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30.08.2007

la fête de la rose à MELLE

voici le compte-rendu de J.C Du Pont qui a eu la chance et le courage de se rendre à Melle le 25 août

( il manque juste quelques photos, s'il y en a qui trainent quelque part...) 

 

Bonjour à tous,

 

Après les dithyrambiques commentaires que j’ai lu sur les sites mon propos sera plus modeste et plus près de la réalité vécue.

Le cadre, l’ambiance et l’organisation furent en tout point une réussite. Il convient d’en féliciter les militants des Deux-Sèvres. Nous avons vécu une journée extraordinaire de fête et de convivialité, voire de fraternité partagé.

 

Vous avez tous lu, je suppose,  le discours de Ségolène  je ne vais pas revenir dessus mais plutôt vous révéler

L’ambiance exceptionnelle du moment. Dans un premier temps, une heure environ, une pléiade d’élus et (beaucoup)d’élues  ont parlé voir improvisé sur les thèmes qui leur tenaient à cœur. Je pense que tous  étaient là pour se marquer visiblement du coté de Ségolène ; rien d’innocent dans leur présence (1). Ensuite….

Ségolène, éblouissante tant par sa fraîcheur son aisance et  sa décontraction  que par son discours.

Pour l’essentiel,  elle a esquissé clairement  l’horizon à atteindre et tracé les lignes pour y parvenir. Sans esprit polémique ou agressivité elle a su dénoncer les dérives  et le cafouillage de la direction actuelle du PS.

Elle a par ailleurs magistralement démonté les mécanismes et l’ineptie de la politique de N.S. 

 

 

29.08.2007

Impôt plancher

Apres le "bouclier" fiscal et le "paquet fiscal" voici le "plancher" fiscal.

A priori je ne suis pas contre, je suis assez pour, mais cela m'étonne de NS qui veut privilégier le pouvoir d'achat pour les la classe la plus aisée.

Que veut-il , ce n'est pas clair ? si les riches doivent payer un impôt , meme minime, ils ne vont pas vouloir rester en france ?

 

 lien :  http://inventerre.canalblog.com/archives/2007/08/29/60304...

24.08.2007

rions un peu (suite et fin?)

 

Sarko-tiser
Contribuer chacun pour sa part, à travers des prélèvements directs ou indirects, à réunir une certaine somme en vue de permettre aux plus riches de se payer des vacances de milliardaires.
Ecrit par : nef.lcr

Sarko-ter
Se faire illusion à soi-même, se surestimer. Réaction engendrée par plusieurs mois de fréquentation de la sarkoterie, de sarkozygotos et de sarkozygolos, utilisant tous les jours des sarkoton-tiges.
Ecrit par : nef.wiki

 Sarko-kauvin
Président en état d'ébriété diplomatique à l'occasion d'un sommet international.
Ecrit par : nef.aa

Sarko-stique

Qui manifeste une méchanceté moqueuse à corroder le tissus politique de la Nation.

Ecrit par : nef.NaOH

 

Sarko-pilote
Premier ministre de Nicolas sarkozy.
Généralement le sarko-pilote se doit d'être un sportif aguerri, car le le président qui le choisit, produit des forces et des contraintes physiques assez inhabituelles pour un humain. Un autre point important est qu'il doit s'entendre parfaitement avec son président, en plus de posséder les facultés de faire son travail, de lecture de ses notes en synchronisme avec le défilement du paysage politique, dans des conditions pour le moins mouvantes et stressantes. Pour assumer sa mission au mieux il doit avoir une confiance totale dans son président.
Aucun specimen connu, des recherches sont en cours dans plusieurs universités, dans tous les périodiques afin de trouver un exemple cité qui prouverait l'existence de cette espèce

Ecrit par : nef.NaOH

 

Sarko-latrie
Maladie neurodégénérative qui se manifeste dans l'inclination à trouver géniaux les moindres faits et gestes de son idôle. Les patients finissent de se rendre sourds et se mettent les mains en sang à force d'applaudir, jour et nuit, à tout rompre

Ecrit par : nef.Help

Sharko-pilote
Animal invertébré qui nage entre deux eaux, dont la mission est de se porter en avant du président, afin de tester la capacité de résistance de l'opinion aux lois scélérates de sa politique de requin.

Ecrit par : nef.ifremer nef


 

Sarko-manie
Trouble du comportement du type collectionite aiguë consistant à collecter l'ensemble des propos, des images, des textes produits par ou tenus sur un individu identifié "vu à la télé", "entendu à la radio", "lu dans les journaux". Manifestation de troubles sarko-matiques.

Ecrit par : Nef.DSM III

 

Sarko-phobie
Trouble sévère du comportement mêlé de sentiment de persécution. Le sujet a perpétuellement l'impression d'être suivi dans tous ses déplacements par l'ombre d'un petit bonhomme aux gestes menaçants. Celui-là même qui lui parle à travers la radio, qui le regarde dans le poste, lui écrit dans les journaux, lui pique sa pelle et son seau dans le bac à sable et s'impose à son esprit au point de lui gâcher ses jours devenus encore plus tristes que ses nuits.

Ecrit par : nef.DSM IV

 

Sarko-pirate
Tout individu s'emparant du bien d'autrui, pour peu qu'il rentre dans la catégorie du luxe tapageur, et qu'il soit habitable, pour y passer des loisirs royaux en famille et aux frais de la princesse.

Non content d'exploiter les autres, la sarko-pirate rançonne également ses victimes, choisies parmi la masse de ceux et celles qui lui ont permis de devenir capitaine corsaire dans un corps sain.

Ecrit par : nef.libustier

Sarko-nnaîtlachanson
Dit de quelqu'un qui a plus d'un tour dans son sac et sait voir venir de loin les embûches pour mieux les contourner à temps et détourner les succès des autres à son seul profit. Exige des talents de sarko-médien éprouvés par de nombreux passages sous les sunlights. Doit savoir s'émouvoir, rire et pleurer sur sarko-mmande dès que pointe la lumière rouge du "on air".

Toujours en quête de public, le sarko-nnaîtlachanson est un séducteur invertébré. C'est un truand.

Ecrit par : nef.avisée

Sark-umvirat
L'Etat, c'est moi, moi et moi.

Ecrit par : nef.avJC

Sarko-lloré
Mène les gens en bateau. Leur en fait voir de toutes les couleurs

Ecrit par : nef.arc-en-ciel

Sarko-cosme
Entité ethnique portant Rollex disposant d'une image réduite du Monde et maniant à merveille tout le vocabulaire du Sarko-dico.

Ecrit par : nef.in

Sarkozy-dique
Justice permettant aux irresponsables d'être coupables.

Ecrit par : nef.

Sarko-nivence
Accord tacite entre Nicolas Sarkozy et les journalistes pour ne pas parler des sujets qui le fâche, comme Cécilia.

Ecrit par : nef.chut

Sarko-rollaire
Loi dérivant immédiatement d'un fait-divers.
Par extension en argot, nabot qui porte des grosses montres dorées et des talonnettes pour avoir l'air plus grand.

Ecrit par : nef.ps | vendredi, 24 août 2007 17:23

Sarko-boutiste
Individu tenace, prêt à toutes les extrémités pour parvenir à ses fins, grandioses, forcément grandioses. A un désir irrépressible de grandir.

Ecrit par : nef.tonique


18:05 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : humour

rions un peu, ça fait du bien...

trouvé sur le blog de Guy Birenbaum, le 24/08/07

compilation réalisée avec l'accord de Nef:" Ok

                                                           Sarko-pyright

                                                           Ecrit par : nef.com "

 

 

Sarkozy-sme

Période politique où les signes atteignent leur maximum d'intensité.

Ecrit par : nef.com

Sarko-tique

Est un état psychique particulier susceptible d'être provoqué et qui augmente à des degrés divers la suggestibilité.

Ecrit par : nef.net

Sarko-me

Maladie de l'apparence qui rejaillit sur le comportement.

Ecrit par : nef.fr

Sarko-terie

On appelle sarkoterie un nombre de journalistes et de people qui s’associent pour soutenir Nicolas Sarkozy. La sarkoterie ne s’embarrasse pas de vains « préjugés » et emploie tous les moyens qui sont susceptibles de lui assurer le succès. « La fin justifie les moyens » pourrait lui être appliquée comme devise.

Ecrit par : nef.htm

Sarko-queterie

Action volontaire de la presse française pour corriger certains défauts, améliorer les couleurs, ou encore donner un aspect plus professionnel aux photos de Nicolas Sarkozy, les rendre plus commerciales...

Ecrit par : nef.bmp

Sarko-llabo

Député «soumis» au gouvernement grâce à la pratique de la discipline de parti. Quand le chef du gouvernement est le chef d'une majorité absolue de députés à la chambre, il en vient, par voie de conséquence, à contrôler les décisions du parlement, parce que ses députés osent rarement manifester une dissidence, ( risquant de devoir siéger comme «député indépendant»). La conséquence est celle-ci: le parlement, se trouve, dans les faits, subordonné au gouvernement, bref l'inverse du principe théorique d'un régime parlementaire.
Par extension, synonyme de sarkoterie.

Ecrit par : nef.rep

Sarko-phage

Transfert de politique d'un parti à un autre par l'intermédiaire de certains hommes politiques qui ont le pouvoir d'infecter les partis jusqu'à provoquer leur disparition.

Ecrit par : nef.ndlr

 Sarko-corico

n.m. argot.
Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement de Nicolas Sarkozy

Ecrit par : nef.gouv

Sarko-zique

Personne dont l'attachement passionné, l'enthousiasme excessif pour Nicolas Sarkozy, le dévouement absolu et exclusif à cet homme le pousse à l'intolérance religieuse ou politique et le conduit à écouter de la musique ringarde sur la Place de la Concorde.

Ecrit par : nef.fm

Sarko-dépendant

Personne en état de besoin à l'égard de Nicolas Sarkozy à la suite de sa consommation périodique ou continue.
Par extension dans le langage courant : deliste

Ecrit par : nef.lsd

Sarko-latéral: modèle de barbecue à saucisses texannes très prisé à Wolfeboro.

Ecrit par : FzV

Sarko and co

S.A.R.L. de famille où tous les Sarkozy n'ont des responsabilités que très limitées.

Ecrit par : nef.cie

Sarko-tontige:

petit instrument hygiènique distribué officiellement avec toute carte de presse depuis le 6mai 2007. A utiliser tous les matins pour une "objectivité" maximale.

Ecrit par : FzV  

Sarko-llusion
Réforme des institutions. Syn.: ouverture

Ecrit par : mouais

 

Sarkozy-goto
Martinon, Copé, Devdjian...

Ecrit par : nef.ump

Sarko-mmunication:flux audio et vidéo continuel, également utilisé aux USA comme système de brouillage.Ecrit par : FzV

Sarko-location:

principe de partage de ses lieux de villégiatures aux frais de ses hôtes.

Ecrit par : FzV

Sarkozy-gzag

Déclaration péremptoire de Nicolas Sarkozy sur la rétroaction d'une loi, suivie d'un va et vient législatif.

Ecrit par : nef.TP 

 

23.08.2007

Sarkozy : premiers extraits du livre de Yasmina Reza



photo : Keystone
BEST SELLER
«Même si vous me massacrez, je n'en sortirai que grandi», voilà ce qu'aurait dit Nicolas Sarkozy à Yasmina Reza, l'écrivain qui l'a suivi comme une photographe pendant la campagne présidentielle. Personne n'avait rien lu jusquà ce week-end où quelques journalistes ont été sélectionnés pour le lire et en dire du bien. Elle et le Nouvel Obs ont été privilégiés en vue d'un plan média indolore. Vous trouvez que Sarkozy est partout et tout le temps. Vous allez aimer le prochain épisode du feuilleton Voici quelques extraits glanés ici et là destinés à allécher  le client. 


Petits extraits :

"C'est un antihéros sombre qui court après son ambition (...) Une agitation perpétuelle trahie par sa boulimie de chocolats et de bonbons qu'il engouffre, par ses tics d'agacement de la jambe qui provoque sans cesse l'affolement de sa chaussure à pompons" (...) "Quand je dis dans son entourage qu'il a l'air d'un enfant, on me regarde avec stupeur". Elle pointe ses colères contre ces "couillons" d'ambassadeurs, ces "cons" de parlementaires, ces "braillards à la con" de militants qui l'acclament. Elle le juge "odieux" lors de l'enregistrement des spots de campagne, lorsqu'il lance "La solidarité ? C'est quoi ce thème à la con ? La solidarité ca veut rien dire". "Il se fout des gens", note la romancière, à qui un conseiller avoue : "La réalité n'a aucune importance, il n'y a que la perception qui compte". Avant de monter à la tribune pour prononcer un discours clé sur "La France qui souffre", il saisit le "Figaro", visiblement attiré par la Une qui lui est consacrée. En fait, il s'extasie sur une publicité et lance : "Elle est belle la Rolex !" (...)  Juste avant la victoire, il contemple son succès : "Je vais me retrouver avec un palais à Paris, un chateau à Rambouillet, un fort à Brégançon. C'est la vie". Yasmina Reza se moque aussi du ridicule des envolées lyriques dans ses discours, ses mots creux quand il assure que la Présidentielle, c'est l'oubli de soi. "Mais ce n'est pas l'oubli de soi, s'emporte l'auteur. C'est au contraire l'obsession de soi et l'inévitable oubli des autres". Si je n'existais pas il faudrait m'inventer", ose lancer le personnage Nicolas, dont elle dépeint l"authenticité antipathique", la "cruauté sèche". Une cruauté parfois drôle lorsqu'elle vise Alain Juppé ou Michèle Alliot-Marie. Ou bien lorsque le candidat répète à blanc le débat de second tour, Xavier Bertrand joue le rôle de Ségolène Royal et le titille sur l'argent de l'hôpital. Il s'emporte "Madame, madame. Vous n'ètes jamais contente, pauvre conne ! Dites-moi où vous trouvez l'argent ? J'ai un de mes proches, madame, qui est devenu sourd. Son prénom est Jacques. Il faut bien qu'on lui trouve de l'argent pour son sonotone !". "Si tu vas à Madrid, visite un musée, suggère G.-M. Benamou. Il répond :" Le con te dit merci." (...) "Je sais être solitaire dans les décisions. C'est tout." (...) "J'aime Chimène Badi. A LA FOLIE." (...) "Je vais vous faire sursauter. Je ne considère pas que Dick Rivers soit un naze." (...) "La vie est lourde" (à une bonne soeur). (...) "Qu'est-ce qui vous sépare de Georges Bush ?
- Ce qui me sépare de Bush ? Il a été élu deux fois président des Etats-Unis."

22.08.2007

La pensée du jour

Un système de valeurs morales construit sur la base du confort du bonheur individuel est tout juste suffisant pour un troupeau de bétail.
Einstein

21.08.2007

Aurélie Filippetti:"Il faut ouvrir portes et fenêtres»

Vous avez participé au groupe de travail de Royal sur le bilan de la campagne. Qu’en retenez-vous ? 
Ce séminaire avait pour but d’analyser la défaite et de construire une réflexion sur la suite, certainement pas de fonder un nouveau courant. Je pense qu’il est urgent de travailler sur le fond pour offrir aux Français des réformes hors du prêt-à-penser et relever les défis de la mondialisation grâce à la société de la connaissance. Tout ce travail commence et prend du temps, des pistes ont été lancées pendant la campagne, mais nous n’avons pas toujours eu le temps nécessaire. Elles sont maintenant à approfondir.
 
Quel rôle va jouer l’ex-candidate dans la rénovation du parti ? 
Un grand rôle ! Ségolène Royal n’est pas du tout obtuse sur sa défaite : elle va publier à la rentrée un livre sur l’analyse de son échec. Elle a rassemblé derrière elle 17 millions de Français et a incarné une nouvelle manière de faire de la politique. C’est donc fondamental que l’on continue de travailler avec elle sur la rénovation. Mais elle doit continuer à garder toute sa liberté d’expression. Le PS ne doit ni l’enfermer ni oublier ce qu’elle a capitalisé.
Les diverses contributions sur la rénovation ne risquent-elles pas de se faire concurrence ? 
 
Tout ce qui est travail sur le fond est bon à prendre. Le calendrier adopté en conseil national va permettre à chacun d’apporter sa pierre à l’édifice. Ensuite, les contributions devront converger, mais nous sommes encore dans une phase où les idées peuvent bouillonner ici et là. Ces initiatives personnelles sont utiles tant qu’elles ne concurrencent pas le parti. Pour le moment, l’essentiel est d’ouvrir portes et fenêtres, d’associer des personnes extérieures, chercheurs, associatifs, et de créer une ébullition intellectuelle et politique pour construire une gauche moderne. Et il est temps de sortir des étiquettes. A la fête de la rose de Frangy, je suis invitée par Arnaud Montebourg avec d’autres socialistes de sensibilités différentes [des membres du «contre-gouvernement» à l’Assemblée nationale, ndlr].
 
Qu’attendez-vous de l’université d’été de La Rochelle ? 
Ce sera un moment de retrouvailles et un point de départ pour le nouvel élan à donner au parti. Notre bilan, nous devons le faire sans tabou et en toute transparence, mais hors des règlements de comptes et des attaques personnelles. Et puis, avec la politique menée par Nicolas Sarkozy, les Français verront dès la rentrée les limites des slogans de campagne en matière économique.
(Par LAURE EQUY, libération, 21/08/07)

19.08.2007

La nouvelle Ségolène Royal


Par Virginie LE GUAY
 

C'est une Ségolène Royal "requinquée", "ressourcée", "apaisée" qui fera sa rentrée politique samedi prochain à Melle dans les Deux-Sèvres, endroit "tranquille et symbolique" où elle se sent protégée. Comme chez elle. L'ex-candidate du PS à l'élection présidentielle a volontairement peu donné de ses nouvelles pendant l'été. Elle a profité de cette coupure indispensable pour se remettre physiquement et psychologiquement de la dureté de la campagne, de l'épreuve du résultat du second tour, et de ce qu'elle qualifie pudiquement de "reconstructions personnelles".

Expression qu'elle utilise pour évoquer, sans la nommer, sa séparation, intervenue avant l'été, d'avec François Hollande, le père de ses quatre enfants, avec lesquels elle a tenu à passer toutes ses vacances. Comme soudée à ses petits devenus grands (la dernière, Flora, est largement adolescente), elle coule, en ce moment, ses derniers jours de vacances dans la maison familiale de Mougins où elle prend plaisir à cuisiner, recevoir des amis à déjeuner et profiter sans retenue de ces heures d'intimité.

Des "reconstructions" qui, confie-t-elle, lors des rares occasions où elle accepte d'abandonner le masque du sourire et de la maîtrise de soi, lui ont permis, à elle comme à ses enfants, de crever un abcès formé depuis de trop longs mois et de repartir sur des bases claires. "Nous avons beaucoup parlé entre nous. L'équilibre familial s'est réorganisé autrement, et s'est peut-être même renforcé." La trêve estivale l'a "définitivement délivrée de l'amertume". Elle admet avoir souvent pensé à cette phrase de Nietzsche: "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts."

"Le temps n'est plus aux règlements de compte"

Beaucoup plus prolixe en revanche sur sa vie publique, la présidente de la région Poitou-Charentes a choisi avec soin la date du 25 août pour sa première intervention publique, qui se fera à l'issue d'un pique-nique informel, une semaine exactement avant les universités d'été de La Rochelle. Elle sait qu'elle y est très attendue. En décidant de parler avant le traditionnel rendez-vous de La Rochelle devenu l'an dernier, par sa seule présence, un véritable "barnum", elle sait que l'attention ne se focalisera pas, cette fois, sur sa seule personne. La présidente de région interviendra à ces universités, en tant que puissance invitante, dès l'ouverture des travaux, le vendredi 31 août, entourée des cinq nouveaux députés socialistes de Poitou-Charentes. Elle a prévenu ses proches qu'ensuite elle se ferait discrète.

Des proches qu'elle n'a cessé de consulter, le plus souvent au téléphone, tout au long de l'été. Jean-Louis Bianco, Julien Dray, Sophie Bouchet-Petersen, François Rebsamen bien sûr, mais aussi Gaëtan Gorce ou Aurélie Filippetti. Débarrassée, délivrée même de la campagne présidentielle, un carcan qu'elle avoue ne pas avoir toujours bien « maîtrisé », faute de recul et d'expérience, Ségolène Royal a l'intention, désormais, de maîtriser son calendrier. "Entre la campagne interne du PS et la vraie campagne, j'ai été sur la brèche pendant presque un an, comme à marche forcée. J'ai dû gérer, parfois à la hâte, les déséquilibres. Il y a eu des dysfonctionnements et des erreurs sur lesquels j'ai pu réfléchir. C'était une expérience à la fois merveilleuse, exaltante, et épuisante. Aujourd'hui, j'ai le temps, je choisis, je contrôle."

Si elle se rendra à l'étranger où elle est beaucoup demandée, ses voyages seront comptés: à ce jour, un déplacement est prévu, le 9 septembre, en Italie, à l'occasion de la fête du quotidien de gauche, L'Unità ; un autre suivra au Québec au milieu du mois ; peut-être un troisième encore aux Etats-Unis, en octobre. Totalement prête à "réinvestir" pleinement le champ politique, Ségolène Royal n'est, pour autant, pas pressée. Persuadée que rien ne peut se faire ni sans elle ni contre elle, elle compte jouer un rôle "important" dans le processus de rénovation du PS qu'elle imagine "forcément long". Elle acceptera, prévient-elle, toutes les responsabilités qui lui seront confiées par ceux qu'elle nomme toujours ses "camarades". Son entourage est prévenu: "Le temps n'est plus aux règlements de comptes. Les comportements passés appartiennent au passé. Ressasser, c'est de l'énergie perdue."

"Une ligne moderniste, éclairée et rassembleuse"

L'ouvrage, à paraître cet automne aux éditions Grasset (dont le titre - encore provisoire - pourrait être Une étrange défaite), ne sera surtout pas un livre revanchard ou amer. Bien au contraire. Mais une réflexion qu'elle espère "honnête" sur les points forts et les points faibles de sa campagne. "J'ai attendu pour faire mon autocritique, mais je la fais. Pour mieux rebondir, pour redémarrer." Parce qu'elle a le sentiment d'avoir vécu une aventure exceptionnelle avec les Français, une aventure qui lui a apporté de la densité, de la maturité et le cadeau si précieux qu'a été "leur espoir et leur confiance", l'ex-candidate à l'élection présidentielle regarde le futur congrès du PS, dans un an, avec détachement.

Se projette-t-elle comme future patronne du PS ? La question lui semble absurde. "Je ne suis pas du tout dans ces stratégies." Même chose pour les courants. Créera-t-elle le sien ? Elle n'en a aucune idée et, pour l'instant, aucune envie. "J'ai été candidate au nom de tous les socialistes. Pourquoi devrais-je m'enfermer dans un courant?", a-t-elle laissé échapper, récemment, devant un de ses interlocuteurs. Le mot courant lui semble presque obsolète. Tout juste pense-t-elle que les militants de Désirs d'avenir devraient "naturellement" adhérer au PS. Le site internet de l'association sera réactivé afin de garder un contact permanent avec les Français.

D'ici au congrès socialiste - un horizon encore "lointain" pour elle -, elle compte, en tout cas, travailler dur. Entourée de sa petite équipe d'experts économiques et internationaux: Pierre Moscovici, le banquier Matthieu Pigasse, l'économiste Thomas Piketty, Bruno Rebelle pour les questions écologiques auxquelles elle s'intéresse tout particulièrement. Sur tous ces sujets, elle s'emploiera à proposer des idées neuves. En phase avec l'évolution de la société, des idées qui constitueront progressivement un corpus idéologique, une ligne politique "moderniste, éclairée et rassembleuse". Pas question que se reproduise le flottement idéologique qui a prévalu pendant la campagne sur des questions aussi importantes que les 35 heures, le temps de travail, la sécurité, ou le besoin de protection des citoyens.

Convaincue que les nouveaux adhérents du PS gagnés en 2007 attendent autre chose que des vieux sujets mille fois ressassés, Ségolène Royal ne regrette pas le départ de ceux qui n'ont pas résisté aux sirènes de l'ouverture sarkozyste. "Au contraire, cela crée un appel d'air." Un appel d'air qu'elle a bien l'intention d'utiliser à son profit. Foi de Ségolène. "Lorsque j'étais à la Guadeloupe, tous ceux que je croisais m'appelaient 'la femme debout'. Comme au temps de la campagne. Rien ne m'a fait plus plaisir. Rien ne correspond plus à la réalité qui est la mienne aujourd'hui."(jdd 19/08/07)

18.08.2007

Renouveau et renouvellement: suite

Je profite des interrogations de P.Renon pour répondre et développer certains arguments sur le phénomène " Ségolène " ; A savoir : le séisme provoqué au sein du parti ( espoir pour beaucoup et crainte pour d’autres), la déception de la présidentielle et son instrumentalisation par l ‘équipe dirigeante actuelle, la nostalgie Mitterrand, le talent, le renouvellement.
 

Pour une bonne compréhension, il est utile de revenir sur le fondement de la politique. Dans notre système démocratique l’autorité politique émane des désirs de la masse de la population qui compose la société. Cette masse n’est pas uniforme elle se subdivise en fonctions des affects ( ce qu’on aime ou déteste) des ambitions et des préservations, des coutumes et de l’environnement culturel ; le tout constituant les tendances et les modèles politiques. Le principe veut que les représentants de cette autorité soient en adéquation avec les désirs de la masse; mais il se produit par la routine et l’usure du temps l’inversion du processus. C-a-d , ce n’est plus la masse critique de la société qui prévaut sur les choix des orientations mais le corps constitué des représentants qui manœuvre pour conserver ses situations et aboutit généralement à un décalage avec la population, négatif pour la société politique.; En ce qui nous concerne, pour le PS, pour conserver sa fausse image d’unité et de cohérence, il s’est enlisé dans une organisation quasi fonctionnaire et les inconvénients qui en découlent: hiérarchie, lenteur, peu réactif, etc…Il s’épuise à construire des programmes, qui d’ailleurs ne marchent jamais, davantage pour ficeler son monde que pour convaincre.  

La nostalgie F.Mitterrand, Il fait parti des très peu nombreux grands politiques, mais il n’est plus, il faut faire sans …Il était l’arbre immense qui a permis à plusieurs générations de se construire de s’élever, et, aussi de se dissimuler. Lui disparu, la forêt redevenue à son état normal elle présente une tout autre image. Pour une grande partie c’était une forêt de bonzaïs qui se dissimulait derrière lui.

Le phénomène " Ségolène ", comme décrit ci-dessus, fin 2005, le PS était en hibernation, totalement anesthésié par les comédies lamentables et le rapiècement des synthèses des congrès.

Et voilà, une voix celle de Ségolène, qui dit stop ! !. Revenons au devoir premier du politique: Plaçons les désirs de la masse avant nos propres ambitions, mettons nous en adéquation avec lui. Organisons les remontées par les débats et analysons-les. Et même, allons plus loin, faisons en sorte que l’adéquation de la masse soit périodiquement vérifiée et évaluée par la création des " jurys citoyens ".

Vous connaissez la suite….la folle espérance pour beaucoup et l’amertume pour les autres.

Donc déception certes, mais de là à faire supporter toute la vacuité et incohérences de la direction actuelle du PS par Ségolène c’est facile, et pas très courageux.

Quoiqu’on en pense ou même qu’on tente de copier, ce sont les analyses préfigurées par Ségolène qui permettront le renouveau du Parti et non un énième problématique programme.

Le talent, préfigure plusieurs facteurs: l’envergure et la compétence, le charisme, le facteur temps (au bon endroit à la bonne époque) et surtout la chance.

Le leader d’opinion capable de tout rassembler et de s’imposer il me semble que c’est le dernier subterfuge pour détourner de Ségolène. En attendant, même avec une loupe je n’en vois guère dans ses opposants actuellement.

Pour anticiper ma réponse à l’argument massu " rien que le débat d’idée ", je rétorque : un, ce sont ceux qui sont les moins enclins à organiser le débat qui avance cet argument, deux, c’est le meilleur moyen de couper toute discussion et de se débarrasser d’un contradicteur.

Que ça soit bien clair, mon propos n’est pas d’attaquer ou de dénigrer le PS mais ceux qui l’enfoncent et le mènent au déclin.

 

Amitiés Ségolénistes

Jc.d

la pensée du jour

La façon dont une nation s’occupe des animaux reflète fidèlement sa grandeur et sa hauteur morale.
Gandhi

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