17.05.2009

José Bové en meeting à Tarbes le 12/05/09

Devant  une centaine de personnes ou même plus, José Bové a expliqué l'apport de l'union européenne dans le combat écologique et humaniste.

Il était accompagné de Catherine Grèze et de Alain Ciekanski.

http://www.midi-pyrenees.lesverts.fr/newsletters/Page-Can...

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Il a rappelé par exemple qu'actuellement 24 pays respectent un moratoire sur les O.G.M et que seul l'Espagne les cultive encore mais il a insisté pour que nous restions vigilants face à la puissance des multinationales prêtes à tout pour arriver à leur fin.On ne sait jamais par où elles vont pouvoir revenir.

Des militants de plusieurs partis de gauche étaient présents (socialistes, front de gauche etc..) pour s'informer ou pour apporter la contradiction lors des questions, en particulier sur sa présence à côté de personnes ayant défendu le oui en 2005: José a répondu que cela ne le gêne pas dans la mesure où ce ne sont pas des libéraux.

Par contre, j'ai été surprise de ne pas voir les incontournables d'attac ou du collectif anti-ogm.

il est vrai qu'avait lieu à la même heure une réunion du collectif-enseignants où ils devaient se trouver en tant  qu'enseignants cette fois-ci...

Beaucoup de nouvelles têtes dans l'assemblée ainsi que heureuse surprise, des jeunes.

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15 jours auparavant, G.Onesta avait tenu un meeting devant seulement 30 personnes alors qu'il est vice-président du Parlement Européen depuis juillet 2009. Il est moins connu que Bové mais peut-être aussi que l'information pour ce meeting  n'a pas été assez alléchante??

C'est quelqu'un d'extraordinaire qui a fait beaucoup au parlement et qui arrête car il est fatigué alors qu'il n'a que 49 ans mais il a travaillé sans compter ce qui n'est pas le cas de tous les députés européens....Il a d'ailleurs rappelé qu'il avait manqué 1 voix pour que soit voté l'étiquetage O.G.M sur l'alimentation.

Personnellement, je regrette de ne l'avoir pas connu plus tôt mais en France, on ne s'intéresse pas aux députés européens.

lire ici son travail parlementaire, assez impressionnant.

http://www.onesta.net/portrait.htm

un journaliste a enregistré leur discours, j'espère pouvoir les récupérer...un jour.

je viens de l'avoir au téléphone, cela devrait passer cette semaine sur radio-pais

http://www.radio-pais.com/v2/index.php

 

un autre compte-rendu plus percutant sur le site des verts65

http://lesverts65.over-blog.com/

13.05.2009

Jean-Marc Jancovici : « On vit à crédit écologique »

 

Dans « C'est maintenant ! Trois ans pour sauver le monde » [1], Jean-Marc Jancovici nous force à voir une vérité qui dérange : notre économie vit comme si l'énergie était infinie et bon marché. Continuer à l'ignorer, c'est aller au-devant d'un chaos certain. Entretien.

 

15.12.2008

Déchets ménagers : la responsabilité des élus

Les Verts des Hautes-Pyrénées

BP 842

65 008 Tarbes cedex

courriel : lesverts65@orange.fr

tél : 06 07 79 92 56

blog : http://lesverts65.over-blog.com

 

Les Verts-65 regrettent que la voix de leurs élus n'ait pas été écoutée par les élus majoritaires. Cela fait 10 ans qu'Arlette DUBALEN alertait ses collègues sur la nécessité de choisir un site de stockage des déchets ultimes. En vain.

Aujourd'hui, la présidente du Conseil Général s'avise que « nous sommes pris de vitesse par le tonnage des déchets que l'on stocke ». Et, encore une fois, une solution doit être improvisée dans l'urgence. Alors que les résistances politiques et partisanes - au regroupement des syndicats mixtes, intercommunaux, voire de communes en un seul syndicat départemental pour le traitement des déchets – ont alimenté le retard.

Or le choix d'un site ne peut s'arrêter au seul critère de son acceptation politique par les élus locaux. C'est ce qui explique d'ailleurs les déboires de Poueyferré et de Bénac, dont les caractéristiques géologiques et hydrologiques ne conviennent pas à ce type d'implantation. En choisissant des sites non conformes, on ne fait qu'alimenter la méfiance à l'encontre de ce type d'installation et décourager les candidatures éventuelles.

Un cahier des charges strict et transparent permettrait d'aborder ce dossier publiquement et sous un autre jour.

Par ailleurs, la proposition du maire d'Odos de délocaliser nos déchets pour les incinérer ailleurs est indécente. Elle a pour conséquence d’allonger les transports, de polluer les autres...et d'encourager à l’augmentation de nos déchets pour alimenter l'incinérateur !

Alors qu'une partie majeure de la solution durable est dans la réduction des déchets à la source (notamment en remplaçant la taxe forfaitaire par une redevance au volume de déchets produit ) et dans le renforcement du tri sélectif en séparant « déchets verts » (fermentescibles) recyclables et déchets inertes qui seraient seuls stockés.

02.12.2008

Les Vingt-Sept s'accordent sur la réduction de la pollution automobile

Les Européens ont mis fin, lundi 1er décembre, à plusieurs mois de tractations entre défenseurs de l'environnement et constructeurs automobiles, en s'accordant sur l'obligation pour les constructeurs de réduire les émissions de CO2 de leurs voitures neuves à partir de 2012, avec des pénalités pour les contrevenants.

Selon les termes du compromis trouvé entre les Etats membres de l'UE, le Parlement européen et la Commission, les constructeurs automobiles européens devront réduire de 18 % les émissions de CO2 des véhicules neufs d'ici à 2015, soit des émissions de dioxyde de carbone ramenées à 130 grammes par kilomètre. Le texte prévoit une réduction par étapes à partir de 2012. A l'origine, la Commission proposait que cette réduction de 18 % soit atteinte dès 2012, ce qui avait été très contesté par le secteur et par certains pays, l'Allemagne en tête.

Des pénalités progressives sont prévues en cas de dépassement. L'accord doit encore être adopté formellement, et soumis aux eurodéputés, mais toute modification est désormais improbable.



une goutte d'eau qui ne changera pas grand chose.

12.11.2008

Le glaciologue français Claude Lorius est "très pessimiste"

é en 1932 à Besançon, père de la glaciologie moderne, Claude Lorius doit recevoir, mercredi 12 novembre, à Tokyo, le prix Blue Planet, l'une des plus prestigieuses récompenses internationales dans le domaine de l'environnement. En 1987, avec Jean Jouzel et Dominique Raynaud, il a été le premier à exploiter la présence de CO2 dans les carottes de glaces polaires pour établir un lien expérimental entre changements climatiques et concentrations des gaz à effet de serre.


Un peu plus de vingt ans après vos travaux publiés en 1987 dans la revue Nature, tout le monde se pose la question : est-ce réversible ?

Honnêtement, je suis très pessimiste... Sur les CFC (chlorofluorocarbures), on voit bien que l'arrêt de leur utilisation a permis de réduire le trou dans la couche d'ozone, mais en ce qui concerne la crise climatique, on sait que même si on stabilisait aujourd'hui les émissions de CO2, ce gaz à effet de serre ne disparaîtrait pas pour autant. Il est là pour un moment...

Il est difficile de dire si on a dépassé les limites, mais il est évident qu'on va subir un réchauffement : on prévoit d'ici la fin du siècle un bond climatique qui pourrait être équivalent à celui que la planète a franchi en dix mille ans pour passer de l'âge glaciaire à l'holocène ! Et je ne vois pas que l'homme ait actuellement les moyens d'inverser la tendance.

Poussant jusqu'au bout la logique d'un dérèglement du climat, certains évoquent aujourd'hui le retour d'une ère glaciaire. Est-ce envisageable ?

Dans un certain nombre de milliers d'années... Aujourd'hui, c'est totalement hors de propos ! Les périodes de réchauffement et de glaciation montrent des cycles de 100 000 ans, dus à la trajectoire de la Terre autour du Soleil en suivant une ellipse qui s'altère très légèrement, mais suffisamment pour modifier le climat sur ces très longs termes. Ce qui est nouveau, et que nous avons montré avec l'analyse des bulles d'air emprisonnées dans la glace, c'est que désormais l'homme, en multipliant les gaz à effet de serre, a accéléré un cycle de réchauffement sur un très court terme.

Rapide, irréversible... Cela ressemble tout de même à un scénario catastrophe.

Je ne crois pas que l'homme va disparaître. Les paysages vont changer, les glaciers vont fondre : la liste des impacts est impressionnante parce que, sur cette question, tout est interdépendant... Ainsi, si le permafrost - ce couvercle de glace qui recouvre les sols arctiques - fond, il va libérer du méthane qui, en retour, va accentuer l'effet de serre et aider ainsi à la fonte des glaces. Et plus la surface de celles-ci diminue, plus leur pouvoir réfléchissant disparaît, amplifiant encore le réchauffement...

C'est sûr, nous aurons des catastrophes, des cataclysmes, des guerres. Les inondations, les sécheresses, les famines s'amplifieront, mais l'homme sera toujours là. Ce que nous devons comprendre, c'est que nous entrons dans une nouvelle ère, l'anthropocène, où pour la première fois dans l'histoire de la Terre, l'homme gouverne l'environnement. Il est la première cause des menaces et modifications qui pèsent sur la planète : à lui de savoir ce qu'il veut en faire et comment il va se comporter avec elle.

Une nouvelle ère ?

L'idée n'est pas de moi, mais elle est essentielle dans la compréhension des évolutions du monde dans lequel nous vivons. C'est le Prix Nobel de chimie Paul Crutzen, qui - le premier - a associé le début de l'anthropocène à l'augmentation des concentrations en CO2 telle que l'a montrée l'analyse des glaces. Mais cet impact humain ne concerne pas seulement le climat. L'occupation des sols, l'utilisation des ressources, la gestion de nos déchets sont autant d'agressions à la planète qui relèvent de l'homme et le menacent.

Pour le réchauffement climatique, la question de l'énergie est le levier essentiel. Au XXe siècle, alors que la population était multipliée par quatre, la consommation d'énergie dont dépendent les émissions de gaz carbonique était multipliée par 40 ! Certains affirment aujourd'hui que la courbe d'augmentation de la population va se calmer. Sans doute. Mais la courbe de la consommation d'énergie, elle, n'a aucune raison de plonger !

Si l'homme est responsable, gardien de cette Terre, quels moyens a-t-il de la sauver ?

Pour le coup, ce n'est pas mon domaine de compétence... Je ne sais pas. Et c'est là que réside mon pessimisme : je ne vois pas comment on va s'en sortir. Le problème majeur est la question de l'énergie. Il faut arriver sur ce plan à une gouvernance internationale, mais ce n'est pas possible actuellement, ou en tout cas je ne vois pas comment... Regardez le Grenelle de l'environnement ! C'était un bel effort, mais au final, il n'y a pas l'argent suffisant pour mener une politique efficace à court terme... La moindre velléité de mettre une taxe sur les 4×4 rend les politiques fébriles de devenir impopulaires... et ce n'est pas en habillant Total en vert qu'on va changer quoi que ce soit.

N'existe-t-il pas de possibilité d'un nouvel ordre économique basé sur le développement durable ?

Le développement durable est une notion à laquelle je ne crois plus. On ne peut pas maîtriser le développement. Et pour être durable, il faudrait être à l'état d'équilibre, or cet équilibre n'existe pas. C'est un terme trompeur. Avant, j'étais alarmé, mais j'étais optimiste, actif, positiviste. Je pensais que les économistes, les politiques, les citoyens pouvaient changer les choses. J'étais confiant dans notre capacité à trouver une solution. Aujourd'hui, je ne le suis plus... sauf à espérer un sursaut inattendu de l'homme.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/11/un-exper...

 

26.10.2008

L'air de l'Himalaya est aussi pollué que celui des villes d'Europe

Le Toit du monde n'est plus cet îlot de pureté que l'on imagine encore souvent. Pour la première fois, une équipe de chercheurs franco-italienne a pu réaliser dans l'Himalaya des mesures à plus de 5 000 m d'altitude et constater la présence de particules de suie à des niveaux de concentration surprenants dans un espace aussi vierge.

Les relevés ont été effectués au Népal à partir de la station de surveillance atmosphérique Nepal Climate Observatory, la plus haute du monde (5 079 m). "Nous ne nous attendions pas à ces résultats : ils témoignent de niveaux de pollution comparables à ceux de villes européennes", reconnaît Paulo Laj, du laboratoire de météorologie physique de l'université de Clermont-Ferrand, qui a participé à l'étude menée avec l'université de Bologne et publiée récemment dans les "Comptes rendus de l'Académie des sciences américaine" (PNAS).

Les données atmosphériques dans cette partie du monde sont très rares. Une autre équipe - finlandaise - travaille au Népal, mais elle est jusqu'à présent restée sous la zone des 2 000 m. L'énorme logistique nécessaire à l'installation des stations d'observation est évidemment un frein.

L'étude met en évidence deux phénomènes inquiétants. Portée par les vents, la pollution des grandes métropoles d'Asie du Sud-Ouest peut parcourir des milliers de kilomètres et remonter jusqu'aux sommets élevés de l'Himalaya. Dans la zone de contact entre l'air propre issu des très hautes altitudes et les masses polluées venues des vallées, les chercheurs ont, de plus, recensé la formation de nouvelles particules de dimensions nanométriques qui amplifient la pollution. C'est, là aussi, la première fois qu'un tel phénomène est observé à cette altitude.

"Le dioxyde de carbone est considéré comme l'ennemi numéro un dans la lutte contre le changement climatique, mais le système climatique est complexe et les études montrent de plus en plus que les particules atmosphériques sont aussi des acteurs importants du réchauffement", relèvent les chercheurs.

Le danger est évidemment que cette situation accélère la fonte des glaciers himalayens. Le recul important des fronts glaciers au cours des dernières décennies est d'ores et déjà considéré comme l'une des manifestations les plus inquiétantes du réchauffement global. Avec ses 33 000 km2 de surfaces gelées, l'Himalaya est souvent désigné par les climatologues comme le "troisième pôle" après l'Arctique et l'Antarctique, même s'il n'a jusqu'à présent pas fait l'objet de la même attention.

Le Groupe international d'experts sur le changement du climat (GIEC) estime que de nombreux glaciers himalayens pourraient avoir disparu d'ici à 2035, avec des conséquences considérables pour l'ensemble de l'Asie centrale, où vit 40 % de la population mondiale.

Cela pour plusieurs raisons. La liquéfaction des masses de glace crée, en aval, des lacs - près de 500 ont été dénombrés - potentiellement dangereux pour les populations vivant sur les premiers contreforts et dans les vallées. Des débordements brutaux se sont déjà produits. Mais surtout le régime hydrologique des plus grands fleuves comme l'Indus, le Gange, l'Amou-Daria ou le Yangzi dépend étroitement du fonctionnement de cette "calotte" himalayenne.

"Dans un premier temps, l'eau libérée viendra gonfler leur débit puis, dans un second temps, l'inverse se produira, l'eau viendra à manquer et l'apport vital des glaciers, surtout pendant la saison sèche, fera défaut", explique Christian Vincent, du laboratoire de glaciologie et de géophysique de l'environnement (CNRS) de Grenoble.

Près de 1,3 milliard de personnes pourraient être confrontées à des risques accrus de pénurie d'eau, selon le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Si le Gange devenait saisonnier - ce que n'excluent pas les scientifiques -, plus de 400 millions de personnes vivant dans la plus grande zone d'agriculture irriguée de l'Inde seraient affectés. Et le PNUE ne comptabilise pas, ici, la population qui, au total, à l'échelle du pays, serait touchée par la baisse des rendements agricoles.

Quand cela se produira-t-il ? "Il est difficile de le dire. L'Himalaya est l'un des massifs montagneux les moins bien observés au monde", indique Christian Vincent. La plupart des informations disponibles sont fournies par des photos aériennes qui permettent seulement de mesurer le recul des fronts glaciers, un indicateur très insuffisant pour comprendre le fonctionnement de ces monstres froids. Le massif alpin, avec ses 2 500 km de glaciers, compte deux fois plus de postes d'observation que l'Himalaya tout entier.

Les bouleversements en cours sont lourds de menaces pour la stabilité de cette partie du monde. Les écologistes en sont convaincus. Wouter J. Veening, de l'Institut néerlandais pour la sécurité environnementale, juge urgent d'établir un réseau d'alerte.

"La vie de plus de 1 milliard de personnes est concernée ; nous devons identifier les zones les plus fragiles et évaluer les risques de conflits", affirme-t-il.

Le degré de pollution découvert au sommet de l'Himalaya lui donne un argument supplémentaire.

 

Laurence Caramel

( le monde 26/10/08)

 

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/10/25/l-air-de...

23.10.2008

Note écologique

Grenelle II : La motion B (Ecologie) note les autres motions:

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Médiatiquement réduits à la portion congrue, les animateurs du Pôle écologique ne s’en activent pas moins. Ces derniers jours, ils ont pris plusieurs initiatives. Satisfaits de voir le groupe PS voter la loi sur le Grenelle de l’environnement, les six députés que compte la motion B (Christophe Caresche, Pascal Deguilhem, Geneviève Gaillard, Jean Launay, Philippe Plisson, Philippe Tourtelier) ont déposé un amendement au projet de budget destiné à créer « une taxe carbone » dès 2009 sur les consommations d’énergie. Jeudi 23 octobre, le Pôle a aussi organisé un colloque sur le thème « Crise financière, crise sociale, crise écologique : Quelles leçons ? » à l’Assemblée.
Les écolo-socialistes ont également conçu un argumentaire dans lequel ils passent au crible le contenu « écologique » des autres motions. S’ils considèrent que la plupart de ces textes « sont en amélioration par rapport aux contributions », ils estiment que « leur contenu montre qu’il reste un écart non négligeable avec » leur propre motion. L’objectif visant à « faire de la lutte contre l’urgence sociale et écologique un élément majeur de cohérence de nos propositions et de réorientation de notre stratégie politique, (…) ne figure dans aucune autre motion » font-ils remarquer.

Extraits choisis :
Motion A (Delanoë). Le Pôle se dit « décu ». Pour ce texte « il ne s’agit non pas d’utiliser le développement durable comme levier du progrès, comme nous le proposons, mais de « construire une pensée cohérente et lisible sur la connaissance sur l’innovation (…) dans le respect des exigences du développement durable ».
Motion C (Hamon). Ce texte « ne cite ni le principe de précaution, ni la priorité de diminution des ressources non renouvelables, ni les choix opérés en matière de politique énergétique et de filière nucléaire, en dehors de la constitution d’un pôle public de l’énergie ».
Motion D (Aubry). « Rien n’est indiqué sur la nécessité d’un nouveau mode de consommation, avec des produits durables et recyclables. Sur le nucléaire, il est affirmé que « le renouvellement du parc doit se faire », « en réduisant sa part dans la production d’électricité ». Mais la question de l’EPR n’est pas traitée ».
Motion E (Collomb-Royal). « L’urgence écologique fait l’objet d’un chapitre, mais sans lien établi avec l’urgence sociale. l’impact d’un nouveau modèle de développement n’est pas abordé, par exemple sur la vie chère ».
Motion F (Utopia). « Outre la démarche générale fondée d’abord sur l’utopie plutôt que sur des propositions concrètes et réalisables, la vraie différence sur le fond avec notre motion repose sur l’absence de la priorité à l’urgence sociale, qui doit pour nous être mise sur le même plan que l’urgence écologique».

Selon Géraud Guibert, l’un des initiateurs du Pôle écologique, les interventions de la motion « passent bien dans les assemblées générales ». « Les militants, dit-il, apprécient la cohérence de notre discours et le fait que nous mettions en avant une vraie ligne ». Cet élu sarthois aborde la suite des événements, avec prudence: « si la mobilisation est forte et le taux de participation élevé, nous disposons d’une chance raisonnable d’atteindre les 6/7% ». Selon lui, les points forts du Pôle se situent en région parisienne et dans les fédérations de la façade atlantique.
Quant aux choix d’alliance qui pourraient intervenir à Reims, il est encore bien trop tôt pour l’évoquer. Mais sans doute pas pour y songer.

Jean-Michel Normand

 

 

06.10.2008

Que fait votre banque pour (ou contre) l’environnement ?

Alors que les petits gestes écologiques sont de plus en plus plébiscités, l’association de protection de l’Homme et de l’environnement « les Amis de la Terre » s’est intéressée à un domaine encore largement oublié de la prise de conscience écologique : les systèmes bancaires. Faisant écho à une première version parue en 2007, vient de paraître la deuxième édition du guide éco-citoyen analysant l’impact environnemental généré par les activités des diverses banques françaises.

Intitulé « Environnement : comment choisir ma banque ? » (1), ce mémento propose le classement de 9 banques françaises en fonction de leur positionnement plus ou moins favorable à l’environnement. Outre les 7 plus grands réseaux bancaires français, sont inclus à l’enquête le Crédit Coopératif, banque de référence de l’économie sociale, et la Nef (1), coopérative de finances solidaires. Reconnus comme les plus vertueux, ces derniers sont répertoriés dans la catégorie « impacts positifs ». Affichant un bilan plus mitigé, la Banque Postale, la Banque Populaire, la Caisse d’Epargne et le Crédit Mutuel (CIC) intègrent celle des « risques faibles à modérés ». Considérés comme mauvais élèves, le Crédit Agricole, Le Crédit Lyonnais (LCL), la Société Générale et BNP Paribas sont montrés du doigt en raison de leurs activités présentant des « risques maximum » pour l’environnement.
Plus concrètement, le rapport dresse la liste des nombreux projets internationaux controversés, bénéficiant du soutien financier de certaines banques françaises. Ainsi, BNP Paribas a octroyé en 2007 un prêt de 250 millions d’euros au projet de la centrale nucléaire bulgare de Belene. Or, selon l’association internationale, celle-ci serait bâtie sur une zone à risques sismiques avérés, terrain hautement instable pour des infrastructures de ce type. Parallèlement, la même année, la Société Générale accordait un prêt d’un milliard de dollars destiné à financer le projet pétrolier et gazier situé dans l’île de Sakhaline, à l’extrême Est de la Russie. Une installation qui pourrait remettre en question la survie des dernières baleines grises occidentales ainsi que celle de 4 espèces de saumon sauvage

Pour les Amis de la Terre, il ne s’agit pas de faire des mises en accusation gratuites. L’enjeu est d’apporter plus de transparence sur les activités développées par les réseaux bancaires français afin que tout à chacun soit en mesure d’élire sa banque dans le respect des valeurs éthiques auxquelles il adhère. Prônant la mobilité bancaire, ce manuel explique notamment comment résilier un compte et transférer son argent dans un autre établissement. Cependant, il faut savoir que, bien que les banques se soient "engagées" à ne pas réclamer de frais supplémentaires à la clôture d’un compte, la réglementation officielle stipule, quant à elle, qu’aucune contribution ne sera réclamée dans la mesure où une « modification substantielle de la convention » liant le client à sa banque a été constatée. Il revient dès lors à chacun de contacter sa banque et de délibérer des conditions de résiliation.

L’objectif évident à long terme de cette campagne est de favoriser le développement du financement solidaire et d’inciter les banques aux activités les plus néfastes à revoir leur politique environnementale sous peine de voir leurs clients déserter leurs rangs. A l’heure d’aujourd’hui, de plus en plus de consommateurs souhaitent s’engager dans une épargne responsable. L’une des possibilités qui leur sont offertes consiste à investir dans des placements solidaires, lesquels prévoient soit de réinvestir une partie de l’épargne dans des activités bienfaitrices, soit de reverser à une association choisie une partie des bénéfices annuels du produit d’épargne.
Cécile Cassier
1- En tant que coopérative de finances solidaires, la Nef utilise exclusivement les intérêts réalisés grâce à l’épargne citoyenne pour financer des projets présentant des qualités environnementales, sociales ou culturelles.

http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3...

 

24.09.2008

Le jour où l'humanité a épuisé le produit global de la Terre


LE MONDE | 24.09.08 |


ardi 23 septembre, rien n'a changé dans le quotidien des Terriens. Pas de pénurie dans les magasins d'alimentation, pas de coupure d'eau ou d'électricité inhabituelle. Pourtant, selon l'organisation non gouvernementale canadienne Global Footprint Network, le 23 septembre, un événement important a eu lieu. C'était le "Global Overshoot Day", littéralement "le jour du dépassement global". Il signifie que, entre le 1er janvier et le 23 septembre, l'humanité a consommé les ressources que la nature peut produire en un an. A partir du 24 septembre, et jusqu'à la fin de l'année, l'humanité vit en quelque sorte au-dessus de ses moyens. Pour continuer à boire, à manger, à se chauffer, à se déplacer, elle surexploite le milieu naturel et compromet sa capacité de régénération. Elle entame donc son capital.

Le "jour du dépassement", image destinée à frapper les esprits, a été inventé par les créateurs du concept d'empreinte écologique. Dans la foulée du Sommet de la Terre de Rio, en 1992, les universitaires William Rees et Mathis Wackernagel ont mis au point une méthode permettant de mesurer l'impact des activités humaines sur les écosystèmes. Il s'agit de quantifier les surfaces biologiquement productives nécessaires pour construire villes et infrastructures, pour fournir les ressources agricoles, aquatiques et forestières que nous consommons et pour absorber les déchets que nous produisons, y compris le CO2 issu de la combustion des énergies fossiles. L'unité de mesure utilisée pour calculer l'empreinte écologique d'un individu, d'une ville, ou d'un pays est l'"hectare global", dont les capacités de production et d'absorption de déchets correspondent à la moyenne mondiale.

Selon les calculs de Global Footprint Network, les besoins de l'humanité ont commencé à excéder les capacités productives de la Terre en 1986. Depuis, sous l'effet de l'augmentation de la population mondiale, la date à laquelle l'humanité a épuisé les ressources théoriquement produites en un an n'a cessé d'avancer. En 1996, notre consommation dépassait de 15 % la capacité de production du milieu naturel, et le "jour du dépassement" tombait en novembre. En 2007, c'était le 6 octobre.

 

la suite ici

www.lemonde.fr/planete/article/2008/09/24/le-jour-ou-l-hu...

 

19.03.2008

Aidez à construire une Europe sans OGM

MERCI  de signer cette pétition

 

Le 25 octobre, le Commissaire européen à l’Environnement, Stavros Dimas, s’est courageusement opposé aux grandes compagnies de l’agrobusiness – refusant d’autoriser la culture de deux variétés de maïs génétiquement modifié (le Bt11 et le 1507).

Mais les compagnies agrochimiques qui poussent ces semences génétiquement modifiées ont de puissants alliés. Il est possible que la décision sans précédent du Commissaire Dimas soit renversée à la prochaine réunion de la Commission européenne.

Une puissante protestation du public est nécessaire pour obtenir que la Commission place la santé de ses citoyens avant les intérêts économiques de deux compagnies chimiques.

Vous pouvez aider en envoyant ce message à Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports).

http://write-a-letter.greenpeace.org/332

 

 

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