04.07.2009

interview de S.Royal du 4 juillet 2009

 

PARTI SOCIALISTE. La présidente de Poitou-Charentes était en veine de confidences, hier, à Poitiers. Elle s'est dite absolument pas préoccupée par la présidentielle de 2012

Ségolène Royal et l'autre politique

« Le PS, je ne m'en occupe pas. Je l'ai souhaité mais, au bout du compte, ce n'est pas moi qui le dirige. On ne va pas mener une guérilla sans fin. Je soutiens ce qui est fait, je suis loyale. » (photo afp)
« Le PS, je ne m'en occupe pas. Je l'ai souhaité mais, au bout du compte, ce n'est pas moi qui le dirige. On ne va pas mener une guérilla sans fin. Je soutiens ce qui est fait, je suis loyale. » (photo afp)

Sereine, décontractée, Ségolène Royal s'est livrée à une discussion à bâtons rompus avec la presse régionale, hier à Poitiers.

Un échange qu'elle a instauré depuis près de six ans et qui est souvent, pour elle, l'occasion de faire passer une foule de messages.

Ce fut le cas hier, lorsqu'elle a évoqué le Parti socialiste, se gardant bien du moindre mot désagréable à l'égard de Martine Aubry. Bien au contraire, celle-ci devrait venir à l'une des universités populaires que Ségolène Royal a décidé d'organiser à Paris tous les lundis soir avec des plateaux souvent prestigieux. Ainsi, lundi prochain, sera-t-il question des pesticides et de leur influence sur la santé de l'homme, avec la participation du cinéaste Jean-Paul Jaud et du cancérologue Dominique Belpomme.

Hors des courants

« Le PS, je ne m'en occupe pas. Je l'ai souhaité mais, au bout du compte, ce n'est pas moi qui le dirige. On ne va pas mener une guérilla sans fin. Je soutiens ce qui est fait, je suis loyale. Un point, c'est tout », explique la présidente de Poitou-Charentes qui, c'est évident à l'entendre, ne supporte plus que son nom soit cité à tort et à travers dans le parti.

« Je ne veux plus que mon nom soit instrumentalisé par tel ou tel courant. Je ne suis pas dans un courant et j'ai obtenu 50 % des suffrages des militants. Toute ma vie j'ai été hostile aux courants. Ils ont toujours fait beaucoup de mal au PS, ils détruisent les relations humaines », s'emporte-t-elle, avant de préciser que Désirs d'avenir, ce que d'aucuns ont toujours considéré comme le... courant Royal, était sur le point d'être transformé en « laboratoire d'idées », ses principaux responsables constituant autour d'elle un conseil politique. « Des gens avec qui je discute dès que besoin. »

Pas de courant, mais alors sur quoi s'appuyer pour une éventuelle candidature à la présidentielle de 2012 ? La question est posée, la réponse tombe, cinglante : « Parler d'une telle candidature, c'est dérisoire quand vous voyez la cohorte de plans sociaux, les usines qui ferment, les machines qui flambent. J'avais Estrosi au téléphone voilà quelques minutes pour lui faire prendre conscience de la gravité de la situation dans une usine de sous-traitant automobile de la région de Châtellerault. À côté de cela, 2012, c'est vraiment dérisoire. Je n'y pense absolument pas, ne serait-ce que par hygiène personnelle. Ah non, au secours, ne nous abîmons pas là- dedans ! Et puis, dois-je rappeler que j'ai beaucoup donné ? »

Premier objectif : la Région

Un mot pour regretter que « la droite s'empare de tout » - « vous avez vu qu'ils veulent lancer des jurys citoyens, et je ne parle pas de démocratie participative ! » - et elle avoue que son premier objectif, c'est Poitou-Charentes. « Je veux faire bien ce pourquoi je suis mandatée. Ma passion, c'est la politique, et je suis profondément heureuse de tout faire pour sauver Heuliez. Ma force de frappe, ma notoriété, je l'apporte à Poitou-Charentes, ne serait-ce qu'à chaque fois que j'interviens à la télé. On me disait qu'en quittant l'Assemblée, je n'allais plus exister, qu'un président de Région, ce n'est pas très prestigieux dans la galaxie politique. Or, une région, c'est un territoire vaste où l'on ne peut demeurer encroûté, où il faut être imaginatif. La politique et les projets vont de pair. » Serait-elle déjà en train de dresser un bilan en vue des prochaines régionales ? « C'est quand, les élections ? » lance-t-elle, sérieuse, avant d'indiquer qu'elle lancerait sa campagne « le plus tard possible ». « Pour l'instant, nous sommes au travail. Après les soubresauts que l'on sait, il y a une très bonne ambiance dans la majorité. »

Voyage à Dakar

Et aussitôt l'ancienne candidate à la présidence de la République de repartir dans le concret, « dans le besoin d'articulation très forte entre le local et le global », dans sa politique de croissance verte citée en exemple bien au-delà de l'Hexagone.

De se réjouir de son prochain voyage à Dakar pour la conférence des ministres africains de l'environnement. « On sera bientôt copiés une fois encore, puisque la Région a établi avec le Sénégal une coopération décentralisée prévoyant la mise en place de bourses tremplins, d'aides à l'élevage caprin », sourit la présidente de Poitou-Charentes qui, elle le jure, ne songe à rien d'autre qu'à quatre départements français...

Une sévère polémique avec le préfet de Région

Il y a fort à parier que lundi prochain, à l'occasion de la commission permanente du Conseil régional de Poitou-Charentes, l'ambiance soit pour le moins tendue. Ce jour-là, Bernard Tomasini, le préfet de Région, est attendu pour évoquer quatre dossiers importants (dont les routes et la LGV SEA), exercice qu'il devait effectuer lors de la session du 22 juin dernier. Mais, au dernier moment, le rendez-vous avait été annulé par le cabinet de la présidente au motif d'un ordre du jour trop chargé. Le représentant de l'État en a alors pris violemment ombrage, adressant tous azimuts un communiqué très sec et faisant parvenir des missives aux conseillers régionaux ainsi que le discours qu'il avait préparé. Henri de Richemont, leader de l'opposition UMP, est monté au créneau, déclenchant une vive polémique autour d'un préfet présenté comme proche du parti sarkozyste.

À l'évocation de cet épisode, Ségolène Royal a laissé paraître une colère intacte, hier, qualifiant le préfet de « pas poli, vulgaire et grossier personnage ». Ambiance...

Colère également lorsqu'il s'est agi d'entrer dans le détail des lourds dossiers socio-économiques de la région. « Dans tous ces plans sociaux, on ne voit aucun préfet ou sous-préfet, ni d'élu de droite. C'est courage, fuyons », raille la présidente, pointant du doigt, à propos d'Heuliez - « sans nous, ce serait fini ! » -, l'absence de politique industrielle liée à la voiture électrique, l'absence du plus petit progrès dans le dialogue social. « Les ouvriers sont jetés », constate-t-elle en faisant référence au fabricant de lingerie Aubade qui veut fermer son usine de la Vienne. « Ils préfèrent tout fabriquer en Tunisie, mais ils ont 20 % de retours au niveau des malfaçons. À ce tarif-là, je ne suis pas sûre que délocaliser soit rentable... », glisse Mme Royal, qui soutient l'idée des salariées, lesquelles envisagent de produire de la lingerie pour les grandes tailles.

Auteur : Patrick Guilloton

 

http://www.sudouest.com/accueil/actualite/article/640069/mil/4774027.html


 

30.04.2009

Mise au point de S.Royal


1. Quand les auteurs des titres du Figaro mentent. Ce matin, Le Figaro, à la Une, dit ceci, ce qui est scandaleux : « Ségolène Royal en rajoute : " On a parfois honte d’être français ". » Alors que la phrase exacte dite sur France 2 hier soir, c’est : « On a parfois honte d’être représentés par Nicolas Sarkozy (contrairement à ses prédécesseurs, qu’ils soient de droite ou de gauche). » Mais mieux vaut vite préciser les choses pour éviter un titre de repise par l’AFP et par l’UMP, bien orchestrés.

2. Les scoops que le directeur de l’AFP ne vous dira pas. Le communiqué de l’UMP sur le jugement concernant les anciennes attachées parlementaires (aujourd’hui passées à l’UMP) sort hier… un quart d’heure après la dépêche AFP qui reprend une information qui date de 12 jours. La décision concernant les deux assistantes parlementaires date d’il y a dix ans et tous les salaires ont été payés à cette époque.

3. Pour faire taire Ségolène, on la traite de folle et on caricature ses propos. François Mitterrand avait subi le même sort. Le premier qui dit la vérité doit être exécuté.

4. La bataille politique menée contre Ségolène et son équipe consiste à la réduire à des prises de parole soi-disant improvisées pour faire oublier qu’elle a dit juste pendant la campagne présidentielle sur la vraie nature du sarkozysme, ce que les Français constatent désormais tous les jours en en subissant les conséquences.

5. Le travail de fond continue plus que jamais et vous êtes cordialement conviés à y participer par votre présence ou votre suivi sur Internet.

( 21/04/09)

27.04.2009

un sondage bon pour le moral

Selon un sondage Viavoice à paraître lundi dans Libération, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy recule de trois points en avril, passant de 43 à 40% de Français satisfaits. Interrogés sur le "meilleur opposant" au président de la République, les sondés citent en premier Ségolène Royal (29%), puis Olivier Besancenot (26%) et François Bayrou (21%). Enfin, sur la question des alliances, 52% des personnes interrogées ne souhaitent pas que le PS et le MoDem dirigent la France ensemble (contre 41% qui le souhaitent). En revanche, les sondés se déclarant proches du PS sont pour à 65% et ceux du parti centriste à 64%.

 

nous attendons les nouvelles dans libération pour compléter cet article

bonne journée!

22.01.2009

Rectification de SR qui veut s'inspirer de Barack Obama et non le contraire

Chères amies, chers amis,

Je viens de prendre connaissance des commentaires moqueurs sur les radios, ce matin, au sujet d’une de mes déclarations sur la campagne de Barack Obama, que j’aurais « inspirée ».

Je comprends que cette phrase ait pu surprendre ceux qui, à distance, n’avaient ni le son ni l’image : « Son ego est devenu totalement démesuré ! », se sont-il dit…

Alors, quelques précisions pour les rassurer.
Après une conférence de presse centrée sur le moment historique que nous vivions, moment auquel je participe au milieu du peuple américain, en toute humilité et sans protocole, c’est à une question amicalement provocatrice d’un des journalistes que j’ai répondu de façon humoristique ! Intention bien comprise par l'AFP, comme on peut le voir sur la vidéo de l'interview et comme en atteste la dépêche*.

Sur la campagne et l'utilisation d'Internet, c'est sans doute nous qui aurons à nous inspirer de Barack Obama, et peut-être même, ici ou là, à le « copier ».

La force de l’événement vécu ici et dans le monde m’a impressionnée… mais pas au point de perdre la lucidité !

Il y a bien d’autres événements majeurs à vivre… Comme, par exemple, cette interview très symbolique de Colin Powell sur CNN et je voudrais vous en dire quelques mots. Car elle est révélatrice du nouveau climat politique américain.

Dans cette interview, Colin Powell, ancien chef d’état-major interarmées et ancien secrétaire d’Etat de George W. Bush, a répondu sans détour sur la question de la perte de leadership moral des Etats-Unis, conséquence de la politique étrangère menée après 2001 (souvent contre l’avis de Colin Powell lui-même).

Il a reconnu dans une interview très forte, et avec beaucoup de calme que nombre de décisions de l’administration Bush avaient miné la position des Etats-Unis et décrédibilisé leur parole et leur influence dans le monde : l’invasion de l’Irak, les entraves aux droits de l’Homme à Guantanamo ou Abou Ghraib, les enlèvements secrets de personnes suspectées de terrorisme, leur internement secret et leurs tortures dans des prisons hors du territoire américain.

Il a salué la phrase du nouveau président Barack Obama selon laquelle « la sécurité de la nation ne pouvait pas être assurée aux dépends des libertés. »

Il a beaucoup insisté sur l’influence positive du trajet personnel de Barack Obama sur la jeunesse noire en particulier.

Dans un troisième temps, il a salué l’invitation lancée à John McCain de dîner avec les Obama la veille de l’investiture. Il a salué l’élégance du geste et de la réponse du challenger battu.

Colin Powell y a vu le signe de ce bipartisme dont l’Amérique et son président auront tant besoin pour vaincre la crise, intérieure et extérieure. D’ailleurs, les décisions que Barack Obama a prises dès aujourd’hui en sont le signe. D’une part, l’arrêt immédiat des interrogatoires musclés à Guantanamo. D’autre part, il a réuni les chefs d’état-major pour parler de l’Irak et de l’Afghanistan. Enfin, il a réuni ses conseils économiques pour continuer la mise au point, par le dialogue avec le Congrès, du plan de lutte contre la crise économique et financière.

J’observe que la crise est venue des Etats-Unis et de leur système de surendettement des ménages destiné à compenser les bas salaires.

Espérons que ce changement de politique américaine permettra l’émergence d’une gouvernance mondiale avec des règles où la finance sera au service de l’économie et l’économie au service de l’humain.

Cordialement,



Ségolène Royal

19.01.2009

Ségolène Royal à Washington DC

Bon ce n’est pas vraiment un scoop puisqu’elle fait partie des rares politiques francais a avoir decide de se rendre a l’ investiture. Le vrai scoop c’est que nous l’avons croise aujourd’hui parmi la foule massee devant le Lincoln memorial. Plutot anonyme dans la foule, de nombreuses personnes s’arretaient pourtant pour lui serrer la main : une famille de gabonais, une americaine francophile… Elle nous a saluee tres chaleureusement.

blog-sego

Une equipe de TF1 la suivait. L’occasion pour moi de recroiser Pierre Grange un journaliste que j’avais rencontre lorsque je travaillais pour le president de l”universite de Nantes. Il est maintenant correspondant a Washington DC. A propos de mes ex-collegues, j’avais egalement croise toute l’equipe de France info a l’aeroport de washington dulles. Nous avons fait le pied de grue ensemble a la douane. Le temps pour moi de faire la connaissance de Gregory Philipps, un des journalistes de l’equipe avec qui nous avons une amie commune (speciale dedicace a Florence). Aujourd’hui, il a passe la journee a Atlanta. Autre point qui m’a marque : ce soir j’ai passe la soiree devant CNN et Fox news et j’ai ete frappe par l insistance avec laquelle les deux chaines communiquaient sur leurs comptes twitter (Don Lemon par exemple dont je parlais dans une note precedente en a un) et facebook pour inciter les telespectateurs a interagir avec le contenu et a reste connecte. A quand un Pujadas ou une Guylaine Chenu avec un compte twitter en France ?

 

Source : mille-watts.com

17.01.2009

Investiture de Barack Obama à Washington

Chères amies, chers amis,

Je pars aujourd'hui à Washington, où je resterai jusqu'au 21 janvier.
Je me rends dans la capitale américaine, entre autres pour assister à l'investiture de Barack Obama.

L'Inaugural Address d'un président des États-Unis, plus encore que le discours délivré à l'annonce de sa victoire, est le moment où il définit la signification de son élection. Mesurer la portée de cet évènement est essentiel à qui veut comprendre les Etats-Unis d’aujourd’hui, la situation mondiale et, comme en miroir, notre rôle, à nous Français et Européens.

Il ne suffit pas de dire que, par la couleur de sa peau, Barack Obama symbolise la réconciliation « raciale. » Il s'agit plutôt de comprendre pourquoi la réconciliation des États-Unis avec eux-mêmes a toujours dû passer par la réconciliation entre les différentes communautés, depuis le « péché originel » de l’esclavage.

Cette réconciliation est déjà en marche. Par un recours constant à la démocratie participative, Barack Obama est parvenu à toucher tous les Américains, par delà leurs appartenances raciales, sociales ou religieuses. Il a ainsi contribué à vivifier une démocratie américaine pervertie par la collusion entre intérêts économiques et politiques que l’administration Bush entretenait sciemment.

Cette réconciliation a aussi des prolongements politiques et économiques, déterminants dans le contexte actuel de crise. Barack Obama a redonné au pouvoir politique une légitimité qui, de Reagan à Bush, lui avait été trop souvent déniée. Il pourra ainsi s'appuyer sur l'État central pour relancer et réguler l'économie américaine. Certes, il y a du Lincoln et du Martin Luther King dans Obama, mais encore du Franklin Roosevelt.

Sur le plan international, son élection a levé un verrou et, dans une certaine mesure, élargi l’univers des possibles. Elle rend enfin envisageable l’idée d’une réconciliation des Etats-Unis avec le monde et ouvre ainsi la voie à une résolution commune des grands défis de notre temps. Crise économique et sociale planétaire, crise environnementale qui menace la survie même du genre humain, crise énergétique, crise des matières premières, crise alimentaire, crise militaire au Moyen-Orient : rarement plus qu'en ce début de 21e siècle, l'humanité n'a pris conscience d'habiter le même monde, et rarement la nécessité de son unification ne s'est faite sentir avec autant d'urgence.

Comme je l’écris dans Si la gauche veut des idées, la « mondialisation » est contradictoire : entre une interdépendance économique et financière d’un côté et une intégration politique inexistante de l’autre. La question de ce siècle est donc celle de la cohérence à inventer entre mondialisation économique et nécessaire mondialisation politique. Pour la France et l'Europe, la question se décline : quelle serait leur place dans cette mondialisation politique ? Une chose est certaine : les Etats-Unis ne pourront agir seuls.

Pour l'Europe, je tire une recommandation : engager une nouvelle étape de notre intégration, pour qu'un jour nous puissions parler au reste du monde d'une seule voix, plutôt que de dialoguer de manière dispersée avec des partenaires différents, comme nous le faisons encore trop fréquemment.

Pour la France, j'en tire deux perspectives. D’une part, reprendre l'initiative de l'intégration européenne. D’autre part, diversifier nos amitiés. Nous devons ouvrir un dialogue constructif avec l'Amérique du Sud, l'Afrique, l'Inde, la Chine, le Moyen-Orient. En me rendant au Chili, au Proche-Orient et en Chine pendant la campagne présidentielle, en me rendant depuis en Argentine, en Inde et au Maroc, j'ai tenté, à ma mesure, de montrer cette préoccupation.



L’investiture de Barack Obama sera l’occasion, pour moi, de me rendre dans les différents lieux de Washington symboliques de l’histoire politique américaine. Je serai accompagnée par M. Christian Monjou, spécialiste de l’histoire des Etats-Unis et des relations franco-américaines.
Ainsi, je compte visiter :

Le Lincoln Memorial

Abraham Lincoln, l’homme de la Proclamation d’émancipation des esclaves noirs (1863), garant de l’unité américaine pendant la Guerre de sécession, est une des figures historiques dont se réclame Barack Obama. Le mémorial qui lui est dédié est un lieu particulièrement symbolique : Martin Luther King, autre inspirateur du nouveau Président, y prononça son célèbre discours « I have a dream » (1963). Un concert s’y tiendra à l’occasion des cérémonies d’investiture, autour du thème de l’unité (« We are one »).

Franklin Delano Roosevelt Memorial

"FDR" est l’homme du New Deal et de la lutte contre la Grande dépression qui suivit la Crise de 1929. Un message politique : la réaffirmation du rôle de l’Etat pour assurer la prospérité économique des Etats-Unis. Une actualité immense…

Smithsonian American Art Museum

L’identité politique américaine et ses mythes fondateurs à travers les tableaux du Musée d’art américain : Indian Gallery (George Catlin), Cape Cod Morning (Edward Hopper)…

Résidence de Georges Washington à Mont Vernon

Premier Président des Etats-Unis, Washington est un des Pères fondateurs de la nation américaine. Sa résidence abrite encore aujourd’hui les clés de la Bastille, symbole de l’ancienneté des liens entre la France et son pays.



Au cours du déplacement, j’aurai également des contacts destinés à évoquer la situation économique et sociale. Des entretiens avec des experts ayant travaillé sur la relance de l’économie américaine sont notamment organisés par M. Philippe Aghion, professeur d’Economie à l’Université Harvard. Je rencontrerai par ailleurs des chefs d’entreprise français installés aux Etats-Unis.

Les rencontres suivantes sont prévues :

Entretien avec le Président du German Marshall Fund (GMF)

Le GMF est un des grands think tanks américains. Promoteur d’une meilleure coopération et d’une plus grande compréhension entre les Etats-Unis et l’Europe. Un pont entre nos deux continents.


Participation à la journée Matin Luther King, dédiée au bénévolat

Washington est l'une des villes américaines où les inégalités sociales sont les plus criantes. Il sera particulièrement utile de voir comment travaillent les associations et les acteurs sociaux dans les quartiers déshérités de la capitale. Seront organisées :

•    Une rencontre avec une association de quartier (Bibliothèque Martin Luther King), à l’occasion d’une distribution d’aide alimentaire à laquelle participera le Maire de Washington, M. Adrian Fenty.

•    Une réunion de travail avec quatre associations investies dans l’animation sociale et l’« organisation de communautés » (community organizing). Inspirée de l’action et de la méthode de Saul Alinsky, cette forme d’intervention sociale vise à renforcer la capacité des habitants de quartiers populaires à agir sur leur vie et redevenir maître de leur destin.  Elle a profondément influencé Barack Obama, qui fut lui-même community organizer dans un quartier noir de Chicago et Hillary Clinton, qui rédigea un mémoire sur les travaux d’Alinsky.



Amicalement,


26.11.2008

message vidéo de S.Royal


Chères amies, chers amis,


Le résultat d'hier soir n'est pas celui que vous avez espéré.

Mais nous allons continuer, car la rénovation du Parti socialiste est en marche.

Je vous invite à regarder ce message vidéo que j'ai enregistré pour vous.

Le travail recommence demain et vous savez que je serai présente à l'appel.

Je vous remercie pour tout ce que vous avez fait pendant cette période de congrès socialiste, pour votre engagement sans faille et l'espoir que vous portez, de voir enfin les choses changer.

Je vous dis à très bientôt.

Avec mes plus sincères amitiés,


Ségolène Royal

 

http://www.dailymotion.com/video/x7ivr2_message-de-sgolne...

17.11.2008

portrait de S.Royal par Laure ADLER

Une femme de désir


>> Ce n'est pas une anecdote mais une manière de vivre: en 1988, Ségolène Royal, conseillère à l'Elysée, se décide tard à demander une circonscription au Président qui lui rétorque: "Si vous voulez y arriver, il faut foncer. Il est peut-être trop tard." Ségolène foncera et arrivera à conquérir les Deux-Sèvres et à s'y maintenir pendant vingt ans.


Mais avez-vous vu La Vie moderne, ce film formidable de Raymond Depardon et Claudine Nougaret sur la vie des paysans? On y voit des êtres qui vivent en harmonie avec la nature et avec eux-mêmes. Alors, Ségolène la moderne? Vilipendée, elle reste fidèle à sa méthode inventée il y a vingt ans sur le terrain: croire en l'intelligence de chacun, ne pas s'enfermer dans l'appareil. On la dit narcissique, hystérique, capricieuse. Oui, Ségolène s'aime. Et alors? D'ailleurs, elle est de plus en plus belle.

On la juge sans colonne vertébrale idéologique et on répète qu'elle change d'idée comme de chemise. Qui d'autre, dans son parti, a sillonné la France, fait appel aux jeunes, créé des chantiers intellectuels et politiques, des forums sur Internet? On se moque de son "ordre juste", oubliant que l'expression est de Jaurès, et de son "aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez", hommage à la femme debout qu'est Juliette Gréco.

Ségolène dit qu'elle a envie. L'appétit de jouissance a toujours été, en politique, un facteur important. Ségolène a du désir et inspire du désir. En tout cas chez les militants. Ségolène surfe sur l'événement. Ségolène scénarise. Mais comment le lui reprocher au moment où la politique devient la construction d'un récit, la fabrication d'icônes médiatiques.

Ségolène s'accroche. Elle a ses convictions. On sous-estime son instinct de révolte et la passion qu'elle prend à faire de la politique. Après sa défaite - qu'elle a eu du mal à réaliser -, elle a fait son autocritique et compris qu'elle ne pouvait jouer solo. En bonne mitterrandienne, elle sait qu'il y a des moments dans la vie où le pouvoir se conquiert à l'arraché à condition de savoir fendre l'armure. (jdd)

* Journaliste, écrivain, ancienne conseillère de François Mitterrand à l'Elysée.

www.lejdd.fr/cmc/politique/200846/une-femme-de-desir_165291.html

12.10.2008

la phrase de S.Royal


"J'espère au moins que cette crise aura guéri Nicolas Sarkozy et de son admiration pour les crédits hypothécaires et de son admiration pour la retraite par capitalisation (...) à laquelle (il) rêvait"

(Ségolène Royal, Europe-1, le 12/10/08)

14.06.2008

Françoise Mesnard-Caillere défend S.Royal

Bonjour

 
Je suis frappée par la volonté de certains de  donner de Ségolène Royal l 'image d'une femme autoritaire . Cette récurrence dans les attaques dont elle fait l'objet m'intrigue de plus en plus. Quel message subliminal est-il envoyé ?

 
Pour avoir travaillé avec nombre d'amis socialistes, je peux témoigner que Ségolène Royal n'est pas plus autoritaire que d'autres. Elle peut changer d'avis dès lors que les arguments sont fondés : elle écoute, elle est honnête dans son action politique et elle sait être généreuse.

 

Alors pourquoi cet acharnement ?

Ségolène  a su rester féminine et poser des règles  politiques différentes: elle s'appuie sur l'écoute de l'autre, les actions très concrètes sur des problèmes très quotidiens, elle a un langage et une expression différente, compréhensible par tous, elle parle de respect, d'honnêteté. Elle a su créer une dynamique politique où chacun, homme et femme, trouve sa place avec ses richesses et ses complémentarités.

 

Elle donne de l'air frais à une vie politique dont les règles du jeu datent d'une autre époque : une époque où seuls les hommes fixaient les règles et où les femmes ne pouvaient survivre qu'en devenant "masculines" ou en devenant "auxiliaires ".

 
Ségolène est une vraie révolutionnaire au sens de "changer en profondeur les règles du jeu entre les hommes et les femmes".

 

Alors pourquoi l'attaquer autour de cette image d'autorité ?

Certains politiques de droite et de gauche ont bien compris le danger que représente Ségolène dans ce monde politique fait par eux et pour eux.

Elle bouscule les codes, les usages, les idées reçues. Elle propose de construire un monde basé sur une réelle égalité de tous et notamment des femmes.

 

Il est donc facile de comprendre l'union sacrée de ceux qui ne veulent pas que cela change : ceux des hommes qui se satisfont d'une société française où une femme meurt tous les jours sous les coups de son conjoint et celles des femmes devenues auxiliaires ou à l'image de ces hommes.

 

Quelle est la principale peur de ces hommes ? la castration .

 Alors, plus que tous les discours, ils s'emploient à  donner de Ségolène l'image d'une femme castratrice car ils savent que la peur est un levier puissant.

 
A nous de démonter cette stratégie cynique qui, bien au delà de la gauche et de la droite, veut maintenir la France dans cette société d'un autre age où les femmes ne représentent que 23 % des députés soit moins que la Turquie !!

Expliquons que Ségolène porte la promesse d'une société moderne où l'égalité des hommes et des femmes est un gage de progrès et de richesse humaine, où chacun a tout à gagner.

 
Françoise Mesnard-Caillere

le 13 juin
(ancienne Vice-présidente de Rénover Maintenant ministre et Vice-Présidente de la région Poitou-Charentes)

texte reproduit ici avec l'aimable autorisation de Françoise 

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