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30/08/2007

la fête de la rose à MELLE

voici le compte-rendu de J.C Du Pont qui a eu la chance et le courage de se rendre à Melle le 25 août

( il manque juste quelques photos, s'il y en a qui trainent quelque part...) 

 

Bonjour à tous,

 

Après les dithyrambiques commentaires que j’ai lu sur les sites mon propos sera plus modeste et plus près de la réalité vécue.

Le cadre, l’ambiance et l’organisation furent en tout point une réussite. Il convient d’en féliciter les militants des Deux-Sèvres. Nous avons vécu une journée extraordinaire de fête et de convivialité, voire de fraternité partagé.

 

Vous avez tous lu, je suppose,  le discours de Ségolène  je ne vais pas revenir dessus mais plutôt vous révéler

L’ambiance exceptionnelle du moment. Dans un premier temps, une heure environ, une pléiade d’élus et (beaucoup)d’élues  ont parlé voir improvisé sur les thèmes qui leur tenaient à cœur. Je pense que tous  étaient là pour se marquer visiblement du coté de Ségolène ; rien d’innocent dans leur présence (1). Ensuite….

Ségolène, éblouissante tant par sa fraîcheur son aisance et  sa décontraction  que par son discours.

Pour l’essentiel,  elle a esquissé clairement  l’horizon à atteindre et tracé les lignes pour y parvenir. Sans esprit polémique ou agressivité elle a su dénoncer les dérives  et le cafouillage de la direction actuelle du PS.

Elle a par ailleurs magistralement démonté les mécanismes et l’ineptie de la politique de N.S. 

 

 

19:55 Publié dans Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Melle, S.Royal

22/08/2007

La pensée du jour

Un système de valeurs morales construit sur la base du confort du bonheur individuel est tout juste suffisant pour un troupeau de bétail.
Einstein

09:50 Publié dans pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : einstein

21/08/2007

Aurélie Filippetti:"Il faut ouvrir portes et fenêtres»

Vous avez participé au groupe de travail de Royal sur le bilan de la campagne. Qu’en retenez-vous ? 
Ce séminaire avait pour but d’analyser la défaite et de construire une réflexion sur la suite, certainement pas de fonder un nouveau courant. Je pense qu’il est urgent de travailler sur le fond pour offrir aux Français des réformes hors du prêt-à-penser et relever les défis de la mondialisation grâce à la société de la connaissance. Tout ce travail commence et prend du temps, des pistes ont été lancées pendant la campagne, mais nous n’avons pas toujours eu le temps nécessaire. Elles sont maintenant à approfondir.
 
Quel rôle va jouer l’ex-candidate dans la rénovation du parti ? 
Un grand rôle ! Ségolène Royal n’est pas du tout obtuse sur sa défaite : elle va publier à la rentrée un livre sur l’analyse de son échec. Elle a rassemblé derrière elle 17 millions de Français et a incarné une nouvelle manière de faire de la politique. C’est donc fondamental que l’on continue de travailler avec elle sur la rénovation. Mais elle doit continuer à garder toute sa liberté d’expression. Le PS ne doit ni l’enfermer ni oublier ce qu’elle a capitalisé.
Les diverses contributions sur la rénovation ne risquent-elles pas de se faire concurrence ? 
 
Tout ce qui est travail sur le fond est bon à prendre. Le calendrier adopté en conseil national va permettre à chacun d’apporter sa pierre à l’édifice. Ensuite, les contributions devront converger, mais nous sommes encore dans une phase où les idées peuvent bouillonner ici et là. Ces initiatives personnelles sont utiles tant qu’elles ne concurrencent pas le parti. Pour le moment, l’essentiel est d’ouvrir portes et fenêtres, d’associer des personnes extérieures, chercheurs, associatifs, et de créer une ébullition intellectuelle et politique pour construire une gauche moderne. Et il est temps de sortir des étiquettes. A la fête de la rose de Frangy, je suis invitée par Arnaud Montebourg avec d’autres socialistes de sensibilités différentes [des membres du «contre-gouvernement» à l’Assemblée nationale, ndlr].
 
Qu’attendez-vous de l’université d’été de La Rochelle ? 
Ce sera un moment de retrouvailles et un point de départ pour le nouvel élan à donner au parti. Notre bilan, nous devons le faire sans tabou et en toute transparence, mais hors des règlements de comptes et des attaques personnelles. Et puis, avec la politique menée par Nicolas Sarkozy, les Français verront dès la rentrée les limites des slogans de campagne en matière économique.
(Par LAURE EQUY, libération, 21/08/07)

19/08/2007

La nouvelle Ségolène Royal


Par Virginie LE GUAY
 

C'est une Ségolène Royal "requinquée", "ressourcée", "apaisée" qui fera sa rentrée politique samedi prochain à Melle dans les Deux-Sèvres, endroit "tranquille et symbolique" où elle se sent protégée. Comme chez elle. L'ex-candidate du PS à l'élection présidentielle a volontairement peu donné de ses nouvelles pendant l'été. Elle a profité de cette coupure indispensable pour se remettre physiquement et psychologiquement de la dureté de la campagne, de l'épreuve du résultat du second tour, et de ce qu'elle qualifie pudiquement de "reconstructions personnelles".

Expression qu'elle utilise pour évoquer, sans la nommer, sa séparation, intervenue avant l'été, d'avec François Hollande, le père de ses quatre enfants, avec lesquels elle a tenu à passer toutes ses vacances. Comme soudée à ses petits devenus grands (la dernière, Flora, est largement adolescente), elle coule, en ce moment, ses derniers jours de vacances dans la maison familiale de Mougins où elle prend plaisir à cuisiner, recevoir des amis à déjeuner et profiter sans retenue de ces heures d'intimité.

Des "reconstructions" qui, confie-t-elle, lors des rares occasions où elle accepte d'abandonner le masque du sourire et de la maîtrise de soi, lui ont permis, à elle comme à ses enfants, de crever un abcès formé depuis de trop longs mois et de repartir sur des bases claires. "Nous avons beaucoup parlé entre nous. L'équilibre familial s'est réorganisé autrement, et s'est peut-être même renforcé." La trêve estivale l'a "définitivement délivrée de l'amertume". Elle admet avoir souvent pensé à cette phrase de Nietzsche: "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts."

"Le temps n'est plus aux règlements de compte"

Beaucoup plus prolixe en revanche sur sa vie publique, la présidente de la région Poitou-Charentes a choisi avec soin la date du 25 août pour sa première intervention publique, qui se fera à l'issue d'un pique-nique informel, une semaine exactement avant les universités d'été de La Rochelle. Elle sait qu'elle y est très attendue. En décidant de parler avant le traditionnel rendez-vous de La Rochelle devenu l'an dernier, par sa seule présence, un véritable "barnum", elle sait que l'attention ne se focalisera pas, cette fois, sur sa seule personne. La présidente de région interviendra à ces universités, en tant que puissance invitante, dès l'ouverture des travaux, le vendredi 31 août, entourée des cinq nouveaux députés socialistes de Poitou-Charentes. Elle a prévenu ses proches qu'ensuite elle se ferait discrète.

Des proches qu'elle n'a cessé de consulter, le plus souvent au téléphone, tout au long de l'été. Jean-Louis Bianco, Julien Dray, Sophie Bouchet-Petersen, François Rebsamen bien sûr, mais aussi Gaëtan Gorce ou Aurélie Filippetti. Débarrassée, délivrée même de la campagne présidentielle, un carcan qu'elle avoue ne pas avoir toujours bien « maîtrisé », faute de recul et d'expérience, Ségolène Royal a l'intention, désormais, de maîtriser son calendrier. "Entre la campagne interne du PS et la vraie campagne, j'ai été sur la brèche pendant presque un an, comme à marche forcée. J'ai dû gérer, parfois à la hâte, les déséquilibres. Il y a eu des dysfonctionnements et des erreurs sur lesquels j'ai pu réfléchir. C'était une expérience à la fois merveilleuse, exaltante, et épuisante. Aujourd'hui, j'ai le temps, je choisis, je contrôle."

Si elle se rendra à l'étranger où elle est beaucoup demandée, ses voyages seront comptés: à ce jour, un déplacement est prévu, le 9 septembre, en Italie, à l'occasion de la fête du quotidien de gauche, L'Unità ; un autre suivra au Québec au milieu du mois ; peut-être un troisième encore aux Etats-Unis, en octobre. Totalement prête à "réinvestir" pleinement le champ politique, Ségolène Royal n'est, pour autant, pas pressée. Persuadée que rien ne peut se faire ni sans elle ni contre elle, elle compte jouer un rôle "important" dans le processus de rénovation du PS qu'elle imagine "forcément long". Elle acceptera, prévient-elle, toutes les responsabilités qui lui seront confiées par ceux qu'elle nomme toujours ses "camarades". Son entourage est prévenu: "Le temps n'est plus aux règlements de comptes. Les comportements passés appartiennent au passé. Ressasser, c'est de l'énergie perdue."

"Une ligne moderniste, éclairée et rassembleuse"

L'ouvrage, à paraître cet automne aux éditions Grasset (dont le titre - encore provisoire - pourrait être Une étrange défaite), ne sera surtout pas un livre revanchard ou amer. Bien au contraire. Mais une réflexion qu'elle espère "honnête" sur les points forts et les points faibles de sa campagne. "J'ai attendu pour faire mon autocritique, mais je la fais. Pour mieux rebondir, pour redémarrer." Parce qu'elle a le sentiment d'avoir vécu une aventure exceptionnelle avec les Français, une aventure qui lui a apporté de la densité, de la maturité et le cadeau si précieux qu'a été "leur espoir et leur confiance", l'ex-candidate à l'élection présidentielle regarde le futur congrès du PS, dans un an, avec détachement.

Se projette-t-elle comme future patronne du PS ? La question lui semble absurde. "Je ne suis pas du tout dans ces stratégies." Même chose pour les courants. Créera-t-elle le sien ? Elle n'en a aucune idée et, pour l'instant, aucune envie. "J'ai été candidate au nom de tous les socialistes. Pourquoi devrais-je m'enfermer dans un courant?", a-t-elle laissé échapper, récemment, devant un de ses interlocuteurs. Le mot courant lui semble presque obsolète. Tout juste pense-t-elle que les militants de Désirs d'avenir devraient "naturellement" adhérer au PS. Le site internet de l'association sera réactivé afin de garder un contact permanent avec les Français.

D'ici au congrès socialiste - un horizon encore "lointain" pour elle -, elle compte, en tout cas, travailler dur. Entourée de sa petite équipe d'experts économiques et internationaux: Pierre Moscovici, le banquier Matthieu Pigasse, l'économiste Thomas Piketty, Bruno Rebelle pour les questions écologiques auxquelles elle s'intéresse tout particulièrement. Sur tous ces sujets, elle s'emploiera à proposer des idées neuves. En phase avec l'évolution de la société, des idées qui constitueront progressivement un corpus idéologique, une ligne politique "moderniste, éclairée et rassembleuse". Pas question que se reproduise le flottement idéologique qui a prévalu pendant la campagne sur des questions aussi importantes que les 35 heures, le temps de travail, la sécurité, ou le besoin de protection des citoyens.

Convaincue que les nouveaux adhérents du PS gagnés en 2007 attendent autre chose que des vieux sujets mille fois ressassés, Ségolène Royal ne regrette pas le départ de ceux qui n'ont pas résisté aux sirènes de l'ouverture sarkozyste. "Au contraire, cela crée un appel d'air." Un appel d'air qu'elle a bien l'intention d'utiliser à son profit. Foi de Ségolène. "Lorsque j'étais à la Guadeloupe, tous ceux que je croisais m'appelaient 'la femme debout'. Comme au temps de la campagne. Rien ne m'a fait plus plaisir. Rien ne correspond plus à la réalité qui est la mienne aujourd'hui."(jdd 19/08/07)

12:54 Publié dans Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : S.Royal, p.s

18/08/2007

Renouveau et renouvellement: suite

Je profite des interrogations de P.Renon pour répondre et développer certains arguments sur le phénomène " Ségolène " ; A savoir : le séisme provoqué au sein du parti ( espoir pour beaucoup et crainte pour d’autres), la déception de la présidentielle et son instrumentalisation par l ‘équipe dirigeante actuelle, la nostalgie Mitterrand, le talent, le renouvellement.
 

Pour une bonne compréhension, il est utile de revenir sur le fondement de la politique. Dans notre système démocratique l’autorité politique émane des désirs de la masse de la population qui compose la société. Cette masse n’est pas uniforme elle se subdivise en fonctions des affects ( ce qu’on aime ou déteste) des ambitions et des préservations, des coutumes et de l’environnement culturel ; le tout constituant les tendances et les modèles politiques. Le principe veut que les représentants de cette autorité soient en adéquation avec les désirs de la masse; mais il se produit par la routine et l’usure du temps l’inversion du processus. C-a-d , ce n’est plus la masse critique de la société qui prévaut sur les choix des orientations mais le corps constitué des représentants qui manœuvre pour conserver ses situations et aboutit généralement à un décalage avec la population, négatif pour la société politique.; En ce qui nous concerne, pour le PS, pour conserver sa fausse image d’unité et de cohérence, il s’est enlisé dans une organisation quasi fonctionnaire et les inconvénients qui en découlent: hiérarchie, lenteur, peu réactif, etc…Il s’épuise à construire des programmes, qui d’ailleurs ne marchent jamais, davantage pour ficeler son monde que pour convaincre.  

La nostalgie F.Mitterrand, Il fait parti des très peu nombreux grands politiques, mais il n’est plus, il faut faire sans …Il était l’arbre immense qui a permis à plusieurs générations de se construire de s’élever, et, aussi de se dissimuler. Lui disparu, la forêt redevenue à son état normal elle présente une tout autre image. Pour une grande partie c’était une forêt de bonzaïs qui se dissimulait derrière lui.

Le phénomène " Ségolène ", comme décrit ci-dessus, fin 2005, le PS était en hibernation, totalement anesthésié par les comédies lamentables et le rapiècement des synthèses des congrès.

Et voilà, une voix celle de Ségolène, qui dit stop ! !. Revenons au devoir premier du politique: Plaçons les désirs de la masse avant nos propres ambitions, mettons nous en adéquation avec lui. Organisons les remontées par les débats et analysons-les. Et même, allons plus loin, faisons en sorte que l’adéquation de la masse soit périodiquement vérifiée et évaluée par la création des " jurys citoyens ".

Vous connaissez la suite….la folle espérance pour beaucoup et l’amertume pour les autres.

Donc déception certes, mais de là à faire supporter toute la vacuité et incohérences de la direction actuelle du PS par Ségolène c’est facile, et pas très courageux.

Quoiqu’on en pense ou même qu’on tente de copier, ce sont les analyses préfigurées par Ségolène qui permettront le renouveau du Parti et non un énième problématique programme.

Le talent, préfigure plusieurs facteurs: l’envergure et la compétence, le charisme, le facteur temps (au bon endroit à la bonne époque) et surtout la chance.

Le leader d’opinion capable de tout rassembler et de s’imposer il me semble que c’est le dernier subterfuge pour détourner de Ségolène. En attendant, même avec une loupe je n’en vois guère dans ses opposants actuellement.

Pour anticiper ma réponse à l’argument massu " rien que le débat d’idée ", je rétorque : un, ce sont ceux qui sont les moins enclins à organiser le débat qui avance cet argument, deux, c’est le meilleur moyen de couper toute discussion et de se débarrasser d’un contradicteur.

Que ça soit bien clair, mon propos n’est pas d’attaquer ou de dénigrer le PS mais ceux qui l’enfoncent et le mènent au déclin.

 

Amitiés Ségolénistes

Jc.d

la pensée du jour

La façon dont une nation s’occupe des animaux reflète fidèlement sa grandeur et sa hauteur morale.
Gandhi

16/08/2007

le chiffre du jour


Le budget de l'Elysée a été multiplié par neuf sous la présidence de Jacques Chirac


16:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chirac, elysée

15/08/2007

commentaire qui vaut le détour....

Pendant les élections, j'ai un ami prof de mathématiques (en lycée) qui a voté pour Bayrou au premier tour et qui après n'est pas allé voter au second tour.

Pourtant un homme de gauche !

Mais il pouvait pas. Il était en WE et il aime pas ségo.

Aujourd'hui, il passe ses journées à se plaindre de sarko.
Aujourd'hui, il passe ses journées à se plaindre de sarko.
Aujourd'hui, il passe ses journées à se plaindre de sarko.

IL DEVIENT SAOULANT !
Vous imaginez le tableau ?
Faut-il être con, pourtant c'est un ami. Mais je ne le pensais pas si con à la base.

Ecrit par : magnons | mercredi, 15 août 2007 (blog birenbaum)

Le PS ne doit pas se transformer "en UMP de gauche", selon Jean Glavany

AP | 15.08.2007 

A deux semaines de l'université d'été de La Rochelle, Jean Glavany déclare mercredi dans "France-Soir" ne pas vouloir que "le PS se transforme en UMP de gauche".

"Aujourd'hui, il faut un travail collectif, une solidarité, a déclaré ce proche de Lionel Jospin. Mais je ne veux pas que le PS se transforme en UMP de gauche", souligne le député des Hautes-Pyrénées.

"L'UMP a une tradition bonapartiste. C'est un parti qui s'aligne derrière son chef. Au PS, nous sommes un parti de militants avant tout, rassemblés autour de valeurs et de convictions. Veillons à le rester", juge-t-il.

"On s'est trop focalisé ces dernières années sur les ambitions individuelles", avance-t-il après avoir estimé: "Nous avons besoin de remettre en cause nos idées, mais aussi nos comportements, nos rapports à la démocratie et au pouvoir".

comparatif des vacances de chefs d'état.........

"Gordon Brown passe ses vacances à Weymouth, dans le Dorset.

Romano Prodi, le leader italien, installe quant à lui sa résidence d'été en Toscane, dans le petit village de Catiglione della Pescaia.

José Luis Zapatero a posé ses bagages en Andalousie, au Palacio de las Marismillas

Le Premier ministre Fredrik Reinfeldt a pris ses quartiers, sans surprise, dans la résidence officielle de Harp Sund, à quelques kilomètres de Stockholm. Là où tous les Premiers ministres suédois vont en villégiature depuis… 1953 !

Bild s'est amusé à mettre en regard la simplicité d'Angela Merkel – surprise à faire ses courses dans un bête supermarché - et le faste du président français."

14/08/2007

le point sur les centrales nucléaires


«Les centrales nucléaires sont des sites à haut risque»
Bernard Laponche, expert en énergie, analyse l’utilisation mondiale de l’atome.
Consultant en politiques de l’énergie, Bernard Laponche est un des rares experts indépendants du nucléaire en France.
Le nucléaire est-il vraiment une énergie «verte» ? 
C’est une excellente publicité faite au nucléaire, mais elle ne résiste pas à l’examen. Il est vrai que, par kWh (kilowattheure) produit, le nucléaire émet très peu de gaz à effet de serre. Pas zéro, car les usines et le transport du combustible, ainsi que la construction et le démantèlement des centrales produisent du CO2. Cela représenterait 6 à 30 grammes de CO2 équivalent par kWh, ce qui est faible, mais supérieur aux émissions de l’éolien. Une centrale à charbon classique émet, elle, 400 grammes de CO2 équivalent par kWh, contre 200 pour une centrale à gaz à cycle combiné. Il suffirait donc de remplacer des centrales à charbon par des centrales à gaz pour diviser par deux les émissions de CO2. En France, si on fournissait aux consommateurs la même quantité d’électricité que celle provenant des centrales nucléaires avec des centrales à gaz à cycle combiné, on n’augmenterait que de 18 % les émissions de CO2, et de 12 % les gaz à effet de serre : ce n’est pas rien, mais cela montre que la solution du problème global est ailleurs. Par ailleurs, le nucléaire n’est utilisé que pour produire de l’électricité. Le secteur le plus vulnérable en termes de sécurité d’approvisionnement, et le plus inquiétant pour l’environnement, est celui des transports, qui dépend à 90 % des produits pétroliers. De toute façon, si on prend le critère de l’effet de serre, la première parade, ce sont les économies d’énergie. Un pays comme l’Allemagne ne s’y trompe pas : la décision de «sortie du nucléaire» y est un aiguillon puissant pour les pouvoirs publics, les collectivités locales et les industriels. L’aveuglement français sur la monoculture nucléaire risque en revanche de pénaliser le développement de nouvelles sources et techniques favorables à l’environnement, à la sécurité énergétique et au développement régional et local. Enfin, même si le nucléaire est bien placé côté CO2, il l’est très mal côté accidents, déchets, et prolifération. Il se compare très défavorablement aux renouvelables avec lesquelles il y a peu de risque d’accident !
L’énergie fournie par les renouvelables est marginale par rapport à celle du nucléaire… 
Détrompez-vous ! Les renouvelables représentent en 2004, d’après les données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), 12,8 % de la consommation mondiale d’énergie primaire, contre 6,5 % pour le nucléaire. En ce qui concerne la production d’électricité, la proportion est de 18,2 % pour les renouvelables et 15,7 % pour le nucléaire. Raisonnons en énergie finale, celle livrée aux consommateurs : en France - qui a de loin la plus forte proportion de nucléaire (78 % de la production d’électricité) - la part de l’électricité est de 22 % de la consommation finale, et la contribution du nucléaire est de 17 % de la consommation finale d’énergie. Quant aux nouvelles centrales électriques installées, en moyenne annuelle sur 2000-2004, le nucléaire représente 3 %, l’éolien 5 %, l’hydraulique 10 %, le pétrole 5 %, le charbon 25 %, et le gaz naturel 50 %.
Il y a malgré tout une tentation, dans le monde, de retour au nucléaire… 
Tant que les techniques proposées ne répondront pas à ces trois dangers que sont les accidents, les déchets et la prolifération - dangers soulignés par l’AIE -, les commandes ne décolleront pas. La Chine dit qu’elle veut construire 40 centrales nucléaires sur vingt ans, mais elle veut aussi construire 700 centrales à charbon ! Si relance du nucléaire il y a, ce ne sera sûrement pas avec la même famille de réacteurs que celle d’aujourd’hui. En France, l’EPR, ce n’est pas la troisième génération mais le dernier «modèle» de la génération actuelle, la deuxième, dont la technologie date des années 60, avec les trois dangers déjà cités. Quant à la «quatrième génération», il semble que ce qu’on nous prépare en France, c’est un surgénérateur au plutonium et au sodium - l’un et l’autre dangereux - de type Superphénix… arrêté par la France en 1998. Pas une solution viable.
Où en sommes-nous du problème des déchets ? 
Pour résumer, les puissances nucléaires se retrouvent avec, sur les bras, des combustibles irradiés non retraités stockés (dans des piscines ou stockages à sec), et/ou des déchets «vitrifiés», sans parler des nombreux déchets de plus faible activité mais de plus gros volume, dont les moins dangereux sont stockés en surface. Qu’est-ce qu’on en fait ? Le plus raisonnable serait de les stocker de façon réversible en subsurface (hangars accessibles à profondeur moyenne, sous une colline par exemple). La solution préconisée en France, c’est le stockage géologique profond étudié au laboratoire de Bure [dans la Meuse, ndlr]. Mais les opposants disent qu’on ne peut pas mettre ça dans la croûte terrestre, car on ne sait pas comment ça va évoluer dans trois cents ou mille ans ! Une question éthique majeure.
Et la prolifération ? 
Il y a deux risques : étatique, et terroriste. Tout pays qui possède la technologie nucléaire dite civile peut fabriquer une bombe. Si vous pouvez faire de l’enrichissement d’uranium ou extraire le plutonium de combustibles irradiés, c’est bon. Quant aux risques terroristes, si vous vous procurez des combustibles irradiés ou des matières radioactives, il suffit de les mélanger avec des explosifs classiques pour faire une bombe sale.
Le nucléaire n’est donc pas une énergie d’avenir… 
Personne ne se rend compte de l’espèce de bazar que cela représente, alors que cette énergie est marginale dans le monde. Et, quand vous arrêtez une installation nucléaire, c’est là que les ennuis commencent ! Toutes ces centrales sont des sites à haut risque qu’il faut démanteler. Superphénix, dix ans après, ça continue encore, et probablement pour longtemps ! Et on aura en France 58 centrales à démanteler ! La production d’électricité doit être quelque chose de simple, robuste, et surtout pas hyperdangereux.

Libération ( 11/08/07)

13/08/2007

Renouveau et renouvellement

   Bonjour à tous,

   Dans mon propos précédent, j’avais parlé d’une Direction du PS qui s’accroche et entraîne le parti dans le déclin.

Ce n’est plus seulement ma propre opinion mais celle du public en général. Il y a eu le shadow-cabinet qui est une bonne idée mais au dire des commentaires ça n’a pas fait long feu. Le PS est de plus en plus perçu comme un orchestre sans chef pour le diriger.

F.Hollande les a tous plantés dans un marécage. La plupart sont englués et ne peuvent donner le coup de talon pour en sortir. Excepté Ségolène.

   Ce n’est pas le paquet d’études en tout genre et le miracle de l’université de La Rochelle qui va changer la donne s’il n’y a pas de réel renouvellement des têtes.

   J-C  Dupont 

12/08/2007

le chiffre du jour

900

c'est le nombre de litres d'eau nécessaire à la production

d'un kilo de maïs...

20:10 Publié dans Ecologie, pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : maïs, eau