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08/01/2020

ON NE POURRA PAS DIRE QU'ON NE SAVAIT PAS

D'abord, lisons la déclaration de Robert Schuman le 9 mai 1950 à l'Assemblée Nationale: "L'urgence écologique doit être la nouvelle inspiration pour notre siècle."

 

Ensuite le Rapport Meadows, publié en 1972 par le Club de Rome, alertait sur les méfaits de la croissance:

Cinq principaux problèmes sont soulignés.

  • l’accélération de l’industrialisation
  • la croissance forte de la population mondiale
  • la persistance de la malnutrition mondiale
  • l'épuisement des ressources naturelles non renouvelables
  • la dégradation de l'environnement

 

Le 1er mars 2012, la Smithsonian Institution rend publique une version actualisée pour 2012 du rapport de 1972. Il s’agit en fait d’un second rapport, utilisant la même méthodologie que le premier, avec les mêmes acteurs, le Club de Rome commanditaire et le MIT exécutant. Cependant, les instruments d'analyse ont été modernisés pour tenir compte des progrès accomplis dans les méthodes d'observation et de prévision8. Le rapport de 2012 confirme celui de 1972. Ce dernier donnait soixante ans (2030) au système économique mondial pour s'effondrer, confronté à la diminution des ressources et à la dégradation de l’environnement. Les rapporteurs font cependant preuve d'optimisme, en écrivant que, si des mesures radicales étaient prises pour réformer le système, la date buttoir pourrait être repoussée.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Club_de_Rome

 

Le monde entier devrait être actuellement en urgence écologique. Or que se passe-t-il? On se gargarise de réunions qui n'aboutissent pas à grand chose comme la COP25.

https://reporterre.net/Climat-et-COP25

 

 

 

 

 

 

 

 

 

24/07/2017

Ségolène Royal toujours au service de l'écologie

Ségolène Royal, future ambassadrice pour les pôles arctique et antarctique

L’ancienne ministre de l’écologie a annoncé sa mission, liée à la lutte contre le réchauffement climatique.

Le Monde.fr avec AFP | 05.07.2017

L’ancienne ministre de l’écologie Ségolène Royal a annoncé mercredi 5 juillet qu’elle allait être nommée ambassadrice de France chargée des négociations internationales pour les pôles arctique et antarctique. Ce poste était précédemment occupé par Michel Rocard, de 2009 jusqu’à sa mort, en 2016.

« C’est ce qu’on m’a proposé et c’est ce que j’ai accepté », a déclaré Mme Royal lors de l’émission « Questions d’info » LCP - France info - Le Monde - AFP. « C’est une très belle mission », a ajouté l’ex-présidente de la COP21, précisant que la nomination interviendra, « je pense, au conseil des ministres de la semaine prochaine ».

Recul de la banquise

« L’impact du réchauffement climatique se voit massivement aux pôles, a souligné Mme Royal. La banquise a reculé de plusieurs kilomètres en quelques dizaines d’années. Ces masses d’eau douce, qui ont été conservées pendant des centaines de milliers d’années, tout d’un coup fondent, se répandent à l’échelle planétaire et ensuite suscitent la montée du niveau de la mer, mais aussi des perturbations sur la biodiversité absolument considérables. »

Autre grand sujet, « la fonte des glaces [qui] va permettre malheureusement d’accéder à des ressources souterraines, y compris des énergies fossiles, qui n’étaient pas atteignables jusqu’à présent. Cela suscite les convoitises des Etats riverains », a expliqué l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007.

Mme Royal, qui après la COP21 avait œuvré à encourager les ratifications de l’accord de Paris, a monté une association, « Manifeste pour une justice climatique ». Elle avait déposé sa candidature à la direction du Programme des Nations unies pour le développement, attribuée finalement à l’Allemand Achim Steiner.

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/07/05/segolene...

 

27/06/2016

Seuil record de CO2 franchi dans l’hémisphère sud... et partout ailleurs

 

 

La concentration atmosphérique en dioxyde de carbone (CO2) mesurée au niveau de l’île d’Amsterdam, dans le sud de l’océan Indien, vient pour la première fois de dépasser la valeur symbolique des 400 ppm, le mois dernier. Or, cet observatoire est celui où l’on relève les plus basses concentrations en CO2 au monde. L’augmentation du gaz carbonique dans l’atmosphère a atteint un taux de croissance supérieur à 2 ppm par an depuis 4 ans.

Le 16/06/2016 à 13:36 - CNRS

Vue de la petite île d’Amsterdam (58 km2), située dans l’océan Indien à 37° de la latitude sud et 77° de longitude est. Dans ce lieu isolé, éloigné des sources d’émissions anthropiques, la concentration atmosphérique de CO2 a dépassé pour la première fois le seuil symbolique des 400 ppm. © Liénor

Vue de la petite île d’Amsterdam (58 km2), située dans l’océan Indien à 37° de la latitude sud et 77° de longitude est. Dans ce lieu isolé, éloigné des sources d’émissions anthropiques, la concentration atmosphérique de CO2 a dépassé pour la première fois le seuil symbolique des 400 ppm. © Liénor

De par son isolement, l’île d’Amsterdam, située dans l’océan Indien sud, possède un des airs les moins influencés par les activités humaines. On y enregistre les concentrations en dioxyde de carbone (CO2) les plus basses, en dehors des variations saisonnières dans l’hémisphère nord où, chaque été, la quantité de CO2 dans l’atmosphère diminue en raison de son absorption par les plantes.

Elle est ainsi devenue un site de référence en chimie atmosphérique pour l’hémisphère sud et fait partie des trente stations du réseau global OMM (Organisation de la météorologie mondiale) de suivi de la composition atmosphérique. Les mesures qui y sont effectuées permettent notamment de suivre l’évolution des gaz à effet de serre (CO2, CH4, N2O…) et de mieux quantifier le rôle de l’océan austral en tant que puits de carbone.

Animation représentant l’évolution de la concentration en CO2 depuis 1981 au niveau de l’île d’Amsterdam. © O. Jossoud et M. Ramonet

Animation représentant l’évolution de la concentration en CO2 depuis 1981 au niveau de l’île d’Amsterdam. © O. Jossoud et M. Ramonet

 

Une croissance de plus en plus rapide des concentrations de CO2

Ces relevés sont effectués dans un observatoire intégré au Service national d’observation ICOS-France, aujourd’hui coordonné par Michel Ramonet et Marc Delmotte, chercheurs au LSCE (CNRS, CEA, UVSQ). L’observatoire bénéficie de l’expertise de ce laboratoire et du soutien de l’Ipev depuis sa création en 1981. La maintenance des installations est assurée par des volontaires au service civique.

La concentration en dioxyde de carbone dans l’atmosphère y est ainsi mesurée en continu depuis 35 ans. Première historique : elle a dépassé les 400 ppm (parties par million) en mai 2016. Or, la valeur du CO2 enregistrée par cet observatoire varie peu selon les saisons (< 1 ppm) : l’augmentation observée est donc représentative de la tendance sur le long terme.

Taux de croissance annuel du CO2 atmosphérique à l’île d’Amsterdam. Les barres rouges indiquent les taux de croissance moyennés sur des périodes de 5 ans. © M. Ramonet
Taux de croissance annuel du CO2 atmosphérique à l’île d’Amsterdam. Les barres rouges indiquent les taux de croissance moyennés sur des périodes de 5 ans. © M. Ramonet

 

Depuis 1981, la concentration de dioxyde de carbone est ainsi passée de 339 à 400 ppm (+ 18 %), soit une augmentation moyenne de 1,75 ppm par an. Par ailleurs, les chercheurs ont relevé des taux de croissance plus élevés ces dernières années : l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère s’accélère puisque le taux de croissance annuel observé, d’une valeur de 1,30 ppm par an dans les années 1980, atteint plus de 2 ppm par an depuis 2012 (voir l'image ci-dessus).

La valeur de 400 ppm a déjà été dépassée dans les stations de mesure de l’hémisphère nord durant l’hiver 2012-2013. Aussi, franchir les 400 ppm à Amsterdam signifie que cette valeur est atteinte sur quasiment l’ensemble de notre planète.

 

source:

http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/in...

 

 

18/06/2009

le travail de S.Royal reconnu aux Nations Unis

Ségolène Royal travaillera avec le PNUD

18 juin 2009

Communiqué du cabinet de Ségolène Royal

A la suite de l’information parue dans Le Parisien et Aujourd’hui en France de ce jour, son cabinet confirme que Ségolène Royal a été sollicitée par le PNUD (Programme des Nations unies pour le Développement) en tant que présidente d’une Région ayant été citée comme exemplaire dans la coopération menée avec une région du Sénégal dans le domaine de l’énergie solaire et du micro-crédit. Il lui a été demandé d’oeuvrer à la reconnaissance de l’action des régions, aux côtés des Etats centraux, comme élément clef dans la lutte contre les changements climatiques.

Ségolène Royal a accepté cette mission et sera présente, à ce titre, à la conférence mondiale sur le réchauffement climatique qui se tiendra à Copenhague en décembre 2009.

Elle rappelle l’importance cruciale, pour l’avenir de la planète, du processus de négociation internationale qui mènera à cette conférence internationale. La lutte contre les changements climatiques doit constituer une opportunité de mutation économique pour les pays industrialisés et de développement pour les populations du Sud qui seront les premières exposées aux bouleversements du climat.

 

Précision sur sa mission

La présidente de la région Poitou-Charentes et ancienne ministre de l'Environnement dit avoir été sollicitée "en tant que présidente d'une région ayant été citée comme exemplaire dans la coopération menée avec une région du Sénégal dans le domaine de l'énergie solaire et du micro-crédit". Sa mission consiste à "oeuvrer à la reconnaissance de l'action des régions, aux côtés des Etats centraux, comme élément clef dans la lutte contre les changements climatiques".


10/06/2009

l'état du P.S vu par S.Guillon et une citoyenne

www.dailymotion.com/video/x9jkvg_lenterrement-du-parti-so...



tout y est

et surtout qu'ils n'arrêteront jamais de se disputer le PS.

il suffit de voir ce qui se passe au PS 65
une horreur: je n'ai pu rester que 30secondes à leur meeting, le 6 juin à Tarbes: j'ai cru que je tombais dans une réunion familiale, un cercle  privé pour initiés très intelligents, enfin c'est ce qu'ils pensent tous.
j'ai fui en 4° vitesse: c'était si triste.

et puis voir Kader Arif arriver dans une énorme voiture avec Glavany, cela a été le pompon.

rien à voir avec les meetings plein d'énergie d'europe-écologie et de front de gauche où j'étais invitée par les organisateurs.

ces européennes ont été l'occasion pour moi de rencontrer et parler avec Onesta, Bové, Eva Joly, Mélenchon ( qui m'a même proposé de réparer mon appareil-photo!!).

Au PS, on ne parle jamais avec les élus: ils ne  voient plus le peuple! ils sont devenus sourds et aveugles. le résultat de ces élections le démontre amplement.

personnellemnt, ce fut une expérience très riche.

mais pour cela, il faut être ouvert aux autres, tolérant et je suis contente qu'après avoir passé 3 années difficiles au PS, je  sois encore tolérante !!!

c'est le chemin qu'il faut suivre si on veut bâtir un front républicain pour battre Sarkozy en 2012:  parler et travailler avec les autres partis politiques.

 

13/05/2009

Jean-Marc Jancovici : « On vit à crédit écologique »

 

Dans « C'est maintenant ! Trois ans pour sauver le monde » [1], Jean-Marc Jancovici nous force à voir une vérité qui dérange : notre économie vit comme si l'énergie était infinie et bon marché. Continuer à l'ignorer, c'est aller au-devant d'un chaos certain. Entretien.

 

10:55 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jancovici, écologie

02/12/2008

Les Vingt-Sept s'accordent sur la réduction de la pollution automobile

Les Européens ont mis fin, lundi 1er décembre, à plusieurs mois de tractations entre défenseurs de l'environnement et constructeurs automobiles, en s'accordant sur l'obligation pour les constructeurs de réduire les émissions de CO2 de leurs voitures neuves à partir de 2012, avec des pénalités pour les contrevenants.

Selon les termes du compromis trouvé entre les Etats membres de l'UE, le Parlement européen et la Commission, les constructeurs automobiles européens devront réduire de 18 % les émissions de CO2 des véhicules neufs d'ici à 2015, soit des émissions de dioxyde de carbone ramenées à 130 grammes par kilomètre. Le texte prévoit une réduction par étapes à partir de 2012. A l'origine, la Commission proposait que cette réduction de 18 % soit atteinte dès 2012, ce qui avait été très contesté par le secteur et par certains pays, l'Allemagne en tête.

Des pénalités progressives sont prévues en cas de dépassement. L'accord doit encore être adopté formellement, et soumis aux eurodéputés, mais toute modification est désormais improbable.



une goutte d'eau qui ne changera pas grand chose.

04/02/2008

Peut-on se passer des OGM ?

Le projet de loi sur les OGM, première traduction législative du Grenelle de l’environnement sera débattu au Sénat à partir de demain, après plusieurs semaines de polémique politique et scientifique.

Décryptage avec le chercheur en génétique moléculaire Christian Vélot, critique envers les OGM agricoles.

Pourquoi les scientifiques sont-ils si divisés ?

Que la communauté scientifique soit divisée n’est pas propre aux OGM. Pour lever les controverses, en général, on fait des expériences. Mais avec les OGM, on est dans une situation de carence d’évaluation. Quand on parle d’un maïs pesticide, qui produit un insecticide, la moindre des choses serait qu’il soit évalué comme un pesticide. Or ces plants sont sans doute mieux évalués que les autres plantes, mais ils sont évalués bien en deçà des pesticides. On ne dit pas que les études prouvent que cet OGM est toxique, on dit qu’elles sont suffisamment inquiétantes pour au moins demander à ce que des tests soient refaits par un laboratoire indépendant.

Vous doutez de cette indépendance ?

Les études sont faites par des laboratoires choisis par la firme semencière, au prétexte du secret industriel. Et chaque fois qu’on a voulu avoir accès aux données brutes, ça a été au prix de batailles juridiques et administratives monstrueuses.

Une pétition lancée par des chercheurs contre le moratoire sur le maïs OGM a reçu plus de 1 000 soutiens…

Ces chercheurs se réfugient derrière la prétendue neutralité de la science pour donner plus de poids à leurs arguments. Le principal problème, ce n’est pas tant les lobbys financier ou semencier, c’est le lobby scientiste. Ils restent persuadés que la science va répondre à tout.

(…)

Les OGM permettraient d’utiliser moins de pesticides…

On nous ment en nous faisant croire que les OGM sont la solution aux pesticides. Effectivement, l’agriculteur n’a plus à pulvériser l’insecticide, mais ce pesticide est toujours dans l’environnement puisque le maïs le fabrique en permanence.

Ont-ils vraiment un impact sur la santé ?

Je ne peux pas répondre à cette question. Au regard des données brutes que l’on a pu obtenir à partir de tests sur des animaux, on voit des perturbations des paramètres hépatiques et rénaux. On dit donc : «Soyons prudents, prenons le temps.» Le problème, c’est que le temps de l’évaluation scientifique n’est pas compatible avec l’urgence du brevet et des profits.

(…)

.Mais les OGM ne sont-ils pas une solution aux crises alimentaires mondiales ?

Le problème de la faim dans le monde n’est pas scientifique et technologique mais politique. Sinon, il faudrait qu’on m’explique pourquoi, alors qu’on produit deux fois plus que les besoins, il y a des gens qui meurent de faim. On veut nous faire croire qu’on va résoudre la faim dans le monde avec des OGM dont le seul but pour les firmes semencières est de mettre des brevets sur des plantes et d’avoir la mainmise sur l’alimentation mondiale.

(…)

l’interview complète ici :

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/307837....

28/11/2007

Marianne d'Or de l'Environnement : François Rebsamen, Maire de Dijon"

 
PARIS, 26 nov 2007 (AFP) - Les 25 lauréats d'une promotion "Grenelle de l'environnement" du concours des Marianne d'Or, distingués pour leurs initiatives en faveur du développement durable, seront récompensés mercredi au cours d'une cérémonie dans les salons du palais du Luxembourg.
Le palmarès de cette promotion comporte les noms des maires de Dijon, François Rebsamen (PS), de Dunkerque, Michel Delebarre (PS),.

Parmi les réalisations récompensées, on relève également les stations de désalinisation de l'eau de mer de Bora-Bora, l'installation de toilettes sèches sur le Mont-Blanc par la ville de Saint-Gervais, ou encore la pose de 2.600 m2 de panneaux photovoltaïques sur la toiture du stade Geoffroy Guichard à Saint-Etienne.
Plus de 600 collectivités ont répondu à l'appel à candidature pour ce concours des "Marianne d'Or de l'environnement", organisé sous le haut patronage du président du Sénat, Christian Poncelet, à l'occasion du "Grenelle de l'environnement".

 

11:57 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : écologie, rebsamen, dijon

14/08/2007

le point sur les centrales nucléaires


«Les centrales nucléaires sont des sites à haut risque»
Bernard Laponche, expert en énergie, analyse l’utilisation mondiale de l’atome.
Consultant en politiques de l’énergie, Bernard Laponche est un des rares experts indépendants du nucléaire en France.
Le nucléaire est-il vraiment une énergie «verte» ? 
C’est une excellente publicité faite au nucléaire, mais elle ne résiste pas à l’examen. Il est vrai que, par kWh (kilowattheure) produit, le nucléaire émet très peu de gaz à effet de serre. Pas zéro, car les usines et le transport du combustible, ainsi que la construction et le démantèlement des centrales produisent du CO2. Cela représenterait 6 à 30 grammes de CO2 équivalent par kWh, ce qui est faible, mais supérieur aux émissions de l’éolien. Une centrale à charbon classique émet, elle, 400 grammes de CO2 équivalent par kWh, contre 200 pour une centrale à gaz à cycle combiné. Il suffirait donc de remplacer des centrales à charbon par des centrales à gaz pour diviser par deux les émissions de CO2. En France, si on fournissait aux consommateurs la même quantité d’électricité que celle provenant des centrales nucléaires avec des centrales à gaz à cycle combiné, on n’augmenterait que de 18 % les émissions de CO2, et de 12 % les gaz à effet de serre : ce n’est pas rien, mais cela montre que la solution du problème global est ailleurs. Par ailleurs, le nucléaire n’est utilisé que pour produire de l’électricité. Le secteur le plus vulnérable en termes de sécurité d’approvisionnement, et le plus inquiétant pour l’environnement, est celui des transports, qui dépend à 90 % des produits pétroliers. De toute façon, si on prend le critère de l’effet de serre, la première parade, ce sont les économies d’énergie. Un pays comme l’Allemagne ne s’y trompe pas : la décision de «sortie du nucléaire» y est un aiguillon puissant pour les pouvoirs publics, les collectivités locales et les industriels. L’aveuglement français sur la monoculture nucléaire risque en revanche de pénaliser le développement de nouvelles sources et techniques favorables à l’environnement, à la sécurité énergétique et au développement régional et local. Enfin, même si le nucléaire est bien placé côté CO2, il l’est très mal côté accidents, déchets, et prolifération. Il se compare très défavorablement aux renouvelables avec lesquelles il y a peu de risque d’accident !
L’énergie fournie par les renouvelables est marginale par rapport à celle du nucléaire… 
Détrompez-vous ! Les renouvelables représentent en 2004, d’après les données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), 12,8 % de la consommation mondiale d’énergie primaire, contre 6,5 % pour le nucléaire. En ce qui concerne la production d’électricité, la proportion est de 18,2 % pour les renouvelables et 15,7 % pour le nucléaire. Raisonnons en énergie finale, celle livrée aux consommateurs : en France - qui a de loin la plus forte proportion de nucléaire (78 % de la production d’électricité) - la part de l’électricité est de 22 % de la consommation finale, et la contribution du nucléaire est de 17 % de la consommation finale d’énergie. Quant aux nouvelles centrales électriques installées, en moyenne annuelle sur 2000-2004, le nucléaire représente 3 %, l’éolien 5 %, l’hydraulique 10 %, le pétrole 5 %, le charbon 25 %, et le gaz naturel 50 %.
Il y a malgré tout une tentation, dans le monde, de retour au nucléaire… 
Tant que les techniques proposées ne répondront pas à ces trois dangers que sont les accidents, les déchets et la prolifération - dangers soulignés par l’AIE -, les commandes ne décolleront pas. La Chine dit qu’elle veut construire 40 centrales nucléaires sur vingt ans, mais elle veut aussi construire 700 centrales à charbon ! Si relance du nucléaire il y a, ce ne sera sûrement pas avec la même famille de réacteurs que celle d’aujourd’hui. En France, l’EPR, ce n’est pas la troisième génération mais le dernier «modèle» de la génération actuelle, la deuxième, dont la technologie date des années 60, avec les trois dangers déjà cités. Quant à la «quatrième génération», il semble que ce qu’on nous prépare en France, c’est un surgénérateur au plutonium et au sodium - l’un et l’autre dangereux - de type Superphénix… arrêté par la France en 1998. Pas une solution viable.
Où en sommes-nous du problème des déchets ? 
Pour résumer, les puissances nucléaires se retrouvent avec, sur les bras, des combustibles irradiés non retraités stockés (dans des piscines ou stockages à sec), et/ou des déchets «vitrifiés», sans parler des nombreux déchets de plus faible activité mais de plus gros volume, dont les moins dangereux sont stockés en surface. Qu’est-ce qu’on en fait ? Le plus raisonnable serait de les stocker de façon réversible en subsurface (hangars accessibles à profondeur moyenne, sous une colline par exemple). La solution préconisée en France, c’est le stockage géologique profond étudié au laboratoire de Bure [dans la Meuse, ndlr]. Mais les opposants disent qu’on ne peut pas mettre ça dans la croûte terrestre, car on ne sait pas comment ça va évoluer dans trois cents ou mille ans ! Une question éthique majeure.
Et la prolifération ? 
Il y a deux risques : étatique, et terroriste. Tout pays qui possède la technologie nucléaire dite civile peut fabriquer une bombe. Si vous pouvez faire de l’enrichissement d’uranium ou extraire le plutonium de combustibles irradiés, c’est bon. Quant aux risques terroristes, si vous vous procurez des combustibles irradiés ou des matières radioactives, il suffit de les mélanger avec des explosifs classiques pour faire une bombe sale.
Le nucléaire n’est donc pas une énergie d’avenir… 
Personne ne se rend compte de l’espèce de bazar que cela représente, alors que cette énergie est marginale dans le monde. Et, quand vous arrêtez une installation nucléaire, c’est là que les ennuis commencent ! Toutes ces centrales sont des sites à haut risque qu’il faut démanteler. Superphénix, dix ans après, ça continue encore, et probablement pour longtemps ! Et on aura en France 58 centrales à démanteler ! La production d’électricité doit être quelque chose de simple, robuste, et surtout pas hyperdangereux.

Libération ( 11/08/07)