements électroniques.
Cécile Cassier


1- Le dit rapport a été réalisé à l’initiative de Chemsec et de la Swedish Society for Nature Conservation (SSNC). Parmi les ONG ayant participé aux prélèvements européens, figurent notamment European Public Health Alliance et Health and Environment Alliance en Belgique, Clean Air Action Group en Hongrie, AMICA en Italie, BUND en Allemagne, Society for Sustainable Living en Tchéquie et la SSNC en Suède.
2- Allemagne, Belgique, Hongrie, Italie, République Tchèque, Suède.
3- Afrique du Sud, Kenya, Ouganda, Tanzanie.
4- Malaisie, Philippines.

 

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=4826

17/05/2009

José Bové en meeting à Tarbes le 12/05/09

Devant  une centaine de personnes ou même plus, José Bové a expliqué l'apport de l'union européenne dans le combat écologique et humaniste.

Il était accompagné de Catherine Grèze et de Alain Ciekanski.

http://www.midi-pyrenees.lesverts.fr/newsletters/Page-Can...

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Il a rappelé par exemple qu'actuellement 24 pays respectent un moratoire sur les O.G.M et que seul l'Espagne les cultive encore mais il a insisté pour que nous restions vigilants face à la puissance des multinationales prêtes à tout pour arriver à leur fin.On ne sait jamais par où elles vont pouvoir revenir.

Des militants de plusieurs partis de gauche étaient présents (socialistes, front de gauche etc..) pour s'informer ou pour apporter la contradiction lors des questions, en particulier sur sa présence à côté de personnes ayant défendu le oui en 2005: José a répondu que cela ne le gêne pas dans la mesure où ce ne sont pas des libéraux.

Par contre, j'ai été surprise de ne pas voir les incontournables d'attac ou du collectif anti-ogm.

il est vrai qu'avait lieu à la même heure une réunion du collectif-enseignants où ils devaient se trouver en tant  qu'enseignants cette fois-ci...

Beaucoup de nouvelles têtes dans l'assemblée ainsi que heureuse surprise, des jeunes.

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15 jours auparavant, G.Onesta avait tenu un meeting devant seulement 30 personnes alors qu'il est vice-président du Parlement Européen depuis juillet 2009. Il est moins connu que Bové mais peut-être aussi que l'information pour ce meeting  n'a pas été assez alléchante??

C'est quelqu'un d'extraordinaire qui a fait beaucoup au parlement et qui arrête car il est fatigué alors qu'il n'a que 49 ans mais il a travaillé sans compter ce qui n'est pas le cas de tous les députés européens....Il a d'ailleurs rappelé qu'il avait manqué 1 voix pour que soit voté l'étiquetage O.G.M sur l'alimentation.

Personnellement, je regrette de ne l'avoir pas connu plus tôt mais en France, on ne s'intéresse pas aux députés européens.

lire ici son travail parlementaire, assez impressionnant.

http://www.onesta.net/portrait.htm

un journaliste a enregistré leur discours, j'espère pouvoir les récupérer...un jour.

je viens de l'avoir au téléphone, cela devrait passer cette semaine sur radio-pais

http://www.radio-pais.com/v2/index.php

 

un autre compte-rendu plus percutant sur le site des verts65

http://lesverts65.over-blog.com/

13/05/2009

Jean-Marc Jancovici : « On vit à crédit écologique »

 

Dans « C'est maintenant ! Trois ans pour sauver le monde » [1], Jean-Marc Jancovici nous force à voir une vérité qui dérange : notre économie vit comme si l'énergie était infinie et bon marché. Continuer à l'ignorer, c'est aller au-devant d'un chaos certain. Entretien.

 

10:55 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jancovici, écologie

15/12/2008

Déchets ménagers : la responsabilité des élus

Les Verts des Hautes-Pyrénées

BP 842

65 008 Tarbes cedex

courriel : lesverts65@orange.fr

tél : 06 07 79 92 56

blog : http://lesverts65.over-blog.com

 

Les Verts-65 regrettent que la voix de leurs élus n'ait pas été écoutée par les élus majoritaires. Cela fait 10 ans qu'Arlette DUBALEN alertait ses collègues sur la nécessité de choisir un site de stockage des déchets ultimes. En vain.

Aujourd'hui, la présidente du Conseil Général s'avise que « nous sommes pris de vitesse par le tonnage des déchets que l'on stocke ». Et, encore une fois, une solution doit être improvisée dans l'urgence. Alors que les résistances politiques et partisanes - au regroupement des syndicats mixtes, intercommunaux, voire de communes en un seul syndicat départemental pour le traitement des déchets – ont alimenté le retard.

Or le choix d'un site ne peut s'arrêter au seul critère de son acceptation politique par les élus locaux. C'est ce qui explique d'ailleurs les déboires de Poueyferré et de Bénac, dont les caractéristiques géologiques et hydrologiques ne conviennent pas à ce type d'implantation. En choisissant des sites non conformes, on ne fait qu'alimenter la méfiance à l'encontre de ce type d'installation et décourager les candidatures éventuelles.

Un cahier des charges strict et transparent permettrait d'aborder ce dossier publiquement et sous un autre jour.

Par ailleurs, la proposition du maire d'Odos de délocaliser nos déchets pour les incinérer ailleurs est indécente. Elle a pour conséquence d’allonger les transports, de polluer les autres...et d'encourager à l’augmentation de nos déchets pour alimenter l'incinérateur !

Alors qu'une partie majeure de la solution durable est dans la réduction des déchets à la source (notamment en remplaçant la taxe forfaitaire par une redevance au volume de déchets produit ) et dans le renforcement du tri sélectif en séparant « déchets verts » (fermentescibles) recyclables et déchets inertes qui seraient seuls stockés.

02/12/2008

Les Vingt-Sept s'accordent sur la réduction de la pollution automobile

Les Européens ont mis fin, lundi 1er décembre, à plusieurs mois de tractations entre défenseurs de l'environnement et constructeurs automobiles, en s'accordant sur l'obligation pour les constructeurs de réduire les émissions de CO2 de leurs voitures neuves à partir de 2012, avec des pénalités pour les contrevenants.

Selon les termes du compromis trouvé entre les Etats membres de l'UE, le Parlement européen et la Commission, les constructeurs automobiles européens devront réduire de 18 % les émissions de CO2 des véhicules neufs d'ici à 2015, soit des émissions de dioxyde de carbone ramenées à 130 grammes par kilomètre. Le texte prévoit une réduction par étapes à partir de 2012. A l'origine, la Commission proposait que cette réduction de 18 % soit atteinte dès 2012, ce qui avait été très contesté par le secteur et par certains pays, l'Allemagne en tête.

Des pénalités progressives sont prévues en cas de dépassement. L'accord doit encore être adopté formellement, et soumis aux eurodéputés, mais toute modification est désormais improbable.



une goutte d'eau qui ne changera pas grand chose.

12/11/2008

Le glaciologue français Claude Lorius est "très pessimiste"

é en 1932 à Besançon, père de la glaciologie moderne, Claude Lorius doit recevoir, mercredi 12 novembre, à Tokyo, le prix Blue Planet, l'une des plus prestigieuses récompenses internationales dans le domaine de l'environnement. En 1987, avec Jean Jouzel et Dominique Raynaud, il a été le premier à exploiter la présence de CO2 dans les carottes de glaces polaires pour établir un lien expérimental entre changements climatiques et concentrations des gaz à effet de serre.


Un peu plus de vingt ans après vos travaux publiés en 1987 dans la revue Nature, tout le monde se pose la question : est-ce réversible ?

Honnêtement, je suis très pessimiste... Sur les CFC (chlorofluorocarbures), on voit bien que l'arrêt de leur utilisation a permis de réduire le trou dans la couche d'ozone, mais en ce qui concerne la crise climatique, on sait que même si on stabilisait aujourd'hui les émissions de CO2, ce gaz à effet de serre ne disparaîtrait pas pour autant. Il est là pour un moment...

Il est difficile de dire si on a dépassé les limites, mais il est évident qu'on va subir un réchauffement : on prévoit d'ici la fin du siècle un bond climatique qui pourrait être équivalent à celui que la planète a franchi en dix mille ans pour passer de l'âge glaciaire à l'holocène ! Et je ne vois pas que l'homme ait actuellement les moyens d'inverser la tendance.

Poussant jusqu'au bout la logique d'un dérèglement du climat, certains évoquent aujourd'hui le retour d'une ère glaciaire. Est-ce envisageable ?

Dans un certain nombre de milliers d'années... Aujourd'hui, c'est totalement hors de propos ! Les périodes de réchauffement et de glaciation montrent des cycles de 100 000 ans, dus à la trajectoire de la Terre autour du Soleil en suivant une ellipse qui s'altère très légèrement, mais suffisamment pour modifier le climat sur ces très longs termes. Ce qui est nouveau, et que nous avons montré avec l'analyse des bulles d'air emprisonnées dans la glace, c'est que désormais l'homme, en multipliant les gaz à effet de serre, a accéléré un cycle de réchauffement sur un très court terme.

Rapide, irréversible... Cela ressemble tout de même à un scénario catastrophe.

Je ne crois pas que l'homme va disparaître. Les paysages vont changer, les glaciers vont fondre : la liste des impacts est impressionnante parce que, sur cette question, tout est interdépendant... Ainsi, si le permafrost - ce couvercle de glace qui recouvre les sols arctiques - fond, il va libérer du méthane qui, en retour, va accentuer l'effet de serre et aider ainsi à la fonte des glaces. Et plus la surface de celles-ci diminue, plus leur pouvoir réfléchissant disparaît, amplifiant encore le réchauffement...

C'est sûr, nous aurons des catastrophes, des cataclysmes, des guerres. Les inondations, les sécheresses, les famines s'amplifieront, mais l'homme sera toujours là. Ce que nous devons comprendre, c'est que nous entrons dans une nouvelle ère, l'anthropocène, où pour la première fois dans l'histoire de la Terre, l'homme gouverne l'environnement. Il est la première cause des menaces et modifications qui pèsent sur la planète : à lui de savoir ce qu'il veut en faire et comment il va se comporter avec elle.

Une nouvelle ère ?

L'idée n'est pas de moi, mais elle est essentielle dans la compréhension des évolutions du monde dans lequel nous vivons. C'est le Prix Nobel de chimie Paul Crutzen, qui - le premier - a associé le début de l'anthropocène à l'augmentation des concentrations en CO2 telle que l'a montrée l'analyse des glaces. Mais cet impact humain ne concerne pas seulement le climat. L'occupation des sols, l'utilisation des ressources, la gestion de nos déchets sont autant d'agressions à la planète qui relèvent de l'homme et le menacent.

Pour le réchauffement climatique, la question de l'énergie est le levier essentiel. Au XXe siècle, alors que la population était multipliée par quatre, la consommation d'énergie dont dépendent les émissions de gaz carbonique était multipliée par 40 ! Certains affirment aujourd'hui que la courbe d'augmentation de la population va se calmer. Sans doute. Mais la courbe de la consommation d'énergie, elle, n'a aucune raison de plonger !

Si l'homme est responsable, gardien de cette Terre, quels moyens a-t-il de la sauver ?

Pour le coup, ce n'est pas mon domaine de compétence... Je ne sais pas. Et c'est là que réside mon pessimisme : je ne vois pas comment on va s'en sortir. Le problème majeur est la question de l'énergie. Il faut arriver sur ce plan à une gouvernance internationale, mais ce n'est pas possible actuellement, ou en tout cas je ne vois pas comment... Regardez le Grenelle de l'environnement ! C'était un bel effort, mais au final, il n'y a pas l'argent suffisant pour mener une politique efficace à court terme... La moindre velléité de mettre une taxe sur les 4×4 rend les politiques fébriles de devenir impopulaires... et ce n'est pas en habillant Total en vert qu'on va changer quoi que ce soit.

N'existe-t-il pas de possibilité d'un nouvel ordre économique basé sur le développement durable ?

Le développement durable est une notion à laquelle je ne crois plus. On ne peut pas maîtriser le développement. Et pour être durable, il faudrait être à l'état d'équilibre, or cet équilibre n'existe pas. C'est un terme trompeur. Avant, j'étais alarmé, mais j'étais optimiste, actif, positiviste. Je pensais que les économistes, les politiques, les citoyens pouvaient changer les choses. J'étais confiant dans notre capacité à trouver une solution. Aujourd'hui, je ne le suis plus... sauf à espérer un sursaut inattendu de l'homme.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/11/un-exper...

 

26/10/2008

L'air de l'Himalaya est aussi pollué que celui des villes d'Europe

Le Toit du monde n'est plus cet îlot de pureté que l'on imagine encore souvent. Pour la première fois, une équipe de chercheurs franco-italienne a pu réaliser dans l'Himalaya des mesures à plus de 5 000 m d'altitude et constater la présence de particules de suie à des niveaux de concentration surprenants dans un espace aussi vierge.

Les relevés ont été effectués au Népal à partir de la station de surveillance atmosphérique Nepal Climate Observatory, la plus haute du monde (5 079 m). "Nous ne nous attendions pas à ces résultats : ils témoignent de niveaux de pollution comparables à ceux de villes européennes", reconnaît Paulo Laj, du laboratoire de météorologie physique de l'université de Clermont-Ferrand, qui a participé à l'étude menée avec l'université de Bologne et publiée récemment dans les "Comptes rendus de l'Académie des sciences américaine" (PNAS).

Les données atmosphériques dans cette partie du monde sont très rares. Une autre équipe - finlandaise - travaille au Népal, mais elle est jusqu'à présent restée sous la zone des 2 000 m. L'énorme logistique nécessaire à l'installation des stations d'observation est évidemment un frein.

L'étude met en évidence deux phénomènes inquiétants. Portée par les vents, la pollution des grandes métropoles d'Asie du Sud-Ouest peut parcourir des milliers de kilomètres et remonter jusqu'aux sommets élevés de l'Himalaya. Dans la zone de contact entre l'air propre issu des très hautes altitudes et les masses polluées venues des vallées, les chercheurs ont, de plus, recensé la formation de nouvelles particules de dimensions nanométriques qui amplifient la pollution. C'est, là aussi, la première fois qu'un tel phénomène est observé à cette altitude.

"Le dioxyde de carbone est considéré comme l'ennemi numéro un dans la lutte contre le changement climatique, mais le système climatique est complexe et les études montrent de plus en plus que les particules atmosphériques sont aussi des acteurs importants du réchauffement", relèvent les chercheurs.

Le danger est évidemment que cette situation accélère la fonte des glaciers himalayens. Le recul important des fronts glaciers au cours des dernières décennies est d'ores et déjà considéré comme l'une des manifestations les plus inquiétantes du réchauffement global. Avec ses 33 000 km2 de surfaces gelées, l'Himalaya est souvent désigné par les climatologues comme le "troisième pôle" après l'Arctique et l'Antarctique, même s'il n'a jusqu'à présent pas fait l'objet de la même attention.

Le Groupe international d'experts sur le changement du climat (GIEC) estime que de nombreux glaciers himalayens pourraient avoir disparu d'ici à 2035, avec des conséquences considérables pour l'ensemble de l'Asie centrale, où vit 40 % de la population mondiale.

Cela pour plusieurs raisons. La liquéfaction des masses de glace crée, en aval, des lacs - près de 500 ont été dénombrés - potentiellement dangereux pour les populations vivant sur les premiers contreforts et dans les vallées. Des débordements brutaux se sont déjà produits. Mais surtout le régime hydrologique des plus grands fleuves comme l'Indus, le Gange, l'Amou-Daria ou le Yangzi dépend étroitement du fonctionnement de cette "calotte" himalayenne.

"Dans un premier temps, l'eau libérée viendra gonfler leur débit puis, dans un second temps, l'inverse se produira, l'eau viendra à manquer et l'apport vital des glaciers, surtout pendant la saison sèche, fera défaut", explique Christian Vincent, du laboratoire de glaciologie et de géophysique de l'environnement (CNRS) de Grenoble.

Près de 1,3 milliard de personnes pourraient être confrontées à des risques accrus de pénurie d'eau, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Si le Gange devenait saisonnier - ce que n'excluent pas les scientifiques -, plus de 400 millions de personnes vivant dans la plus grande zone d'agriculture irriguée de l'Inde seraient affectés. Et le PNUE ne comptabilise pas, ici, la population qui, au total, à l'échelle du pays, serait touchée par la baisse des rendements agricoles.

Quand cela se produira-t-il ? "Il est difficile de le dire. L'Himalaya est l'un des massifs montagneux les moins bien observés au monde", indique Christian Vincent. La plupart des informations disponibles sont fournies par des photos aériennes qui permettent seulement de mesurer le recul des fronts glaciers, un indicateur très insuffisant pour comprendre le fonctionnement de ces monstres froids. Le massif alpin, avec ses 2 500 km de glaciers, compte deux fois plus de postes d'observation que l'Himalaya tout entier.

Les bouleversements en cours sont lourds de menaces pour la stabilité de cette partie du monde. Les écologistes en sont convaincus. Wouter J. Veening, de l'Institut néerlandais pour la sécurité environnementale, juge urgent d'établir un réseau d'alerte.

"La vie de plus de 1 milliard de personnes est concernée ; nous devons identifier les zones les plus fragiles et évaluer les risques de conflits", affirme-t-il.

Le degré de pollution découvert au sommet de l'Himalaya lui donne un argument supplémentaire.

 

Laurence Caramel

( le monde 26/10/08)

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/10/25/l-air-de...

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23/10/2008

Note écologique

Grenelle II : La motion B (Ecologie) note les autres motions:

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Médiatiquement réduits à la portion congrue, les animateurs du Pôle écologique ne s’en activent pas moins. Ces derniers jours, ils ont pris plusieurs initiatives. Satisfaits de voir le groupe PS voter la loi sur le Grenelle de l’environnement, les six députés que compte la motion B (Christophe Caresche, Pascal Deguilhem, Geneviève Gaillard, Jean Launay, Philippe Plisson, Philippe Tourtelier) ont déposé un amendement au projet de budget destiné à créer « une taxe carbone » dès 2009 sur les consommations d’énergie. Jeudi 23 octobre, le Pôle a aussi organisé un colloque sur le thème « Crise financière, crise sociale, crise écologique : Quelles leçons ? » à l’Assemblée.
Les écolo-socialistes ont également conçu un argumentaire dans lequel ils passent au crible le contenu « écologique » des autres motions. S’ils considèrent que la plupart de ces textes « sont en amélioration par rapport aux contributions », ils estiment que « leur contenu montre qu’il reste un écart non négligeable avec » leur propre motion. L’objectif visant à « faire de la lutte contre l’urgence sociale et écologique un élément majeur de cohérence de nos propositions et de réorientation de notre stratégie politique, (…) ne figure dans aucune autre motion » font-ils remarquer.

Extraits choisis :
Motion A (Delanoë). Le Pôle se dit « décu ». Pour ce texte « il ne s’agit non pas d’utiliser le développement durable comme levier du progrès, comme nous le proposons, mais de « construire une pensée cohérente et lisible sur la connaissance sur l’innovation (…) dans le respect des exigences du développement durable ».
Motion C (Hamon). Ce texte « ne cite ni le principe de précaution, ni la priorité de diminution des ressources non renouvelables, ni les choix opérés en matière de politique énergétique et de filière nucléaire, en dehors de la constitution d’un pôle public de l’énergie ».
Motion D (Aubry). « Rien n’est indiqué sur la nécessité d’un nouveau mode de consommation, avec des produits durables et recyclables. Sur le nucléaire, il est affirmé que « le renouvellement du parc doit se faire », « en réduisant sa part dans la production d’électricité ». Mais la question de l’EPR n’est pas traitée ».
Motion E (Collomb-Royal). « L’urgence écologique fait l’objet d’un chapitre, mais sans lien établi avec l’urgence sociale. l’impact d’un nouveau modèle de développement n’est pas abordé, par exemple sur la vie chère ».
Motion F (Utopia). « Outre la démarche générale fondée d’abord sur l’utopie plutôt que sur des propositions concrètes et réalisables, la vraie différence sur le fond avec notre motion repose sur l’absence de la priorité à l’urgence sociale, qui doit pour nous être mise sur le même plan que l’urgence écologique».

Selon Géraud Guibert, l’un des initiateurs du Pôle écologique, les interventions de la motion « passent bien dans les assemblées générales ». « Les militants, dit-il, apprécient la cohérence de notre discours et le fait que nous mettions en avant une vraie ligne ». Cet élu sarthois aborde la suite des événements, avec prudence: « si la mobilisation est forte et le taux de participation élevé, nous disposons d’une chance raisonnable d’atteindre les 6/7% ». Selon lui, les points forts du Pôle se situent en région parisienne et dans les fédérations de la façade atlantique.
Quant aux choix d’alliance qui pourraient intervenir à Reims, il est encore bien trop tôt pour l’évoquer. Mais sans doute pas pour y songer.

Jean-Michel Normand

 

 

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24/09/2008

Le jour où l'humanité a épuisé le produit global de la Terre


LE MONDE | 24.09.08 |


ardi 23 septembre, rien n'a changé dans le quotidien des Terriens. Pas de pénurie dans les magasins d'alimentation, pas de coupure d'eau ou d'électricité inhabituelle. Pourtant, selon l'organisation non gouvernementale canadienne Global Footprint Network, le 23 septembre, un événement important a eu lieu. C'était le "Global Overshoot Day", littéralement "le jour du dépassement global". Il signifie que, entre le 1er janvier et le 23 septembre, l'humanité a consommé les ressources que la nature peut produire en un an. A partir du 24 septembre, et jusqu'à la fin de l'année, l'humanité vit en quelque sorte au-dessus de ses moyens. Pour continuer à boire, à manger, à se chauffer, à se déplacer, elle surexploite le milieu naturel et compromet sa capacité de régénération. Elle entame donc son capital.

Le "jour du dépassement", image destinée à frapper les esprits, a été inventé par les créateurs du concept d'empreinte écologique. Dans la foulée du Sommet de la Terre de Rio, en 1992, les universitaires William Rees et Mathis Wackernagel ont mis au point une méthode permettant de mesurer l'impact des activités humaines sur les écosystèmes. Il s'agit de quantifier les surfaces biologiquement productives nécessaires pour construire villes et infrastructures, pour fournir les ressources agricoles, aquatiques et forestières que nous consommons et pour absorber les déchets que nous produisons, y compris le CO2 issu de la combustion des énergies fossiles. L'unité de mesure utilisée pour calculer l'empreinte écologique d'un individu, d'une ville, ou d'un pays est l'"hectare global", dont les capacités de production et d'absorption de déchets correspondent à la moyenne mondiale.

Selon les calculs de Global Footprint Network, les besoins de l'humanité ont commencé à excéder les capacités productives de la Terre en 1986. Depuis, sous l'effet de l'augmentation de la population mondiale, la date à laquelle l'humanité a épuisé les ressources théoriquement produites en un an n'a cessé d'avancer. En 1996, notre consommation dépassait de 15 % la capacité de production du milieu naturel, et le "jour du dépassement" tombait en novembre. En 2007, c'était le 6 octobre.

 

la suite ici

www.lemonde.fr/planete/article/2008/09/24/le-jour-ou-l-hu...

 

17:00 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (3)

04/02/2008

Peut-on se passer des OGM ?

Le projet de loi sur les OGM, première traduction législative du Grenelle de l’environnement sera débattu au Sénat à partir de demain, après plusieurs semaines de polémique politique et scientifique.

Décryptage avec le chercheur en génétique moléculaire Christian Vélot, critique envers les OGM agricoles.

Pourquoi les scientifiques sont-ils si divisés ?

Que la communauté scientifique soit divisée n’est pas propre aux OGM. Pour lever les controverses, en général, on fait des expériences. Mais avec les OGM, on est dans une situation de carence d’évaluation. Quand on parle d’un maïs pesticide, qui produit un insecticide, la moindre des choses serait qu’il soit évalué comme un pesticide. Or ces plants sont sans doute mieux évalués que les autres plantes, mais ils sont évalués bien en deçà des pesticides. On ne dit pas que les études prouvent que cet OGM est toxique, on dit qu’elles sont suffisamment inquiétantes pour au moins demander à ce que des tests soient refaits par un laboratoire indépendant.

Vous doutez de cette indépendance ?

Les études sont faites par des laboratoires choisis par la firme semencière, au prétexte du secret industriel. Et chaque fois qu’on a voulu avoir accès aux données brutes, ça a été au prix de batailles juridiques et administratives monstrueuses.

Une pétition lancée par des chercheurs contre le moratoire sur le maïs OGM a reçu plus de 1 000 soutiens…

Ces chercheurs se réfugient derrière la prétendue neutralité de la science pour donner plus de poids à leurs arguments. Le principal problème, ce n’est pas tant les lobbys financier ou semencier, c’est le lobby scientiste. Ils restent persuadés que la science va répondre à tout.

(…)

Les OGM permettraient d’utiliser moins de pesticides…

On nous ment en nous faisant croire que les OGM sont la solution aux pesticides. Effectivement, l’agriculteur n’a plus à pulvériser l’insecticide, mais ce pesticide est toujours dans l’environnement puisque le maïs le fabrique en permanence.

Ont-ils vraiment un impact sur la santé ?

Je ne peux pas répondre à cette question. Au regard des données brutes que l’on a pu obtenir à partir de tests sur des animaux, on voit des perturbations des paramètres hépatiques et rénaux. On dit donc : «Soyons prudents, prenons le temps.» Le problème, c’est que le temps de l’évaluation scientifique n’est pas compatible avec l’urgence du brevet et des profits.

(…)

.Mais les OGM ne sont-ils pas une solution aux crises alimentaires mondiales ?

Le problème de la faim dans le monde n’est pas scientifique et technologique mais politique. Sinon, il faudrait qu’on m’explique pourquoi, alors qu’on produit deux fois plus que les besoins, il y a des gens qui meurent de faim. On veut nous faire croire qu’on va résoudre la faim dans le monde avec des OGM dont le seul but pour les firmes semencières est de mettre des brevets sur des plantes et d’avoir la mainmise sur l’alimentation mondiale.

(…)

l’interview complète ici :

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/307837....

30/01/2008

Kokopelli: biodiversité, la fin des illusions

  Les verdicts sont tombés, l’Association Kokopelli est lourdement condamnée :

       - 12.000 € pour le grainetier Baumaux

       - 23.000 € pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger  et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile  non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul Jacquin

Ce communiqué est consultable sur notre site

Association Kokopelli

http://www.kokopelli.asso.fr/index.html


12/01/2008

La France suspend la culture de maïs OGM

 Le gouvernement français a activé la clause de sauvegarde sur le maïs Monsanto 810, permettant d'interdire provisoirement la culture de cet OGM autorisé par Bruxelles. José Bové se dit "très satisfait" et arrête sa grève de la faim entamée le 3 janvier.

réaction de José Bové:

" . «C’est une immense satisfaction pour moi puisque c’est l’exigence de cette clause qui nous a poussés à nous mettre en grève de la faim. Nous allons donc recommencer à nous alimenter et nous appelons tous ceux qui le souhaitent à venir samedi à midi rue de la Banque partager avec nous un bouillon de légumes !»


enfin, ça y est

après des mois et même des années de manifestations, de luttes, de pétitions et pour finir la grève de la faim de José Bové et de ses compagnons , l'action a finalament payé et j'en suis particulièrement heureuse car depuis le début, les risques liés aux O.G.M étaient évidents.

je ne vais pas refaire le débat ici mais comme de nombreuses fois,  l'action spectaculaire a été décisive.

Je parle bien sûr de la grève de la faim de Bové qui rappelons-le a été soutenu dès le début par S.ROYAL, la seule personnalité politique qui a osé le soutenir publiquement , d'autres devaient penser  qu'encore une fois cette action serait  contre-productive.

 

Bravo JOSE

Martine B.

10:40 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ogm, bové

03/12/2007

GES/ les émissions des pays industrialisés repartent à la hausse

En publiant son dernier rapport, l’ONU confirme que les émissions de gaz à effet de serre (GES) des pays industrialisés sont reparties à la hausse lors de la période 2000-2005. Alors que sur la période 1990-2000, une baisse globale de 5,3 % avait été enregistrée, les cinq années suivantes laissent apparaître une croissance de 2,6 %.
Cette nouvelle tendance voit s’éloigner la réalisation de l’objectif de réduction de 5,2 % pour la période 1990-2012, fixé par le protocole de Kyoto.
La forte croissance de l’économie mondiale, du début du XXIe siècle, n’est pas étrangère à cette hausse globale des émissions de GES des pays industrialisés ; les pays qui affichent les plus forts taux de croissance de leur PIB étant généralement les moins « vertueux » en terme d’émission de GES.
Parmi les principaux pays industrialisés, les meilleurs « élèves » de la période 1990-2005 sont :
l’Allemagne : - 18,4 %
le Royaume-Uni : -14,8 %
la France : -1,6 %
Les plus mauvais étant :
l’Espagne : + 53,3 %
l’Australie : + 25,6 %
le Canada : + 25,3 %
les Etats-Unis : + 16,3 %

Les chiffres illustrent aussi le fait que, pour un pays, il ne suffit pas d’avoir ratifié le protocole de Kyoto pour obtenir un bilan positif ; ainsi le Canada et l’Espagne affichent des évolutions de croissances de GES bien supérieures à celle des Etats-Unis.
Parmi les « bons élèves », l’Allemagne devrait voir ses prochaines publications moins brillantes. Malgré un fort développement des énergies renouvelables (éolien et solaire), le pays est reparti à la hausse, en 2006, dans sa consommation d’énergies fossiles (+0,9 % pour le pétrole, +1,1 % pour le gaz et +0,3 % pour le charbon).


Evolution des émissions de gaz à effet de serre de 1990 à 2005

Ce dernier rapport de l’ONU ne devrait pas faciliter les discussions, entre les pays industrialisés et les pays émergeant, lors de Conférence de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Bali (Indonésie) du 3 au 14 décembre 2007. Les Chinois pouvant, à juste titre, renvoyer les pays industrialisés à la consultation de leurs piètres résultats de réduction de gaz à effet de serre ; sachant, qu’en plus, une part importante des GES émis par la Chine, est liée à la fabrication de produits consommés dans les pays industrialisés.

Michel Sage


28/11/2007

Marianne d'Or de l'Environnement : François Rebsamen, Maire de Dijon"

 
PARIS, 26 nov 2007 (AFP) - Les 25 lauréats d'une promotion "Grenelle de l'environnement" du concours des Marianne d'Or, distingués pour leurs initiatives en faveur du développement durable, seront récompensés mercredi au cours d'une cérémonie dans les salons du palais du Luxembourg.
Le palmarès de cette promotion comporte les noms des maires de Dijon, François Rebsamen (PS), de Dunkerque, Michel Delebarre (PS),.

Parmi les réalisations récompensées, on relève également les stations de désalinisation de l'eau de mer de Bora-Bora, l'installation de toilettes sèches sur le Mont-Blanc par la ville de Saint-Gervais, ou encore la pose de 2.600 m2 de panneaux photovoltaïques sur la toiture du stade Geoffroy Guichard à Saint-Etienne.
Plus de 600 collectivités ont répondu à l'appel à candidature pour ce concours des "Marianne d'Or de l'environnement", organisé sous le haut patronage du président du Sénat, Christian Poncelet, à l'occasion du "Grenelle de l'environnement".

 

11:57 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : écologie, rebsamen, dijon

24/11/2007

nouveau record de co2 pour 2006

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) (1) vient de publier son bulletin annuel sur les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre. Les chiffres de 2006 font état de nouveaux records pour le CO2 (dioxyde de carbone) et pour le N2O (protoxyde d’azote) et d’une stabilisation pour le CH4 (méthane).
La teneur moyenne de CO2 est de 381,2 ppm (2) soit 0,53 % de plus qu’en 2005 ; celle de N2O se situe à 320,1 ppb (3) soit une augmentation de 0,25 %. La concentration de CH4 restant stable à 1782 ppb.
Depuis le début de l’ère industrielle (milieu du 18ième siècle), la croissance de ces trois gaz à effet de serre est de : 136 % pour le CO2, 119 % pour le N2O et 255 % pour le CH4.

Ci-contre, évolution de la concentration de CO2 dans l'atmosphère, de 1983 à 2007.

A quelques jours de la prochaine conférence de la Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Bali (Indonésie), ces derniers chiffres viennent compléter le rapport du GIEC ainsi que celui de l’Agence internationale de l’énergie. Si rien de concret ne ressort de la conférence de Bali, cela ne sera pas faute de l’absence de données scientifiques explicites.

Michel Sage

1- Etablie à Genève, l'Organisation météorologique mondiale, qui compte 187 Membres, est le porte-parole scientifique autorisé du système des Nations Unies pour tout ce qui concerne l'atmosphère et le climat de notre planète. ?2- ppm : initiales de « partie par million » soit le nombre de molécules de gaz à effet de serre pour un million de molécules d’air. ?3- ppb : initiales de « partie par billion » soit le nombre de molécules de gaz à effet de serre pour un milliard de molécules d’air.

19:35 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : co2 en 2006

20/11/2007

taux de co2 dans différents pays


a Convention des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC) a annoncé, mardi 20 novembre, lors d'une conférence de presse à Bonn, en Allemagne, que les émissions de gaz à effet de serre de quarante pays industrialisés avaient atteint des niveaux records en 2005. L'ONU a précisé que les émissions dues aux transports avaient "augmenté au rythme le plus rapide". Cette hausse continue des émissions polluantes est due "à la fois aux pays très industrialisés et aux pays de l'ancien bloc de l'Est, qui ont renoué avec la croissance économique".

 
Le secrétaire exécutif de l'UNFCCC, Yvo de Boer, a jugé la "tendance préoccupante", se félicitant toutefois que "les pays commencent à mettre en place des politiques qui leur permettront d'atteindre les objectifs de Kyoto". Ces déclarations interviennent à moins d'un mois de la conférence de Bali, en Indonésie, où doivent être discutées les suites à donner au protocole de Kyoto.
 

"ENGAGEMENTS PRIS AU SÉRIEUX"

L'objectif des signataires du protocole de Kyoto était de réduire de 5 % les émissions mondiales par rapport au niveau de référence de 1990.

Parmi les trente-six pays industrialisés qui ont ratifié le protocole de Kyoto, seuls la France (-1,9 %), l'Allemagne (-18,4 %), la Suède (-7,3 %), et le  Royaume-Uni (-14,8 %) ont effectivement réduit leurs émissions polluantes.

A l'inverse, les émissions de l'Espagne ont augmenté de 53 % par rapport à 1990, celles du Portugal de 42,8 %, du Canada de 25,3 %, de l'Irlande de 26,3 % et celles du Japon de 6,9 %. Les Etats-Unis et l'Australie, qui n'ont pas ratifié le protocole, ont vu leurs gaz à effet de serre augmenter respectivement de 16,3 et 25 %.

Malgré ce bilan en demi-teinte, M. de Boer juge "positif que les parties au protocole de Kyoto aient pris leurs engagements très au sérieux" et il mise sur de meilleurs résultats pour les années suivantes grâce au développement du marché du carbone et des divers "mécanismes de flexibilité".

15:10 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : taux de co2

17/11/2007

le chiffre du jour

          8  milliards                                         

c'est le nombre de milliards de tonnes de CO2 qui partent en fumée chaque année avec essentiellement la déforestation des forêts tropicales (15 millions d'hectares par an) soit un tonnage supérieur aux émissions de CO2 du transport mondial !

16/11/2007

le réchauffement et son impact risquent d'être irréversibles



Réunis depuis lundi en Espagne, les scientifiques du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat rendent public aujourd'hui leur Résumé pour les décideurs.
ELIANE PATRIARCA
LIBERATION.FR : vendredi 16 novembre 2007
 

Les conséquences du changement climatique risquent d'être « irréversibles», mettent en garde les experts du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) qui ont adopté aujourd'hui à Valence en Espagne la synthèse de leur rapport destiné aux dirigeants de la planète.

«Le changement climatique anthropique, c'est à dire d'origine humaine, et ses conséquences pourraient être soudains ou irréversibles», indique le texte du «Résumé pour les décideurs» que les délégués du Giec ont adopté ce matin au terme d'une nuit blanche de discussions.

Réunis depuis lundi à Valence sous l'égide de l'ONU, les experts du Giec se sont mis d'accord sur un résumé d'une vingtaine de pages de leur quatrième rapport qui doit faire référence pour les cinq années qui viennent et fonder la riposte au changement climatique.

 

31/10/2007

relevé de la qualité de l'air en midi-pyrénées

 

30/10/2007 31/10/2007
2 3
3 2
3 3
2 2
Mardi, les températures faibles et le temps nuageux ont entrainé des indices de la qualité de l'air bons sur Castres et Tarbes, voire très bons sur Albi et Toulouse. Pour ce mercredi, les conditions météorologiques stationnaires devraient entrainer des indices de la qualité de l'air bons sur les 4 agglomérations.

 

 

 

comme on peut le constater sur le tableau, la qualité de l'air est meilleure à Toulouse qu'à Tarbes ce qui est assez étonnant .

or ce fait se reproduit régulièrement  durant l'année.

de plus, depuis le temps que je surveille ce tableau, jamais je n'ai vu l'indice 2 à Tarbes. 

 

quelles sont les explications à cela?

la configuration géographique peut-être ? 

 

 

 

 

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