17/05/2009
José Bové en meeting à Tarbes le 12/05/09
Devant une centaine de personnes ou même plus, José Bové a expliqué l'apport de l'union européenne dans le combat écologique et humaniste.
Il était accompagné de Catherine Grèze et de Alain Ciekanski.
http://www.midi-pyrenees.lesverts.fr/newsletters/Page-Can...


Il a rappelé par exemple qu'actuellement 24 pays respectent un moratoire sur les O.G.M et que seul l'Espagne les cultive encore mais il a insisté pour que nous restions vigilants face à la puissance des multinationales prêtes à tout pour arriver à leur fin.On ne sait jamais par où elles vont pouvoir revenir.
Des militants de plusieurs partis de gauche étaient présents (socialistes, front de gauche etc..) pour s'informer ou pour apporter la contradiction lors des questions, en particulier sur sa présence à côté de personnes ayant défendu le oui en 2005: José a répondu que cela ne le gêne pas dans la mesure où ce ne sont pas des libéraux.
Par contre, j'ai été surprise de ne pas voir les incontournables d'attac ou du collectif anti-ogm.
il est vrai qu'avait lieu à la même heure une réunion du collectif-enseignants où ils devaient se trouver en tant qu'enseignants cette fois-ci...
Beaucoup de nouvelles têtes dans l'assemblée ainsi que heureuse surprise, des jeunes.

15 jours auparavant, G.Onesta avait tenu un meeting devant seulement 30 personnes alors qu'il est vice-président du Parlement Européen depuis juillet 2009. Il est moins connu que Bové mais peut-être aussi que l'information pour ce meeting n'a pas été assez alléchante??
C'est quelqu'un d'extraordinaire qui a fait beaucoup au parlement et qui arrête car il est fatigué alors qu'il n'a que 49 ans mais il a travaillé sans compter ce qui n'est pas le cas de tous les députés européens....Il a d'ailleurs rappelé qu'il avait manqué 1 voix pour que soit voté l'étiquetage O.G.M sur l'alimentation.
Personnellement, je regrette de ne l'avoir pas connu plus tôt mais en France, on ne s'intéresse pas aux députés européens.
lire ici son travail parlementaire, assez impressionnant.
http://www.onesta.net/portrait.htm
un journaliste a enregistré leur discours, j'espère pouvoir les récupérer...un jour.
je viens de l'avoir au téléphone, cela devrait passer cette semaine sur radio-pais
http://www.radio-pais.com/v2/index.php
un autre compte-rendu plus percutant sur le site des verts65
17:00 Publié dans Discussions - Tribune libre, Ecologie | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : bové, onesta, europe écologie, tarbes, meeting
13/05/2009
Jean-Marc Jancovici : « On vit à crédit écologique »

Dans « C'est maintenant ! Trois ans pour sauver le monde » [1], Jean-Marc Jancovici nous force à voir une vérité qui dérange : notre économie vit comme si l'énergie était infinie et bon marché. Continuer à l'ignorer, c'est aller au-devant d'un chaos certain. Entretien.
Jean-Marc Jancovici [2] est le « monsieur crise énergétique » de Nicolas Hulot [3], dont il avait contribué au pacte écologique [4]. C'est à ce titre qu'il a participé au Grenelle de l'Environnement [5] dans le groupe « changement climatique » [6]. Cet ingénieur polytechnicien partage aussi son temps entre l'enseignement, l'écriture, et sa société de conseil en réduction d'impact climatique pour les entreprises, Carbone 4 [7] (fondée avec son co-auteur l'économiste Alain Grandjean). Il a aussi créé les outils permettant de faire son bilan carbone personnel [8].
Au fil de ses conférences, sur un ton jovial et spirituel, à la limite du moqueur, il répète que ce qu'il avance est « juste destiné à sauver la planète ». Pourquoi ? C'est très logique :
« Le prix de l'énergie conditionne la transformation du monde. Et si on n'a plus d'énergie abondante à un prix faible, l'économie freine. Or le prix du pétrole a été multiplié par dix entre 2000 et 2008. On l'avait tragiquement oublié. »
« En apparence, la vie continue comme avant »
Petite explication pour comprendre le titre de son livre : c'est « maintenant » que la production de pétrole atteint son maximum, avant de décliner. Cette énergie dont toute l'économie dépend ne sera bientôt plus disponible, il est donc urgent de s'adapter.
« Pour un tas de gens, en apparence la vie continue comme avant. Mais si on ne réoriente pas l'économie avec un préavis suffisant, cela se fera de manière spontanée et extrêmement violente. » (Voir la vidéo)
« Pas de repas gratuit »
Qu'on soit prévenu : le seul choix qu'il reste est « entre la souffrance et la mise au régime, mais il n'y aura pas de repas gratuit ». Et puisqu'en économie tout passe par le prix, il faut en donner un à ce qui nous pose problème, donc taxer la consommation de carburant (et donc les émissions de CO2) par le biais de la « taxe carbone » [9].
Une taxe douloureuse certes, mais qui ferait naître des opportunités. Avec ses recettes, l'Etat pourrait augmenter ses ressources, diminuer la TVA ou d'autres taxes, ou les consacrer à la nécessaire transformation de l'économie.
Car demain, dans un monde qui aurait entendu Jean-Marc Jancovici, les maisons seraient mieux isolées et moins chauffées, les conseils d'administration se réuniraient par visioconférences au lieu de prendre l'avion… autant de choses que « nous avons du mal à admettre dans nos cervelles d'enfants gâtés ». (Voir la vidéo)
Le court-termisme des élus
Deux ans après la réunion du Grenelle de l'Environnement, « il nous faut gravir l'Everest et on a fait le huitième du quart du chemin jusqu'au camp de base », résume Jean-Marc Jancovici.
Nos élus sont guidés par une vision à court-terme qui les empêche d'imposer aux électeurs ce qui serait, à long terme, bon pour eux.
« Les gens qui nous gouvernent sont nuls sur la compréhension de la
contrainte : ils n'ont pas fait de physique et continuent à raisonner
dans un univers infini qui n'existe pas. » (Voir la vidéo)
« On confond nos besoins et nos désirs »
Jean-Marc Jancovici n'a pas de téléphone portable, ne mange pas de viande rouge et se déplace en transports en commun. Une certaine frugalité qu'il nous propose d'adopter, par nécessité. Nous ne sommes visiblement pas prêt :
« La barrière de ce qu'on appelle un luxe n'arrête pas de se déplacer, sauter dans un avion comme on respire est devenu normal. On confond nos besoins, qui sont de boire, manger, se reproduire et socialiser, avec nos désirs solvables. »
Et à ceux qui croient que le progrès scientifique pourrait nous tirer d'affaire, il répond tout net :
« La technologie s'investit là où le système socio économique lui dit d'aller : c'est la loi qui orientera le progrès. Jusqu'ici nous vivons à crédit écologique. »
S'il a écrit ce livre après « Le Changement climatique expliqué à ma fille », c'est qu'il pense que le consommateur a le pouvoir de réveiller les politiques sur ces enjeux.
« C'est maintenant ! Trois ans pour sauver le monde » de Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean, Seuil, 2009.
http://eco.rue89.com/2009/05/11/jean-marc-jancovici-on-vi...
10:55 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jancovici, écologie
12/05/2009
Scoop: les Etats-Unis ne jurent que par le modèle… français!
Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris. Le modèle français est plus protecteur face aux risques engendrés par la crise. Au point que certains pays, les Etats-Unis en tête, commencent à nous l'envier.

Cette pauvre France tellement critiquée pour son modèle économique jacobin, centralisateur, colbertiste, trop social, trop égalitaire, trop public, trop protecteur, cette France où les ménages sont trop peu endettés voilà que des journaux étrangers la redécouvrent, notamment « The Economist », parangon du libéralisme le plus béat et le plus sauvage, journal économique le plus lu dans les pays anglo-saxons. Et si la France résistait mieux que l’Angleterre ? se demande « The Economist ». Lisons maintenant Enjeux-Les-Echos, supplément des Echos, qui, sous la plume de son éditorialiste affirme qu’Obama est fasciné par le modèle européen et plus précisément français.
Et du coté des Allemands ?
Machine arrière la aussi, on était très fier des réformes ayant amélioré la fluidité du marché du travail, de la compression des coûts salariaux, du tout à l’exportation, et on se retrouve avec un effondrement du PIB et du niveau de vie qui dégringole jusqu’à l’étiage des français. Et c’est pas tout ! Voila qu’en cette même Allemagne, on recommence à parler de la Taxe Tobin ! La taxe Tobin est une idée du prix Nobel d’économie James Tobin, dans une interview au Spiegel, en 2000. Elle fut reprise par les altermondialistes et le mouvement Attac à ses débuts, qui prétendait taxer les mouvements spéculatifs de capitaux.
D’abord parce que c’était un impôt, et que l’impôt c’est mal, ensuite parce qu’elle perturber l’efficacité des marchés de capitaux. On l’a vue, l’efficacité des marchés de capitaux, avec la crise dans laquelle nous a plongé le système financier ! En fait, la taxe, minuscule, entre 0.01% et 0.1% taxerait les mouvement spéculatifs d’argent, les volumes d’échange d’actions et d’obligations qui sont cent fois plus importants que les investissements mondiaux. Limitant ces mouvements, elle limiterait d’autant le court-termisme des marchés...
Et elle aurait surtout un très grand avantage...
De faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat ! c’est pourquoi la Commission de Bruxelles qui a vilipendé pendant des années le modèle français, commence à songer à une taxe type Tobin. L’économiste autrichien Schulmeister a calculé qu’elle pourrait rapporter entre 376 et 1000 milliards d’euros, avec un taux compris entre 0.59 et 1.52% du PIB mondial. Pas mal, non, pour commencer à rembourser les emprunts qui ont sauvé les banques ?
La phrase : « L’imprévisible a toujours une longueur d’avance sur les calculs stratégiques » Anonyme.
15:35 Publié dans économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : economie, france, états-unis, taxe tobin

