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07/12/2008

Peillon: "La porte du PS nous est fermée"

Vincent Peillon, pas franchement satisfait de la situation au PS. (Maxppp)

Quel bilan tirez-vous du premier conseil national de Martine Aubry?
Nous avons un parti inquiet et divisé qui, depuis le congrès de Reims, attend que sa direction se ressaisisse. Hier, Martine Aubry a raté les deux objectifs qui auraient pu donner le signe d'un nouveau départ. Les militants voulaient la clarté et le rassemblement. Ils n'ont eu ni l'un, ni l'autre.

Martine Aubry affirme vous avoir ouvert la porte. Pourquoi rester en dehors de la direction du parti?

C'est totalement inexact. Avec Ségolène Royal, j'ai rencontré deux fois Martine Aubry, mercredi et samedi derniers, et, à aucun moment, elle n'a avancé d'offre concrète. Jean-Noël Guérini lui a fait des propositions politiques et lui a suggéré une répartition des personnalités de notre courant. Pas de réponse. Vendredi matin, Ségolène Royal a fait l'effort d'appeler Martine Aubry et lui a dit qu'elle était prête à accepter un poste secondaire pour ne pas faire de sa personne une entrave au rassemblement. Martine Aubry a repoussé cette solution tout comme ma candidature. La volonté était clairement de nous exclure de la direction du Parti socialiste. La porte est bien fermée.

Dans votre camp, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Guillaume Garraud n'ont-ils pas refusé des secrétariats nationaux?
Débauchage ou intox? Tout cela n'est pas brillant. La motion que défend notre équipe a recueilli 30% des voix du parti et on lui offre trois secrétariats thématiques, soit le tiers de ceux accordés aux amis de Benoît Hamon dont la motion n'a obtenu que 18% des suffrages. On veut faire croire que nous sommes minoritaires dans ce parti mais c'est faux. La majorité que l'on nous oppose
est disparate et divisée. Quelle ligne politique commune entre Henri Emmanuelli, Michel Rocard, Laurent Fabius, Bertrand Delanoë et même Martine Aubry? Le premier est contre la prime à l'emploi, les autres pour. L'un est pour le protectionnisme, l'autre contre. L'un voulait qu'on fasse l'accord avec le Modem dès le premier tour de la présidentielle, les autres jamais! D'où un texte sans aucun relief.

Samedi, avec vos amis, vous avez multiplié les incidents. Ce n'est qu'un début?
On a voulu nous interdire de parole et museler le débat sur un texte qui nous engagerait pour trois ans, sans vote des militants. Bref, refaire le congrès après le congrès! Nous ne nous sommes pas laissé faire. Et il y avait matière à discussion puisque le texte de Martine Aubry n'a recueilli que 146 voix sur 306. C'est le plus faible résultat de l'histoire. Nous allons nous mettre au service du parti sur le terrain. Je pense qu'il a besoin de nous pour constituer une force d'opposition au sarkozysme. Le nouveau conseil compte 60% de nouveaux entrants et 50% de femmes.

Reconnaissez-vous cet effort de renouvellement?
Jean-Christophe Cambadélis, Claude Bartolone, Michel Sapin, Elisabeth Guigou, Marilyse Lebranchu sont des gens de qualité mais ne me paraissent pas incarner le renouvellement. Quand aux "vrais jeunes", ce sont tous d'anciens présidents de l'Unef-ID (syndicat étudiant) et des MJS (Mouvement des jeunes socialistes). Je vois ça plutôt comme un repli que comme une ouverture sur la société réelle, bref une occasion ratée.

www.lejdd.fr/cmc/politique/200849/peillon-la-porte-du-ps-...

 

05/12/2008

Texte d'orientations politiques PS 2008-2011

le 5 décembre 2008 17h21 | par
Marcelo Wesfreid

Martine Aubry soumettra demain matin ce texte d'orientations politiques pour 2008-2011 au conseil national. Sa déclaration de politique générale, en quelque sorte. Le document a été élaboré après de longues discussions avec les amis de Benoît Hamon et de Bertrand Delanoë. Il a été envoyé à Ségolène Royal vers midi. Soit plusieurs jours après les autres.

Tout un symbole. Aubry feint de laisser la porte ouverte à Ségolène Royal (qui avait demandé à participer à la direction, en s'occupant de la FNSER, la fédération des élus). Mais la maire de Lille avance des propositions qu'elle sait impossibles à accepter par sa rivale. Exemple : "Nous n'admettrons pas de voir notre parti se transformer progressivement en un parti au service d'une candidature". Ou encore : "Nous refusons toute alliance avec le Modem", écrit celle qui en a passé... un à Lille en mars dernier pour les municipales).

La crise en vrai

Ségolène Royal à Florange ( vidéo à 2.37 )

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b54a_1920

Merci à Dina :) D A

 

Carte des suppressions d'emplois en France (vidéo)

Découvrez la carte des suppressions d'emplois annoncées depuis septembre 2008 en France.
Carte des suppressions de postes en France
Cette carte a été créée par un utilisateurs de Google Map qui marque par un logo d'un secteur d'activité la carte de France.

http://eco.rue89.com/2008/11/19/avec-vous-eco89-tient-a-j...

10:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)

04/12/2008

la pensée du jour

Il n’est aucune histoire si terrible, aucun accident du sort… dont la nature humaine, par patience ne puisse venir à bout.

Euripide

02/12/2008

Les Vingt-Sept s'accordent sur la réduction de la pollution automobile

Les Européens ont mis fin, lundi 1er décembre, à plusieurs mois de tractations entre défenseurs de l'environnement et constructeurs automobiles, en s'accordant sur l'obligation pour les constructeurs de réduire les émissions de CO2 de leurs voitures neuves à partir de 2012, avec des pénalités pour les contrevenants.

Selon les termes du compromis trouvé entre les Etats membres de l'UE, le Parlement européen et la Commission, les constructeurs automobiles européens devront réduire de 18 % les émissions de CO2 des véhicules neufs d'ici à 2015, soit des émissions de dioxyde de carbone ramenées à 130 grammes par kilomètre. Le texte prévoit une réduction par étapes à partir de 2012. A l'origine, la Commission proposait que cette réduction de 18 % soit atteinte dès 2012, ce qui avait été très contesté par le secteur et par certains pays, l'Allemagne en tête.

Des pénalités progressives sont prévues en cas de dépassement. L'accord doit encore être adopté formellement, et soumis aux eurodéputés, mais toute modification est désormais improbable.



une goutte d'eau qui ne changera pas grand chose.