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29.04.2008

Le paquet fiscal , profits et pertes

Loi Tepa. Retour sur la ventilation des quinze milliards d’une mesure très contestée.
MURIEL GREMILLET

 

Où sont passés les 15 milliards ? Hier, Christine Lagarde présentait «sa» LME (loi de modernisation de l’économie, lire page 18) dont le coût est limité à 300 millions. Mais qui présente un contraste assez brutal avec l’autre loi économique de Nicolas Sarkozy, le Tepa (travail, emploi, pouvoir d’achat). Voté en juillet, le «paquet fiscal» est devenu l’axe principal de la critique par la gauche de la politique du gouvernement. Reste à savoir où sont passés les 15 milliards. Dans les poches des «plus aisés», comme l’affirme la gauche ? Ou au contraire «à 95 % vers les Français les plus modestes et les classes moyennes», comme l’expliquait en janvier , Frédéric Lefebvre, député UMP ? Tous les chiffres qui suivent sont tirés du rapport sur les prélèvements obligatoires, annexé au projet de loi de finances 2008.

14,8 milliards d’euros en régime de croisière

Depuis juillet les chiffres ont varié, aussi bien dans la bouche de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, que dans la communication du Premier ministre. Le paquet fiscal a été parfois vendu à 11 milliards, puis à 13,8 en année pleine à droite ; la gauche elle martèle un chiffre rond de «15 milliards». En fait, toujours selon les documents budgétaires, le paquet fiscal représentera 14,8 milliards en régime de croisière. Certaines dépenses sont à peu près sûres, d’autres dépendront de leur succès ou non (comme les heures sup) et c’est finalement un autre problème.

6,63 milliards, les heures supplémentaires

«Travailler plus, pour gagner plus», le slogan sarkozyste se matérialise depuis le mois d’octobre par la défiscalisation des heures supplémentaires. Le gouvernement s’est fondé sur un volume d’heures sup réalisé de 900 millions l’an passé. Sans que, pour autant, il ait une quelconque certitude sur le résultat en 2008, a fortiori quand l’économie ralentit. La gauche a aussi dénoncé le faible impact de la mesure sur la fiche de paie. Selon Didier Migaud, le président (PS) de la commission des finances de l’Assemblée nationale, «le gain moyen par salarié réalisant 32 heures sup sur l’année est de l’ordre de 111 euros par an, soit moins de 10 euros par salarié et par mois.»

3,7 milliards, les intérêts d’emprunt

Si la France passe au travers des gouttes de la crise immobilière, ce serait grâce à cette disposition, expliquent Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde. Assertion difficile à évaluer. Ce qui est sûr, c’est que la mesure s’adresse surtout à des primo-accédants, ayant une grosse capacité d’emprunt. Autant dire, pas les contribuables «les plus modestes».

2,27 milliards, les droits de mutation

Exonérer les petites successions, voilà l’antienne du chef de l’Etat. Sauf que, les petites successions échappaient déjà à l’impôt et que de fait, ce sont les plus grosses qui bénéficient de la mesure. Sans compter que l’incitation aux donations, sans avoir à payer d’impôt fonctionne à plein. Selon Bercy, en six mois, près de un milliard d’euros ont changé de mains. Sans pour autant avoir d’impact semble-t-il sur la consommation.

650 millions, le bouclier fiscal

C’est la mesure symbolique du Tepa. Celle qui a fait reconnaître à Sarkozy, puis à François Fillon une «erreur de communication» sur cette loi. En juillet pourtant, Lagarde était lyrique pour justifier l’abaissement du bouclier de 60 à 50 % des revenus : «Je vous invite à vous poster gare du Nord un vendredi soir, à l’arrivée de l’Eurostar ou du Thalys, pour comprendre que tous ces banquiers français partis travailler à l’étranger, n’ont qu’une envie, rentrer vivre en France. A ceux-là qui cherchent les clés des paradis fiscaux, nous ouvrons nos portes.» Aujourd’hui, le gouvernement préfère expliquer que le bouclier s’adresse aussi aux contribuables les «plus modestes». Comme ceux qui sont propriétaires d’une maison dont la valeur aurait grimpé en flèche en même temps que les impôts locaux.

530 millions, l’ISF

Un don à une fondation, un investissement direct dans une PME et voilà un impôt sur la fortune qui fond. Apparemment une goutte d’eau à rapporter aux 4,2 milliards d’euros de recettes attendus par l’impôt de solidarité sur la fortune en 2008. Si ce n’est qu’à gauche, on fait remarquer qu’en ajoutant les aménagements sur l’ISF et l’allégement des droits de mutation, les besoins de financement du RSA (revenu de solidarité active) étaient couverts, sans toucher à la PPE (prime pour l’emploi). Un RSA instauré par le fameux «paquet fiscal». A la fin de la loi. Une fois toutes les affaires de gros sous expédiées.

http://www.liberation.fr//actualite/politiques/323739.FR....

26.04.2008

La Déclaration de Principe 2008

Au boulot les socialos : voici la nouvelle Déclaration de Principe 2008:

21 ou 22 articles à dévorer avec modération : attention les textes ci-après contiennent une légère dose de SD ! (ndlr)

-approbation fin mai

-puis remontée à Hollande début juin

-pour adoption finale le 14 juin

http://www.intox2007.info/index.php?post/2008/04/21/La-no... http://maisonsalfortdsk.canalblog.com/archives/2008/04/25...

PRÉAMBULE

Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l'humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l'action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l'organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d'une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de la Commune, l'héritage de la République et de son œuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front populaire, de la Libération, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédé. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l'homme, de l'Affaire Dreyfus à l'abolition de la peine de mort.


Ces ambitions sont plus que jamais d'actualité. Pour les socialistes, l'être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sa relation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C'est pour cela que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l'homme et assurant la sauvegarde de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en œuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes.

Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l'action, un avenir pour l'humanité. Sa nature est "d'aller à l'idéal et de comprendre le réel ", d'inventer le futur et de travailler dans le présent, d'assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.

1 – NOS FINALITÉS FONDAMENTALES

ART. 1 Etre socialiste, c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est. L'idée socialiste relève, à la fois, d'une révolte contre les injustices et de l'espérance pour une vie meilleure. Le but de l'action socialiste est l'émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.

ART. 2 L'égalité est au cœur de notre idéal. Cette quête n'a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l'idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature. Elle porte un message universel, dès lors qu'il s'agit de défendre les droits fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints à partir du fonctionnement spontané de l'économie et de la société. La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l'égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.

ART. 3 Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l'avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique, l'émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd'hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l'environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l'intérêt général, le développement et l'écosystème. Conscients de l'étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes, les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins.

ART. 4 Le progrès, synonyme d'amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l'exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l'éducation, la recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L'expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l'ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l'avenir de l'humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l'arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l'acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l'utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l'aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l'être à l'aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d'existence et de travail des individus.

ART. 5 La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. Elle conditionne la nature même de l'action socialiste. Elle ne se résume pas à une méthode. Etre socialiste, c'est penser que les hommes et les femmes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l'évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision collectives.

II – NOS OBJECTIFS POUR LE XXIE SIÈCLE

ART. 6 Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d'inégalités, porteur d'irrationalité, facteur de crises, qui demeure d'actualité à l'âge d'une mondialisation dominée par le capitalisme financier.

Les socialistes sont partisans d'une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, des services publics de qualité, un tiers secteur d'économie sociale.

Les socialistes affirment que certains domaines de l'activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché quand ils concernent des droits essentiels. Les socialistes font de la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l'action politique. Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnées par la puissance publique, garante du long terme et de l'intérêt général.

ART. 7 Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l'innovation technologique, l'impératif écologique, la création d'emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production.

C'est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non-marchand, que les socialistes veulent bâtir. Le travail humain est un enjeu fondamental, c'est un moyen individuel et collectif d'insertion, de reconnaissance, d'émancipation. Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus de l'emploi et d'autres seraient enfermés dans l'assistance. La qualité de l'emploi est un objectif fondamental qui suppose une rémunération juste, des droits garantis et respectés, un accès à la formation tout au long de la vie favorisant la promotion professionnelle et sociale. Le travail doit aller de pair avec un mode de vie qui donne du temps libre, l'accès à la culture et au sport, offrant à chacun de construire sa vie et la possibilité de participer à la vie publique.

ART. 8 Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l'apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l'Etat social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité. Celui-ci privilégie d'abord l'investissement productif au détriment de la rente. Il assure ensuite une protection contre les risques sociaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir, pour tous, la sécurité des personnes et des biens, sans laquelle il n'y a pas de liberté réelle. La régulation est également un des rôles majeurs de l'Etat pour concilier l'économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, l'Etat moderne doit être un Etat qui investit et émancipe en privilégiant l'éducation, la recherche, l'innovation, la culture.

ART.9 Lutter pour la paix, la sécurité collective et le codéveloppement correspond à la vocation internationaliste des socialistes. C'est notre horizon pour le siècle qui commence. Le combat pour une communauté internationale pacifique est indissociable de la défense des droits de l'homme. Il demande également de reconnaître les intérêts propres des Etats et des peuples, de travailler à dégager les intérêts communs pour construire un monde équilibré, juste et sûr. Il exige aussi un double effort pour conforter et réformer les institutions internationales. Nous avons besoin pour ce faire du renforcement des Nations unies et du poids de l'Union européenne et de sa détermination.

ART. 10 La volonté des socialistes est de contribuer à faire de la France un pays ouvert, respecté dans le monde, œuvrant pour la paix, les droits de l'homme et le développement durable. La France est, de par son histoire, à la fois singulière et universaliste, elle doit être fidèle à ce double héritage. Elle doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en combattant toutes les discriminations.

III – NOTRE PARTI SOCIALISTE

ART. 11 Le Parti socialiste est un parti républicain. Il œuvre pour le progrès social. Il s'organise au service de l'engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la liberté, l'égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d'un régime de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l'indépendance de l'information dans les médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.

ART. 12 Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Eglises et de l'Etat. Il veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu'un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et religieuses, dès lors qu'elles ne sont pas un obstacle pour la liberté de chacun et de tous. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble.

ART. 13 Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu'elle résulte d'une volonté collective forte assumée dans le temps, prenant en compte l'idéal, les réalités et l'histoire. Le Parti socialiste veut contribuer à changer la vie avec la société et par la société, par la loi et le contrat. Il ne considère jamais les rapports de force d'un moment comme figés ou indépassables. Il entend lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d'injustices et d'inégalités.

ART. 14 Le Parti socialiste est un parti décentralisateur. Il met le respect de la diversité, des territoires, au cœur de ses valeurs. Il veut allier la présence d'un Etat régulateur et garant de l'équilibre – y compris financier – entre les territoires à une démocratie locale vivante et innovante.

ART. 15 Le Parti socialiste est attaché aux grands principes de la Justice. Celle-ci est une valeur et une institution. Elle est garante de la réalité des droits de chacun. Elle doit être accessible et égale pour tous. Elle a pour vocation non seulement de sanctionner, mais aussi d'aider à la réhabilitation et à la réinsertion dans la société.

ART. 16 Le Parti socialiste met la culture au centre de ses valeurs. Celle-ci permet, à la fois, de rassembler et de libérer. Face au danger d'une civilisation par trop uniformisée et marchandisée, la culture, avec l'apport irremplaçable des artistes, contribue à construire un monde fondé sur la diversité, le dialogue, l'ouverture. L'accès à la culture pour tous et la démocratisation des pratiques culturelles sont notre objectif.

ART. 17 Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l'Union européenne, qu'il a non seulement voulue, mais, en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de l'Union européenne et de la construction d'une Europe politique. Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d'assurer la paix sur le continent et d'y contribuer dans le monde, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d'aider à relever les défis planétaires par l'exemple d'association qu'elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en œuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe.

ART. 18 Le Parti socialiste est un parti internationaliste. Il condamne toutes les oppressions et exploitations dont sont victimes les hommes et les peuples, quelles qu'en soient les origines et les causes. Il agit pour le développement des pays du Sud. Il combat la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme sous toutes leurs formes. Il milite pour un ordre international juste et respecté, pour une coopération entre les peuples. Il défend le rôle de l'ONU et des institutions internationales. Il souhaite que l'Internationale socialiste, de forum international pour les partis et les forces progressistes qu'elle tend à être aujourd'hui, devienne un véritable mouvement progressiste et internationaliste ART. 19 Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le produit des combats politiques et des luttes sociales menés tout au long des XIXe et XXe siècles. Il entend exprimer l'intérêt général du peuple français.

ART. 20 Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux. Il prend en compte, dans un dialogue permanent, les forces et les mouvements de la société civile, en particulier les syndicats, les associations, les organisations non gouvernementales… Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique politique dans l'engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés.


ART. 21 Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l'histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.

23.04.2008

Royal prépare la constitution d'un courant au sein du Ps


Étape par étape, Ségolène Royal progresse vers le congrès du PS. Mardi, à l'occasion d'un point sur les premières contributions reçues sur congresutileetserein.com, son site participatif, lancé le 4 avril, l'ancienne candidate à la présidentielle a annoncé son intention de mettre en place «un réseau de correspondants chargés d'animer la réflexion collective». Bref, il s'agit de l'amorce d'un courant au sein du PS, distinct de son association Désirs d'avenir, qui réunit ses supporteurs en marge du parti. «Je vais me déplacer dans les départements», a-t-elle promis, «pour animer des réunions et des débats» nourris par les «synthèses» des contributions reçues sur son site. Donc, elle fera campagne au sein du PS en faveur du texte qu'elle déposera début juillet, dans le cadre du congrès, et qui devrait être construit à partir de cette démarche participative. «Il faut que ceux qui viennent [sur le site] aient la garantie que leurs réflexions seront prises en compte», a-t-elle expliqué. «On ne se reconnaîtra pas dans le texte parce qu'on l'aura signé mais parce qu'on l'aura écrit», explique le sénateur de Paris David Assouline. Il sera l'un des coordinateurs du futur réseau : «Tous les itinéraires sont les bienvenus», explique-t-il. «C'est une démarche qui désenclave». Ségolène Royal est à la recherche d'une majorité au sein des militants socialistes.

La présidente de Poitou-Charentes ne cache pas son intention de briguer le leadership du parti. Ses partisans le disent. «Aujourd'hui, le PS a besoin d'avoir Ségolène Royal à sa tête autour d'une équipe de gens de talents, et pas seulement des candidats putatifs, et qui l'aident dans sa tâche», a déclaré le député européen Vincent Peillon, lundi, sur France Inter. Pour l'instant, Ségolène Royal donne tous les signes qu'elle partage le même objectif.

 

 

Source: http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/23/01002-2008042...

 

18.04.2008

Gérard Trémège emporte le Grand Tarbes

Voilà, c'est fait.

Je viens d'appeler le Grand Tarbes et ce qui devait arriver, se concrétise: Trémège, maire UMP de Tarbes,  est  élu grâce aux voix de 2 élus de Bordères, plutôt de gauche (apparentés prg).

Trémège leur a promis qu'ils auraient leur Carrefour: ils le voulaient depuis si longtemps! et le maire de Bordères hérite en plus de la  1° vice-présidence  du Grand Tarbes: bien joué...

On croirait voir  des gamins avec leurs joujoux, vraiment, ça ne vole pas haut la politique.

Je pense qu'à gauche, des oreilles doivent siffler en ce moment, en commençant par celles de Glavany, ancien président du Grand Tarbes, qui avec le ps, a exclu du parti l'ancien maire de Bordères, d'ailleurs un ségoléniste de la première heure...Bizarre, non? Celui-ci s'est malgré tout présenté aux municipales et... le résultat est là: Trémège gagne le Grand Tarbes. 

C'est vrai, cela n'a pas suffi pour que Trémège l'emporte: il a fallu d'abord que la droite gagne Tarbes et que plusieurs villages basculent de gauche à droite: Odos, Laloubère.

mais que se passe-t-il ici ?? Faisons-nous comme les Italiens???

Sarkozy va-t-il encore revenir pour fêter cette victoire éclatante ?

Trémège va-t-il ouvrir des stages de remise à niveau pour la droite ?

 

Nous en avons  marre, nous le peuple de gauche, trompé par tous ces politiciens de gauche qui ne comprennent rien ou pas grand chose à la vie de tous les jours qui n'est pas la vie des grands élus.

Ils devraient faire comme moi: arrêter de travailler un temps et ne rien gagner: ils comprendraient alors ce que c'est de galérer et ensuite ils feraient plus attention dans leur prise de décision. 

 J'espère que le PS 65 se remettra en question, il en a bien besoin mais il parait que nous aurons des élections en novembre....

Martine 

17.04.2008

Une femme à la tête du ministère de la Défense espagnol

Une femme à la tête du ministère de la Défense espagnol

 Carme Chacon, ministre espagnole de la Défense, a 37 ans et est enceinte de sept mois. (Photo AP)

 
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Carme Chacon, ministre espagnole de la Défense, a 37 ans et est enceinte de sept mois.
Photo AP

Jooneed Khan

La Presse

Le nouveau ministre de la Défense d'Espagne est une femme, écolo-pacifiste et féministe, et, à 37 ans, elle est enceinte de sept mois de son premier enfant.

 Cette étoile montante du Parti socialiste (PSOE) s'appelle Carme Chacon, de son prénom catalan pour «Carmen». Elle était auparavant ministre du Logement.

Réélu, le premier ministre Jose Luis Zapatero a féminisé son équipe au point où les médias parlent d'un «gouvernement rose».

Son ancienne équipe reflétait déjà son engagement en faveur de la parité, avec huit femmes et huit hommes. La nouvelle compte huit hommes, mais il y a neuf femmes, un nouveau ministère de la Parité étant confié à Bibiana Aido.

Zapatero a gardé ses collègues mâles aux Affaires étrangères, à l'Intérieur, et à l'Industrie et le Commerce. Mais une femme, Maria Teresa Fernandez de la Vega, est nommée 1er vice-premier ministre.

Audacieuse initiative

La promotion de Carme Chacon au ministère de la Défense, une première en Espagne, est vue comme l'initiative la plus audacieuse du premier ministre, qui dépend de petits partis pour gouverner.

Tenu au devoir de réserve, le général Felix Sanz Roldan, 63 ans, chef de l'état-major, a dit de la nouvelle ministre: «Nous la recevrons avec le même respect que ses prédécesseurs, voire avec plus de délicatesse.»

Mais l'Association des militaires espagnols (AME) n'a pas mâché ses mots: «Ce choix constitue un mépris, voire une provocation, envers l'armée», a-t-elle lancé.

Les commentateurs de droite sont moqueurs. L'un a qualifié le gouvernement de «bataillon de mannequins». Un autre demande ce qui se passera «s'il y a une crise avec les troupes espagnoles en Afghanistan ou au Liban et que la ministre est en congé de maternité».

«Tout montre que Zapatero utilise les forces armées comme le laboratoire d'une expérience provocatrice», opine le quotidien conservateur El Mundo.

Machisme méditerranéen

D'autres inscrivent la démarche de Zapatero dans le contexte des changements sociaux en Europe, et dans la lignée de la montée des femmes au pouvoir dans les pays scandinaves.

La Finlande est devenue l'an dernier le premier pays d'Europe à nommer un gouvernement dominé par des femmes. En 2002, la Norvège a adopté une loi donnant aux sociétés d'État et à certaines firmes privées jusqu'à janvier 2008 pour nommer des femmes à 40% des postes de direction.

Avec l'Espagne de Zapatero, c'est le machisme méditerranéen qui recule. Le Portugal a décriminalisé l'avortement, l'Espagne a légalisé le mariage gai et simplifié le divorce, et la France fait l'expérience des «Sarko Babes» avec Rama Yade, Rachida Dati et Nathalie Kosciuzko-Morizet.

En pantalons et veste sombres, et blouse de maternité blanche, Mme Chacon a passé des troupes en revue lundi pour son entrée en fonction. «Le fait qu'une femme prenne charge du ministère de la Défense illustre l'intégration entre la société espagnole et ses forces armées», a-t-elle déclaré.

Juriste de formation, Carme Chacon a complété son doctorat à Barcelone avec une thèse sur «Le fédéralisme et la Charte canadienne des droits et libertés». Elle a fait des études postdoctorales à Toronto, Montréal et Québec, et enseigné le droit constitutionnel à l'Université de Girona.

14.04.2008

Déconstruction

Destruction, démolition, non pas de la gauche, ni du PS

mais en ce moment, c'est de la casse dans les services publics dont il s'agit:

- l'éducation( -10000 enseignants ) 

- les transports (financement carte famille nombreuse SNCF)

- la sécu (franchises médicales, déremboursements médicaments, puis frais optiques, et bientôt dentaires )

- le chomâge (unedic+anpe = unanpedic? )

- hopitaux, tribunaux, casernes : on va fermer à tour de bras!

 

... et les Français sont contents encore !!!

 

Remarque l'Italie a bien réélu Berlusconi, j'en ai la "berlue" !

12.04.2008

pour un congrès utile et serein

communiqué de S.ROYAL

 

Chers amis,

L'initiative intitulée « Comment le congrès du PS peut-il être utile aux Français ? » a lancé le mouvement d'une vaste consultation participative, destinée à préparer les échéances qui attendent le Parti socialiste. Je suis heureuse aujourd'hui de vous annoncer l'ouverture du site qui servira de support à la consultation, congresutileetserein.com.

Ce site est un espace de débat ouvert, structuré autour des dix questions posées par les premiers co-auteurs de l'initiative. Il accueille les contributions de toutes celles et tous ceux qui souhaitent participer au renouvellement des idées à gauche, militants et sympathisants du Parti socialiste, citoyens engagés dans le mouvement syndical ou associatif, élus et intellectuels.

La consultation aboutira au début du mois de juillet à la rédaction d'un texte élaboré de manière participative. Pour tenir ce calendrier serré, il est important que vous envoyiez vos contributions personnelles ou vos comptes-rendus collectifs d'ici au 7 Juin (contact@congresutiletserein.com). Les synthèses seront mises en ligne sur le site à partir de la deuxième semaine de juin.

Je compte sur votre mobilisation pour cette étape essentielle à la construction d'un Parti socialiste fort, porteur d'un projet crédible et capable de faire renaître l'espoir chez nos compatriotes. Je souhaite que partout en France et notamment dans vos sections, vous soyez les fers de lance d'une réflexion porteuse de joie et d'avenir.

Amitiés,

Ségolène Royal

 

 

le commentaire de V.Peillon
http://www.dailymotion.com/video/x51ewb_vincent-peillon-p...

 

A propos de la décision de la Cour de Rennes, communiqué de Me Jean Pierre Mignard

" Les commentaires sur la décision de la Cour d’Appel de Rennes donnant raison à deux anciennes assistantes parlementaires de Ségolène Royal omettent, ce qui est sans doute normal après 10 ans de procédure, que les deux personnes concernées ont été payées durant toute la période de la campagne électorale, et au-delà, au titre de leur préavis. Elles ont été réembauchées immédiatement par le suppléant de Ségolène Royal. La Cour a d’ailleurs repoussée fermement leurs demandes astronomiques de dommages et intérêts. La bonne foi de Madame Royal est donc reconnue. Voilà pour le préjudice.

La question qui a fait débat était celle de la légalité d’un deuxième salaire et d’un deuxième contrat se superposant au premier. L’imbroglio invraisemblable du statut des assistants parlementaires en période de campagne électorale a contribué à obscurcir un litige systématiquement utilisé contre Ségolène Royal entravant tout rapprochement des positions. Elles n’ont d’ailleurs pas obtenu plus en définitive que ce que leur proposait Ségolène Royal un après la fin de leur mission. Quel moteur derrière cette bataille judiciaire ?

Les lacunes du droit, comme l’écrit la Cour d’Appel de Poitiers, ont fait le reste.

Les juridictions pénales ont notamment débouté par deux fois, en des termes particulièrement sévères, les assistantes qui étaient allées jusqu’à porter plainte contre Ségolène Royal. Par deux fois encore les Conseillers des prud’hommes et les magistrats de la Chambre sociale de la Cour d’Appel de Poitiers ont donné raison à l’argumentation de Ségolène Royal. C’est dire la complexité de la question de droit.

Ceci explique pourquoi un langage commun a été impossible à trouver durant tout ce temps. L’une des deux personnes était devenue, il est vrai, assistante d’un parlementaire UMP et a même publié un livre contre Ségolène Royal durant la campagne électorale.

Dix ans après, et pour sortir de ce maquis impénétrable, les juges font supporter à Ségolène Royal les imprécisions du statut des assistants parlementaires. C’est au plus fort d’en faire les frais semblent dire les juges. C’est peut être le seul raisonnement d’équité dans ce qui restera une question juridique insoluble."

09.04.2008

Asile politique

Offrons l'asile politique à NKM Nathalie Kosciusko-Morizet

 

 

et aussi à Martin Hirsch (à l'occasion de la mort du RSA?)

06.04.2008

VIDEOS: les explications de S.ROYAL sur la consultation préparant le congrès

videos de segoleneparis : http://www.segoleneparis.fr/ 

Discours devant  les représentants départementaux de désirs d'avenir  à Paris samedi 5 avril:

 www.dailymotion.com/segoleneparis/video/x4zb14_reunion-de...

 

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