Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/11/2008

ils ont sifflé Jaurès

Nous sommes le socialisme, levons-nous, vertu et courage, car nous rallumerons tous les soleils, toutes les étoiles du ciel, nous sommes les socialistes, il reste tant à faire, alors faisons-le, nous sommes les socialistes, tous ensemble.

Jean Jaurès

 

 

voilà ce que des socialistes, des vrais, des purs, ont sifflé hier lors du discours de S.Royal.

triste spectacle donné en direct à la France .

Quelle honte!

ce congrès permet cependant de clarifier la situation en mettant en évidence le Tout Sauf Ségolène que l'on sent partout et que certains niaient encore.

maintenant attendons le vote des militants, jeudi 20 novembre.

la phrase du jour

Tout ce qui ne régénère pas, dégénère.
Edgar Morin

15/11/2008

le discours de S.Royal à Reims

 

http://www.liberation.fr/politiques/0601356-revivez-le-di...

(durée: 35')


quelques échos du congrès aujourd'hui 15/11/08

16h30 Ségolène Royal entre dans l'arène, qui est loin de lui être acquise. «C'est un moment historique», commence-t-elle. «Il va falloir nous guérir nous-mêmes». Premier couac, ou plutôt sifflets. Ce ne sera pas le dernier. «Il faut effacer ces chagrins, ces offenses même. Il va falloir un jour nous les pardonner.» Nouveaux sifflets d'une partie de la salle, vite couverts par des applaudissements nourris. Le public vit un temps fort - LE temps fort? - du congrès. Royal encaisse. Continue. Et lance, souriante: «Nous finirons bien pour nous aimer un tout petit peu!» «Non !», lui répondent certains militants...

«Ce soir aura lieu la commission des résolutions. (…) Je vais dire ce que je dirai tout à l'heure, c'est la transparence démocratique.» «Sommes-nous si faibles que l'idée d'une alliance éventuelle dans trois ans (pose problème), lance-t-elle au sujet du Modem, alors que certains, les plus enflammés, la pratique déjà chez eux.»

«Bertrand, je t'ai entendu tout à l'heure. Je ne doute pas de ta sincérité sur ton refus d'une alliance au centre. Si tu as appelé au compromis, voilà la proposition que nous faisons: il y aura une consultation directe des militants sur la question des alliances.» Ségolène Royal vient d'abattre une des meilleures cartes de son jeu. «A gauche, à gauche!», répondent certains militants. Royal ajoute : «Et dès lors, cette question ne pourra plus servir de prétexte au refus du rassemblement autour de la motion en tête!»

16h00 Laurent Fabius, se déchaîne en fin de discours. Il fait part de son «plein accord» avec Delanoë et Hamon au sujet des alliances. «Nous devons réaffirmer notre plein ancrage à gauche et dire que nous refusons toute alliance avec le centre!» «Il s'agit de la seule stratégie gagnante!», s'égosille, en conclusion, le partisan d'Aubry. Applaudissements nourris d'abord, vite mêlés de quelques sifflets...

15h30 Que pense Jean-Marc Ayrault, patron des députés socialistes à l'Assemblée, de la possibilité de quatre candidats? «Alors ça, ce n'est pas la bonne solution! J'espère que la raison l'emportera», glisse-t-il à Libération.fr. Il ajoute: «Je ne veux pas m'inscrire dans un front anti-Ségo».

15h24 Bertrand Delanoë lance un appel à la constitution d'un «rassemblement majoritaire» contre Ségolène Royal en appelant Martine Aubry et Benoît Hamon à des «compromis» pour sortir du Congrès avec «espérance».

15h20 Gérard Collomb, maire de Lyon et premier signataire de la motion de Royal, veut déjà tourner la page du congrès: «Il reste un peu moins de quatre ans (avant la présidentielle) pour l'emporter. Le débat était nécessaire, mais il est temps de tourner la page, loin des fausse querelles.» A croire qu'il voit déjà Ségolène Royal gagnante.

14h52 La motion Utopia (1,25%), écologiste et altermondialiste, menée par Franck Pupunat, appelle à soutenir la candidature de Benoît Hamon au poste de premier secrétaire... «si cette candidature est maintenue».

14h03 Selon Henri Emmanuelli, Benoît Hamon, dont il est très proche, ira jusqu'au bout. «On a un candidat, on le garde. Il faut qu'il le reste. Ça ne bougera plus». Le député des Landes précise que l'eurodéputé «parlera dimanche devant le Congrès pour présenter sa candidature» au poste de premier secrétaire.

12h30 Julien Dray, signataire de la même motion que Royal, lance à la tribune : «Et ils sont où les socialistes ?» On tente une réponse: dans de beaux draps ? «Nous pouvons continuer à nous diviser pour le plus grand bonheur de nos adversaires, prévient-il, mais nous pouvons aussi dire que c'est le moment de nous unir».

11h00 Bertrand Delanoë monte à la tribune, très en verve. «Il faut se dire les choses avec vérité», lance dès le début le maire de Paris. «Nos différences doivent être respectées. (…) Mais après, il faut savoir nous rassembler en surmontant ce qui sont des nuances». «Il faut que demain, on comprenne l'orientation du PS». Pour cela, «nous devons trouver des compromis, surmonter nos nuances», sur l'Europe notamment, selon Delanoë.

En réponse à Ségolène Royal, à qui ses opposants reprochent de vouloir faire du PS un parti de supporteurs, il souligne que le PS «est un parti de militants». «Ce parti doit s'ouvrir», dit-t-il. Avant d'ajouter, au sujet du Modem, «si vous ajoutez un bout de la droite, ça ne marche pas. Il y va de la survie de notre identité.» «La droite et la gauche, ce n'est pas pareil !». Jouant malgré tout le rassemblement, il appelle «celles et ceux qui ont des nuances» à passer «un compromis».

Ovation, quand il lance: «Je ne veux pas que Sarkozy ou Bayrou soient les vainqueurs de ce congrès !» «D'ici ce soir, nous ferons tout pour que la raison l'emporte». «Le congrès de Reims, je n'ai pas envie que ce soit le congrès de Rennes», où les socialistes se sont déchirés. Une conclusion qui lui vaut l'ovation de la salle. De nombreux socialistes sont debout.

10h50 Les royalistes sont à l'offensive en salle de presse. Jean-Louis Bianco souligne aux journalistes que Peillon sera «un peu plus qu'un numéro 2 traditionnel». Mais Ségolène «se mêlera de beaucoup de choses, elle mettra les mains dans le cambouis.» On apprend que François Rebsamen jouerait un rôle de lien entre la direction et les fédérations.

Question équipe, elle doit «être ouverte à d'autres. On doit prendre les meilleurs». «Certains (des autres motions) vont nous rejoindre, mais ils attendent. Certains nous rejoindront par réflexe légitimiste (si Royal est élue premier secrétaire ndlr), d'autres par opportunisme». C'est pourquoi Jean-Louis Bianco n'a «pas d'inquiétude sur le fait d'avoir la majorité au conseil national.»

Sur les chances de Royal de l'emporter, après le vote des militants, il les juge «sérieuses». Quant aux différences avec les autres motions, elle sont «totalement artificielles».

10h44 Une candidature de Martine Aubry au poste de premier secrétaire du PS est «fortement probable», déclare le député du Nord Yves Durand, proche de la maire de Lille.

10h30 Dominique Bertinotti, maire du 4e arrondissement de Paris et soutien de Royal, détaille la rénovation du parti que Ségolène Royal entend mettre en œuvre. «Il doit y avoir plus de rapports entre la base et la direction, plus d'autonomie pour les fédérations, développer la décentralisation du parti. Le caporalisme est condamnée», prévient-elle. «Il faut un travail de formation, mais pas une formation descendante.» Evoquant «une phase de mutation», elle souligne qu'«il faut toujours un temps de digestion pour les autres».

14/11/2008

Edifiant ! le TSR est revenu

Lamentable, triste, mais hélas démocratique!


En effet, dans une échéance électorale, les 2ème, 3ème et 4ème ont tout à fait le droit de s'allier ensemble pour renverser le 1er s'ils contestent la légitimité du scrutin.

Voilà ce qui arrive en ce moment, les Français regardent amusés ou dépités, les sympatisants socialistes aussi, les militants je n'en sais rien, de nombreux doivent être dégoûtés.

J'invite tous ceux qui n'ont pas votés la dernière fois (les 45% d'abstentionnistes) à se prononcer au prochain scrutin, peut-être que cela rendra plus limpide la situation dans un sens ou un autre.

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Donc les négocations en douce entre MA, BD et BH vont bon train pour faire une rassemblement DCA contre la motion E (surtout contre la personne de SR).

Evidemment, tout le monde connait la recette du quatre-quarts: 1/4 oeufs, 1/4 farine, 1/4 lait et 1/4 de sucre, si la motion E est arrivée à 29%, le reste du PS totalise à trois motions réunies le score fantastique de 71% , effectivement c'est mathématique!

Où est passée la démocratie, qu'aurait étées de bonnes règles électorales ?

Alors pourquoi les 3 motions ne se sont-elles pas associées tout de suite au début en DCA ou AC/DC (ils sont marrants ces acronymes, non??)

 

Ceci dit, les problèmes sociaux, économiques, écologiques sont toujours présents, criants et font mal dans la chair des Français.

Attention: car un grand partie à gauche pourrait voir le jour début 2009 issu de l'union du NPA (ex LCR) de O.Besancenot + le Parti de Gauche de JL.Mélanchon  (ex PRS)  + le PCF de MG.Buffet + pourquoi pas LO de A.Laguiller ?

 

 

12/11/2008

le vote des militants par département

http://www.lemonde.fr/web/infog/0,47-0@2-823448,54-1116228,0.html

Le glaciologue français Claude Lorius est "très pessimiste"

é en 1932 à Besançon, père de la glaciologie moderne, Claude Lorius doit recevoir, mercredi 12 novembre, à Tokyo, le prix Blue Planet, l'une des plus prestigieuses récompenses internationales dans le domaine de l'environnement. En 1987, avec Jean Jouzel et Dominique Raynaud, il a été le premier à exploiter la présence de CO2 dans les carottes de glaces polaires pour établir un lien expérimental entre changements climatiques et concentrations des gaz à effet de serre.


Un peu plus de vingt ans après vos travaux publiés en 1987 dans la revue Nature, tout le monde se pose la question : est-ce réversible ?

Honnêtement, je suis très pessimiste... Sur les CFC (chlorofluorocarbures), on voit bien que l'arrêt de leur utilisation a permis de réduire le trou dans la couche d'ozone, mais en ce qui concerne la crise climatique, on sait que même si on stabilisait aujourd'hui les émissions de CO2, ce gaz à effet de serre ne disparaîtrait pas pour autant. Il est là pour un moment...

Il est difficile de dire si on a dépassé les limites, mais il est évident qu'on va subir un réchauffement : on prévoit d'ici la fin du siècle un bond climatique qui pourrait être équivalent à celui que la planète a franchi en dix mille ans pour passer de l'âge glaciaire à l'holocène ! Et je ne vois pas que l'homme ait actuellement les moyens d'inverser la tendance.

Poussant jusqu'au bout la logique d'un dérèglement du climat, certains évoquent aujourd'hui le retour d'une ère glaciaire. Est-ce envisageable ?

Dans un certain nombre de milliers d'années... Aujourd'hui, c'est totalement hors de propos ! Les périodes de réchauffement et de glaciation montrent des cycles de 100 000 ans, dus à la trajectoire de la Terre autour du Soleil en suivant une ellipse qui s'altère très légèrement, mais suffisamment pour modifier le climat sur ces très longs termes. Ce qui est nouveau, et que nous avons montré avec l'analyse des bulles d'air emprisonnées dans la glace, c'est que désormais l'homme, en multipliant les gaz à effet de serre, a accéléré un cycle de réchauffement sur un très court terme.

Rapide, irréversible... Cela ressemble tout de même à un scénario catastrophe.

Je ne crois pas que l'homme va disparaître. Les paysages vont changer, les glaciers vont fondre : la liste des impacts est impressionnante parce que, sur cette question, tout est interdépendant... Ainsi, si le permafrost - ce couvercle de glace qui recouvre les sols arctiques - fond, il va libérer du méthane qui, en retour, va accentuer l'effet de serre et aider ainsi à la fonte des glaces. Et plus la surface de celles-ci diminue, plus leur pouvoir réfléchissant disparaît, amplifiant encore le réchauffement...

C'est sûr, nous aurons des catastrophes, des cataclysmes, des guerres. Les inondations, les sécheresses, les famines s'amplifieront, mais l'homme sera toujours là. Ce que nous devons comprendre, c'est que nous entrons dans une nouvelle ère, l'anthropocène, où pour la première fois dans l'histoire de la Terre, l'homme gouverne l'environnement. Il est la première cause des menaces et modifications qui pèsent sur la planète : à lui de savoir ce qu'il veut en faire et comment il va se comporter avec elle.

Une nouvelle ère ?

L'idée n'est pas de moi, mais elle est essentielle dans la compréhension des évolutions du monde dans lequel nous vivons. C'est le Prix Nobel de chimie Paul Crutzen, qui - le premier - a associé le début de l'anthropocène à l'augmentation des concentrations en CO2 telle que l'a montrée l'analyse des glaces. Mais cet impact humain ne concerne pas seulement le climat. L'occupation des sols, l'utilisation des ressources, la gestion de nos déchets sont autant d'agressions à la planète qui relèvent de l'homme et le menacent.

Pour le réchauffement climatique, la question de l'énergie est le levier essentiel. Au XXe siècle, alors que la population était multipliée par quatre, la consommation d'énergie dont dépendent les émissions de gaz carbonique était multipliée par 40 ! Certains affirment aujourd'hui que la courbe d'augmentation de la population va se calmer. Sans doute. Mais la courbe de la consommation d'énergie, elle, n'a aucune raison de plonger !

Si l'homme est responsable, gardien de cette Terre, quels moyens a-t-il de la sauver ?

Pour le coup, ce n'est pas mon domaine de compétence... Je ne sais pas. Et c'est là que réside mon pessimisme : je ne vois pas comment on va s'en sortir. Le problème majeur est la question de l'énergie. Il faut arriver sur ce plan à une gouvernance internationale, mais ce n'est pas possible actuellement, ou en tout cas je ne vois pas comment... Regardez le Grenelle de l'environnement ! C'était un bel effort, mais au final, il n'y a pas l'argent suffisant pour mener une politique efficace à court terme... La moindre velléité de mettre une taxe sur les 4×4 rend les politiques fébriles de devenir impopulaires... et ce n'est pas en habillant Total en vert qu'on va changer quoi que ce soit.

N'existe-t-il pas de possibilité d'un nouvel ordre économique basé sur le développement durable ?

Le développement durable est une notion à laquelle je ne crois plus. On ne peut pas maîtriser le développement. Et pour être durable, il faudrait être à l'état d'équilibre, or cet équilibre n'existe pas. C'est un terme trompeur. Avant, j'étais alarmé, mais j'étais optimiste, actif, positiviste. Je pensais que les économistes, les politiques, les citoyens pouvaient changer les choses. J'étais confiant dans notre capacité à trouver une solution. Aujourd'hui, je ne le suis plus... sauf à espérer un sursaut inattendu de l'homme.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/11/11/un-exper...