12.12.2009
CR Convention du PS
HEURE PAR HEURE. 10 h 06: le TGV de Martine Aubry, en provenance de Paris et à destination de La Rochelle via Poitiers (ça ne s’invente pas) arrive en gare de Saint-Pierre-des-Corps (Indre-et-Loire). Un bus enfin trouvé, après deux tentatives infructueuses, emmène l’édile socialiste, entourée de François Bonneau, président de la région Centre et Jean Germain, maire de Tours, au parc des expositions de Tours.
la suite ici:
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30.10.2009
Humeur du moment
Cà faisait longtemps qu'il n'y avait eu de billet dans cette rubrique, mais mieux vaut tard que jamais !
- Ségolène et l'identité nationale : était-ce le moment?
- Ségolène et laisser tranquille Chirac : était-ce bien nécessaire?
Dans les HP / midi pyrénées:
-comment s'élaborent les listes aux régionales? par "désignation/nomination" , à instar de Nico S qui installait indirectement Jean S à la présidence de l'EPAD?
-comment les militants donneront- ils leur aval ? ou leur désapprobation ?
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21.01.2009
Julien Dray présumé coupable ?
Julien Dray lâché par SOS-Racisme et la Fidl
Les socialistes ont rapidement lâché le député de l'Essonne qui fait l'objet d'une enquête préliminaire suite à un signalement de mouvements de fonds suspects sur son compte en banque. Quant aux associations proches de Dray, SOS Racisme et la Fidl, c'est peu dire que leur manifestations de soutien n'ont guère été plus nombreuses.
Le parquet de Paris avait ouvert cette enquête préliminaire à la suite d'un signalement de Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, portant notamment sur des mouvement de fonds suspects à partir des comptes de l'association Les Parrains de SOS Racisme et de l'organisation lycéenne Fidl depuis janvier 2006.
Pour les enquêteurs, le soupçon de recel d'abus de confiance est nourri par le fait que 94 000 euros sont durant la même période sortis des caisses des Parrains de SOS Racisme et de la Fidl, également en espèces.
Sur le forum de l’organisation de la FIDL –issue à l’origine des membres lycéens de SOS Racisme- les internautes se plaignent de l’opacité de l’organisation, de l’impossibilité d’obtenir des précisions sur son financement et de son silence. Certains évoquent une « modération drastique », voire une « véritable censure ».
Des questions, peu de réponses
Des critiques à relativiser tant les tensions sont grandes entre les différents syndicats lycéens. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Fidl fait la sourde oreille. Tout juste quelques brèves et rares réponses aux questions. Administrateur du forum, Tristan affirme de façon très laconique « les rapports sont théoriquement disponibles auprès de la Cour des comptes. Cordialement. »
Contactée par l’un des membres du forum, la direction de la communication de la Cour des Comptes aurait fait savoir que le contrôle des comptes de la FIDL ne faisait pas partie de ses missions. Un autre modérateur, Ju, nie tout tabou expliquant que « nous sommes financés par des subventions publiques et par les cotisations de nos adhérents. Vous avez le droit de demander à vos collectivités locales et à l'état comment sont utilisés vos impôts, il suffit d'en faire la demande. »
La réponse laisse sceptique les membres du forum mais une association de loi 1901 n’est, en effet, soumise à aucune obligation en ce qui concerne la publication de ses comptes.
Julien Dray ignoré
Par souci de prudence, Julien Dray n’est que très rarement cité nommément sur le forum. Quasiment ignoré, oublié. Toutes les réactions faisant référence au député socialiste semblent avoir été « modérées ». Tout juste quelques « quivoussavez » passent entre les mailles des filets modérateurs.
De son côté, SOS-racisme a fait aussi dans le « service minimum ». Tout juste un communiqué dans lequel jamais le nom de Julien Dray, pourtant fondateur de l’association, n’est mentionné. Une façon de tuer le père une fois pour toutes… L’association se borne à dénoncer « l’avalanche médiatique qui a gravement sali l’image et la réputation de SOS Racisme. Cette réalité est d’autant plus désagréable que ni SOS Racisme ni un quelconque de ses dirigeants ne se trouvent concernés par l’enquête préliminaire en cours. »
A noter que dans cette affaire, Julien Dray n'est pas mis en examen.
L'ancien conseiller de Ségolène Royal a dit qu'il n'avait rien à se reprocher et a exclu de démissionner de ses mandats.
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27.12.2008
Joyeux Noël et fêtes à tous
11:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
27.11.2008
265 sans-abris morts
265 sans-abris sont morts dans la rue en France cette année
Trois SDF morts en un mois dans le bois de Vincennes
PARIS (AFP) — Quatrième en un mois dans la région parisienne, un troisième SDF a été trouvé mort mardi dans le Bois de Vincennes, où la ministre du logement, Christine Boutin, a effectué un déplacement, la mairie de Paris mobilisant son unité d'aide aux sans-abri.
C'est l'association Emmaüs qui a découvert le corps de cet homme d'"environ 45 ans, retrouvé allongé, comme s'il dormait": il pourrait s'agir d'un Polonais, selon une source policière.
Emmaüs effectuait sa première tournée d'"exploration" destinée à venir en aide aux nombreux sans-abri, à l'écart des circuits habituels des associations caritatives. Une mission décidée après la mort d'un sans-abri de 50 ans dans ce même bois, victime d'une intoxication au monoxyde de carbone.
"On veut que le préfet réquisitionne des logements vides pour ces personnes, les gens sont là (dans le bois, ndlr) car il n'y a plus de places dans les hébergements d'urgence", a déclaré à l'AFP Xavier Vandromme, porte-parole d'Emmaüs.
Un SDF installé aussi à Vincennes, Emmanuel Nugues, a confié: "On n'a pas envie de crever dans ce bois".
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Bagnères. Retrouvé mort dans un fossé
Un homme retrouvé sans vie dans la côte de Toulouse. Un drame de la misère humaine ?
8 h 37 hier matin : les pompiers arrivent dans le premier grand virage de la côte de Toulouse à Bagnères, en direction de Cieutat. Quelques minutes auparavant, ils ont été prévenus par des témoins qui ont vu un homme à terre, gisant dans le fossé où coule un filet d'eau, sur le bas-côté de la route. Quand les pompiers arrivent, il est déjà bien trop tard pour le malheureux : il est mort. La gendarmerie est aussitôt avisée, ainsi que la mairie.
09:58 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20.10.2008
Aux 20% de Français qui ne sont pas indignés par les sifflements sur la Marseillaise
Par Gérard Calliet, Mariannaute. Vouloir faire de l'affaire de la Marseillaise un drame national, dans un pays où l'irrévérence fait partie de l'Histoire, c'est jouer un jeu trouble, dangereux : celui de la division et de la haine.

Ceci pour dire que les Français ont toujours pensé leur histoire comme universelle, à disposition des autres peuples, pour leur libération. Ce qui explique, par exemple, que les Hassidim de Russie voyaient les armées de Napoléon comme des armées de libération. Le nationalisme n'est pas une valeur française. Mais, par ailleurs, les libérations nationales qui ont suivi l'exemple de la France en Europe au 19ème siècle ont pris en majeur l'idée nationale, et en mineur l'idée des droits de l'homme. Faiblesse fondamentale, qui a eu pour conséquence la montée de nationalismes guerriers au 20ème siècle, puis les deux guerres mondiales.
Encore en France, peu avant le déclenchement de la première guerre mondiale, la France héritière de la révolution (les radicaux-socialistes autour de Jean Jaurès) s'est opposée de toutes ses forces à la guerre, et elle avait comme principale force contre elle les héritiers de droite de la contre-révolution. Une fois Jaurès assassiné par les nationalistes fanatiques, la guerre était en route.
On peut convenir que cette première guerre était le chaudron dans lequel la deuxième a été préparée. La défaite allemande d'un nationalisme non assorti de valeurs républicaines ne pouvait déboucher que sur une revanche absolument fanatique. Le nationalisme allemand de la deuxième guerre mondiale avait besoin pour se fonder d'une haine pure, et il a trouvé l'antisémitisme comme moteur.
Les Français se sont toujours méfiés des nationalismes
Tout cela pour dire que les Français font la différence entre «le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes», qui peut déboucher sur des libérations nationales, mais se méfient fondamentalement des nationalismes, dont ils estiment qu'ils sont toujours plus ou moins des écoles de la haine.
La «défense du drapeau» ou de «l'hymne national» sont toujours perçus en France comme des dangers potentiels. Pour un français, la défense du drapeau renvoie toujours plus au moins à l'appel au drapeau dans les camps de jeunesse pétainiste. Ou, plus récemment, au bleu-blanc-rouge du front national (remarquons l'usage du mot «national» dans l'intitulé de ce parti fascisant).
C'était le premier point. Les Français n'ont jamais une confiance complète dans les nationalismes.

Deuxième point. On se souvient de l'affaire des caricatures. En France, le journal Charlie Hebdo a soutenu sans nuance le dessinateur danois, en publiant sa page «c'est dur d'être aimé par des cons» énoncé par Mouhamad. Il a été attaqué en justice. Il a gagné son procès. Pourquoi ? Parce qu'en France, il y a un «droit au blasphème». Ce droit signifie que la force symbolique de n'importe quel signe religieux ou autre peut être attaquée, au nom du droit d'expression, dans la mesure où ce ne sont pas les personnes qui sont attaquées. Le droit des personnes et des idées passe avant les droits des symboles, religieux ou non. Là aussi c'est une conquête de la révolution française, qui s'est battue contre l'oppression conjointe des églises et de l'aristocratie, qui était d'autant plus forte qu'il y avait mélange entre religieux et politique. Il faut rappeler que cette lutte contre l'oppression ecclésiale a été la plus farouche et la plus sanglante.
D'où en France une sympathie extrêmement forte et ancrée à l'irrévérence. Les Français ont de la peine à courber la tête. Ils soupçonnent d'emblée toute révérence à un symbole d'être au fond de l'idolâtrie et le début d'une oppression. On connait l'expression célèbre «le sabre et le goupillon». Là où il y a du goupillon, le sabre n'est jamais loin, et vice-versa.
Ce qui ne veut pas dire que les «sans-culottes» sont des barbares. Au contraire, un peu comme les hébreux de la bible, ou les iconoclastes chrétiens et musulmans, ils refusent de s'incliner devant les idoles, parce qu'ils cultivent avec la plus grande force la révérence à des vraies valeurs : liberté de penser, égalité des conditions sociales, fraternité dans le peuple et entre les peuples (ce qui nous ramène à la Marseillaise de Jean Renoir).
Cette sympathie fondamentale à l'irrévérence, active même, va jusqu'à leur hymne. Les Français savent très bien faire la différence entre des sympathiques fêtards qui se gaussent de la marseillaise, et des hypocrites qui la prennent pour emblème indépassable. Goguenards, ils observent les deux, et savent que les uns, malgré leur indiscipline et leurs mauvais penchants, seraient les premiers à les défendre si «la patrie était en danger», alors que les autres seraient, et sont déjà le plus souvent, prêts à les vendre. Les «appels aux drapeaux» sont le plus souvent le fait de lâches qui envoient les autres se faire tuer, pour ensuite capituler. Ceux qui se battent dans l'ombre, artilleurs sénagalais ou groupe Manouchian, eux, sont des amis de la France.
Une manipulation
D'une part, je rejoints tous ceux qui disent qu'on se paye notre tête à faire de cette affaire un « drame national ».
D'autre part je suis inquiet de la possibilité même de cette manipulation. Le schéma est simple : les courtisans du prince sur-réagissent par avance en pensant se faire bien voir par celui qui gouverne, Le Parisien fait écho et sonde, on a 80% « d'indignés ».
Tout cela participe d'un enchainement classique de xénophobie télécommandée par un pouvoir dont le ressort essentiel est la division et la haine. Emballement mutuel de la foule et du chef providentiel, qui joue en sous-main sur les sentiments les plus bas, et dont la suprématie est suffisante pour que cela se fasse – presque – sans lui, ce qui lui permet de faire accroire qu'il s'agit d'une vérité objective.
Tout cela est classique. Ce qui est inquiétant, c'est que cela se passe en France, alors que l'Europe entière glisse progressivement vers l'extrême-droite, retrouve son bon vieil antisémitisme. Ajoutons à cela qu'il faudra bien trouver sous peu des boucs émissaires de la récession économique.
Et que « la France » ce n'est pas seulement les 20% de démocrates, c'est aussi 80% de terrain de manoeuvre pour les héritiers des contre-révolution et des mélancolies pétainistes.
Nous nous retrouvons sans recours devant la montée des plus grandes infamies.
09:08 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marseillaise
03.09.2008
UN CONTRE-ARGUMENT n contre-argument ECLAIRANT au RSA
La création du RSA par le gouvernement est, comme le soulignait Ségolène Royal dans une tribune publiée le 9 mai, une imposture politique, doublée d'une occasion manquée. Thomas Piketty a publié aujourd'hui une excellente analyse du Revenu de solidarité active (RSA).Par Thomas Piketty
Depuis la semaine dernière, il est enfin possible de débattre précisément du système de Revenu de solidarité active (RSA) proposé par le gouvernement. Récapitulons.
Actuellement, une personne seule sans revenu touche 450 euros par mois de RMI. Si elle trouve un emploi payé au SMIC, son salaire net mensuel sera de 600 euros à temps partiel (20 heures), et de 1 000 euros à temps plein (35 heures). Depuis 2000, les salariés modestes bénéficient de la prime pour l’emploi (PPE), égale à 8 % du salaire, soit un complément de revenu de 50 euros par mois pour un salaire de 600 euros, et de 80 euros pour un salaire de 1 000 euros. Au-delà, la PPE diminue et s’annule complètement au niveau d’un salaire de 1 600 euros. Elle disparaît encore plus vite pour ceux qui ont un conjoint qui travaille, ce qui n’a guère de sens d’un point de vue économique : la puissance publique ne devrait-elle pas se préoccuper d’encourager le travail de tous, indépendamment de la situation de famille, plutôt que de savoir qui vit avec qui ? Outre la PPE, les salariés à temps partiel sortant du RMI ont également droit au dispositif d’intéressement, qui permet de conserver temporairement une partie du RMI. Etendu en 1998, ce système permet par exemple à une personne seule trouvant un emploi à 600 euros de conserver douze mois un complément de 150 euros au titre du RMI.
Que change exactement le RSA à ces dispositifs complexes ? Pas grand-chose, et pas forcément dans la bonne direction. Le RSA consiste à laisser la PPE en l’état, mais à augmenter le montant de l’intéressement (pour un salaire de 600 euros, le complément passe de 150 euros à environ 200 euros), et surtout à le rendre permanent et à l’étendre à tous les salariés à temps partiel : plus de limite de douze mois, et plus besoin de passer par la case RMI pour en bénéficier. Supprimer cet effet pervers est sans doute une bonne chose - et quoi qu’il en soit, une bonne nouvelle pour le pouvoir d’achat des nouveaux bénéficiaires, ce qui n’est pas rien. Mais s’imagine-t-on vraiment que le passage de 150 euros d’intéressement à 200 euros de RSA et la fin de la limite de douze mois vont soudainement doper les taux de sortie du RMI vers l’emploi à temps partiel ?
D’après François Bourguignon, président du comité d’évaluation du RSA, les expérimentations n’ont pour l’instant trouvé aucun effet statistiquement significatif, bien qu’elles aient été menées avec les collectivités volontaires et donc motivées. Sans compter que pour tous ceux qui ont déjà un emploi à temps partiel, la création du RSA, couplée avec le gel annoncé de la PPE pour les salariés à temps plein, aura pour conséquence une forte réduction de l’écart de revenu entre emplois à 20 heures et à 35 heures, donc des incitations moindres à passer du temps partiel au temps plein. Il est fort possible que cet effet négatif, que les «expérimentations» n’ont pas eu la possibilité d’évaluer, l’emporte sur le modeste effet positif. L’impact global sur l’offre de travail de cette nouvelle forme de subvention au temps partiel que constitue le RSA - et que ne manqueront pas d’utiliser les employeurs, en proposant davantage d’emplois à temps partiel - serait alors négatif. Aux antipodes de l’objectif affiché.
En tout état de cause, le fait central est que cette réforme brouillonne ne s’attaque nullement au problème structurel qui mine ces dispositifs depuis des années, à savoir leur complexité et leur manque de lisibilité. Au contraire : la réforme entend faire coexister deux dispositifs distincts. L’un pour les salariés à temps partiel, géré par les caisses d’allocations familiales suivant une logique de minima social (le RSA) ; l’autre pour les salariés à temps plein, géré par l’administration fiscale suivant une logique de crédit d’impôt (la PPE). Les deux dispositifs seront administrés suivant des règles et périodicités différentes (le trimestre dans un cas, l’année dans l’autre), ce qui est techniquement absurde et promet bien du plaisir aux salariés pauvres basculant d’un système à l’autre.
Qu’aurait-on pu faire ? Une réforme plus ambitieuse, fondée sur une révolution fiscale, permettant à la France de se doter enfin d’un impôt progressif sur le revenu moderne et unifié. Fusion de la CSG et de l’IR, prélèvement mensuel à la source, individualisation complète de l’impôt : les ingrédients sont bien connus, mais le courage et la volonté politiques manquent. Un tel instrument permettrait pourtant d’intégrer naturellement l’ensemble des dispositifs de RSA et de PPE sous forme de crédit d’impôt. Ce qui serait bien plus efficace techniquement, et surtout plus satisfaisant du point de vue de la transparence démocratique. Car les salariés modestes sont avant tout des contribuables comme les autres, et non des assistés. Qu’ils travaillent à temps complet ou à temps partiel, les smicards versent aujourd’hui l’équivalent de deux mois de salaire au titre de la TVA, plus d’un mois de salaire au titre de la CSG, sans compter les taxes indirectes annexes (essence, tabac, alcool, etc.) et les cotisations sociales, soit un taux de prélèvement global supérieur à 50 %. Et contrairement à ce que l’on essaie de faire croire, les augmentations de PPE ou de RSA ne sont pas prêtes de les transformer en allocataires nets !
La gauche doit se saisir d’urgence de cette question fiscale - d’autant plus que Nicolas Sarkozy s’illustre chaque jour par les errements de sa politique dans ce domaine. Après avoir créé plus de 15 milliards d’euros de nouvelles niches fiscales dans un système qui en compte déjà beaucoup trop, et après avoir constaté que les caisses étaient trop vides pour financer le RSA, voici donc que notre président a eu l’idée géniale d’inventer un nouvelle taxe de 1 milliard d’euros sur les revenus de placement. Recette classique souvent utilisée dans le passé pour colmater les trous des finances sociales françaises, ce prélèvement a en outre la particularité intéressante d’être régressif : avec le bouclier fiscal, les gros patrimoines seront de facto exonérés de cette taxe de 1 %. Pas étonnant que Nicolas Sarkozy et Martin Hirsch s’entendent bien : ils ont le même goût pour les slogans clinquants sur la forme, et pour l’improvisation et le bricolage sur le fond.
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09.04.2008
Asile politique
15:29 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.03.2008
Message d’un principal de collège
Voici un courrier d'un Principal de collège qui a décidé d'informer sur le sort réservé aux collèges "Ambition-Réussite" qui ont remplacé les Zonesd'Education Prioritaire.
Bonsoir,
J'occupe depuis cette rentrée la fonction de Principal d'un Collège dit "difficile", classé "Ambition Réussite". 82% des élèves sont issus de catégories socio-professionnelles très défavorisées. Un Collège ghetto, avec ses problèmes quotidiens, et les problèmes de violence dans le quartier.
Je suis très fier d'avoir travaillé pendant plusieurs années à Meaux, puis dans la banlieue de Lyon pendant 4 ans, et aujourd'hui ailleurs dans le Rhône. Fier d'être fonctionnaire de la République, d'assumer cette mission de service public tant décriée.
Ce soir, ma fierté m'a abandonné. J'ai honte. J'ai surtout honte de devoir affronter le regard des professeurs, des surveillants, des partenaires extérieurs, des parents d'élèves et des élèves.
Vous vous souvenez tous de la promesse de notre président de la République pour ne pas laisser les "orphelins de 16 heures" à la rue ?
Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de l'Education nationale, à propos de la mise en place de l'accompagnement éducatif, ce dispositif devant accueillir tous les collègiens de 16 heures à 18 heures ?
La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je l'ai découverte en détails au moment même où je prenais mes fonctions au Collège X fin août, comme tous mes autres collègues Principaux de Collèges en Education prioritaire (près de 1500 Collèges dans toute la France).
Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car je suis un fonctionnaire responsable. J'ai mis mes opinions de citoyen dans ma poche, et j'ai tout fait pour que ce dispositif soit un succès.
Je rappelle à tous que cet accompagnement éducatif devait concerner les élèves volontaires, encadrés par des enseignants volontaires.
Sur 365 élèves, j'ai réussi à en convaincre 225: 61,5 % de l'effectif total. La moyenne dans le Rhône tourne autour de 28 %.
Sur 47 enseignants, j'en ai convaincu 29. Je suis allé solliciter la MJC du quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine. J'ai sollicité le Centre social pour mettre conjointement en place l'aide aux devoirs, 3 fois par semaine. 100 % des élèves de 6ème étaient inscrits à cette dernière action. J'ai sollicité une compagnie artistique pour mettre en place un atelier d'écriture. Les professeurs ont ensuite proposé un atelier de sciences physiques, un club journal des collégiens, une activité escalade, trois groupes de soutien en mathématiques, deux groupes de soutien en français. J'étais en pourparlers avec un club d'échecs et un autre de rugby pour enrichir l'offre.
J'ai même réussi à débaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas....
Tout cela a bien sûr un coût. Vous vous en doutez.
L'Inspection académique et le Rectorat nous ont transmis courant octobre 2007 une enveloppe d'heures pour les professeurs et les intervenants extérieurs (pour ces derniers, ces heures devaient être transformées en vacations, payées 15 € de l'heure).
Je disposais de 1476 heures. C'est à partir de cette enveloppe que je n'avais pas demandé que j'ai construit mon offre. J'ai informé les parents d'élèves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en place. L'aide aux devoirs avait commencé dès le 20 septembre. Les élèves étaient pour la plus part d'entre eux très heureux.
Début décembre, j'ai mis en paiement auprès du Rectorat les heures effectuées en septembre, octobre et novembre: 398 heures.
Cet après-midi, mardi 29 janvier 2008, réunion officielle à l'Inspection académique. L'inspecteur d'Académie préside la réunion, flanqué de ses deux adjoints et de deux chefs de service. Configuration inhabituelle.. Curiosité puis inquiétude.
L'Inspecteur d'Académie ne le dit pas explicitement, car nous sommes tous soumis au même devoir de réserve. "Le dispositif n'est pas supprimé, mais on a réduit la voilure". On a seulement supprimé les heures pour le faire fonctionner. Au lieu des 1476 heures, je n'en ai plus que 397 pour terminer l'année scolaire. Cela vient directement du Ministère. C'est identique dans toutes les Académies, l'Inspecteur d'Académie nous l'a confirmé, comme s'il voulait nous consoler. Tous mes collègues sont dans la même stupeur (40 Principaux de Collège abasourdis).
J'ai dépensé 1 heure de plus que ce à quoi j'ai droit. Et les heures effectuées en décembre et en janvier ne sont pour l'instant pas honorées (j'ai compté 221 heures pour ces 2 mois). Je n'en ai plus les moyens. C'est noble le bénévolat, mais, là, on atteint des limites...
Concrètement, dès lundi prochain, 4 février 2008, toutes les actions décrites ci-dessus s'arrêteront, faute de moyens. Je ne vous fais pas de dessin.
Oui, j'ai honte ce soir. Honte pour les élèves. Honte pour les parents d'élèves. Honte pour les profs. Honte pour les partenaires exterieurs. Je ne sais toujours pas comment je vais leur annoncer la chose.
Merci M. Sarkozy pour vos promesses péremptoires. Merci M. Darcos pour avoir démontré la crédibilité du système éducatif français.
Bonsoir les amis, vive la République..
Je vous encourage à le diffuser autour de vous.
Bernard Étrillard
source: programme ambition reussite
22:39 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : education, darcos
17.02.2008
Les élections aux Etats-Unis, par Bernice King, fille de M.Luther King
http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2008/...
Nous sommes à la veille d'une élection cruciale, et je ne sais pas si j'apporterai mon soutien personnel à un candidat. Je ne l'ai encore jamais fait. Les politiciens sont pris dans de tels étaux, phagocytés par leur parti, leurs électeurs, divers groupes d'intérêt. Je me focalise donc moins sur les personnes que sur certaines grandes questions à débattre avant de se rendre aux urnes. Là encore je pense à mon père. Trois maux, disait-il, rongent l'Amérique : la pauvreté, le racisme, le militarisme. Je fais le même constat. Avez-vous vu la propagande orchestrée autour du terrorisme depuis septembre 2001 ? Cette frayeur constamment entretenue et prétexte à faire passer tant de lois répressives et attentatoires aux libertés individuelles ? Cette angoisse collective au nom de laquelle les Américains abandonnent aux autorités leurs droits et souveraineté ? Mais ce n'est pas par les "terroristes" que sont terrorisés la plupart des Américains ! C'est par leur santé et la perspective de mourir isolés et sans soins médicaux, faute d'en avoir les moyens ! Voilà la vérité !
Le racisme ? Allons ! Rien n'est réglé, et personne ne veut le dire ! Le sujet est même trop sensible pour qu'on l'aborde dans la campagne, alors on tourne autour. Mais ça bout sous la surface. Et ça explosera si l'on n'y prend garde. Régulièrement se produisent des incidents : insultes, tabassages, noeuds coulants... Cela suscite de l'émotion, on se lève, on défile. Et tout retombe sans que s'ouvre le vrai débat de la division raciale du pays. L'élection d'un président noir, quarante ans après l'assassinat de mon père, serait évidemment un message très symbolique. Mais ce pourrait n'être qu'un trompe-l'oeil, une façon pour ce pays de s'afficher non raciste quand il le demeure profondément. Il nous faudrait une initiative similaire à celle de la Commission vérité et réconciliation d'Afrique du Sud. Blancs et Noirs doivent se parler. S'expliquer. Se faire face, enfin.
Il nous faut changer de système de valeurs. Et ma responsabilité est de réinjecter celles que mon père voulait introduire en son temps. Justice, respect, liberté, générosité. Suffit, ce matérialisme qui nous rend fou ! Suffit, cet égoïsme qui nous rend aveugle aux autres. Suffit, ce système bling-bling qu'accompagne d'ailleurs une dégradation de la situation des femmes. Moi, je veux m'adresser aux jeunes par les canaux qui les touchent le plus - le rap, la mode, les images - pour leur proposer un autre idéal. Je veux élever le niveau, voilà. Faire en sorte que dans leurs rêves, les enfants ne se demandent plus : "Comment pourrais-je bien devenir riche ?", mais "Comment vais-je pouvoir améliorer le monde plus tard ?". C'est tout de même plus excitant !
Dieu m'a fait cadeau du nom de King, qui veut dire roi. Mon père était un roi, c'est-à-dire qu'il a toujours levé la tête, comme le font les souverains sur leur trône, pour avoir une plus large perspective sur ce réseau de liens inextricables qui unissent les humains dans un même destin. Il a toujours refusé d'être sujet, réduit à l'humiliation, à la ségrégation.
Eh bien, c'est le message que je veux faire passer aux jeunes. Soyez des kings ! Soyez des rois ! Choisissez votre vie, vos valeurs, vos références. Ne soyez plus sujets. Elevez-vous, relevez vos critères ! Vous méritez beaucoup mieux !
19:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élection, états-unis, bernice king, luther king










