24.01.2009

Royal n’est pas candidate aux européennes

Royal n’est pas candidate aux européennes

Ségolène Royal, de retour des Etats-Unis, parle de Barack Obama et juge le plan de relance socialiste, dans lequel elle n’a pas retrouvé ses propres propositions. Elle annonce aussi qu’elle ne sera pas candidate aux élections européennes.

Rentrée jeudi des Etats-Unis, Ségolène Royal estime que le contre-plan de relance du PS « a le mérite d’exister ». Mais la présidente de la région Poitou-Charentes réitère sa proposition d’entrer dans la direction du parti pour s’occuper de l’international.

23.01.2009

Alain Refalo : conférence sur la Désobéissance civique NON VIOLENTE

Découvrir la NON-VIOLENCE


Conférence publique "La non-violence, une espérence pour aujourd'hui !" le vendredi 23 janvier 2009 à 20H à Tarbes

place de la Liberté à Tarbes proche du Centre de Tri Postal

http://www.soleil-foyersruraux65.org/

Journée de formation "Découverte de la non-violence" le samedi 24 janvier 2009 de 9H30 à 17H30 à SOLEIL




Animées par Alain Refalo, Président du Centre de Ressources sur la non-violence de Midi-Pyrénées.

22.01.2009

Rectification de SR qui veut s'inspirer de Barack Obama et non le contraire

Chères amies, chers amis,

Je viens de prendre connaissance des commentaires moqueurs sur les radios, ce matin, au sujet d’une de mes déclarations sur la campagne de Barack Obama, que j’aurais « inspirée ».

Je comprends que cette phrase ait pu surprendre ceux qui, à distance, n’avaient ni le son ni l’image : « Son ego est devenu totalement démesuré ! », se sont-il dit…

Alors, quelques précisions pour les rassurer.
Après une conférence de presse centrée sur le moment historique que nous vivions, moment auquel je participe au milieu du peuple américain, en toute humilité et sans protocole, c’est à une question amicalement provocatrice d’un des journalistes que j’ai répondu de façon humoristique ! Intention bien comprise par l'AFP, comme on peut le voir sur la vidéo de l'interview et comme en atteste la dépêche*.

Sur la campagne et l'utilisation d'Internet, c'est sans doute nous qui aurons à nous inspirer de Barack Obama, et peut-être même, ici ou là, à le « copier ».

La force de l’événement vécu ici et dans le monde m’a impressionnée… mais pas au point de perdre la lucidité !

Il y a bien d’autres événements majeurs à vivre… Comme, par exemple, cette interview très symbolique de Colin Powell sur CNN et je voudrais vous en dire quelques mots. Car elle est révélatrice du nouveau climat politique américain.

Dans cette interview, Colin Powell, ancien chef d’état-major interarmées et ancien secrétaire d’Etat de George W. Bush, a répondu sans détour sur la question de la perte de leadership moral des Etats-Unis, conséquence de la politique étrangère menée après 2001 (souvent contre l’avis de Colin Powell lui-même).

Il a reconnu dans une interview très forte, et avec beaucoup de calme que nombre de décisions de l’administration Bush avaient miné la position des Etats-Unis et décrédibilisé leur parole et leur influence dans le monde : l’invasion de l’Irak, les entraves aux droits de l’Homme à Guantanamo ou Abou Ghraib, les enlèvements secrets de personnes suspectées de terrorisme, leur internement secret et leurs tortures dans des prisons hors du territoire américain.

Il a salué la phrase du nouveau président Barack Obama selon laquelle « la sécurité de la nation ne pouvait pas être assurée aux dépends des libertés. »

Il a beaucoup insisté sur l’influence positive du trajet personnel de Barack Obama sur la jeunesse noire en particulier.

Dans un troisième temps, il a salué l’invitation lancée à John McCain de dîner avec les Obama la veille de l’investiture. Il a salué l’élégance du geste et de la réponse du challenger battu.

Colin Powell y a vu le signe de ce bipartisme dont l’Amérique et son président auront tant besoin pour vaincre la crise, intérieure et extérieure. D’ailleurs, les décisions que Barack Obama a prises dès aujourd’hui en sont le signe. D’une part, l’arrêt immédiat des interrogatoires musclés à Guantanamo. D’autre part, il a réuni les chefs d’état-major pour parler de l’Irak et de l’Afghanistan. Enfin, il a réuni ses conseils économiques pour continuer la mise au point, par le dialogue avec le Congrès, du plan de lutte contre la crise économique et financière.

J’observe que la crise est venue des Etats-Unis et de leur système de surendettement des ménages destiné à compenser les bas salaires.

Espérons que ce changement de politique américaine permettra l’émergence d’une gouvernance mondiale avec des règles où la finance sera au service de l’économie et l’économie au service de l’humain.

Cordialement,



Ségolène Royal

21.01.2009

Julien Dray présumé coupable ?

Julien Dray lâché par SOS-Racisme et la Fidl

Les socialistes ont rapidement lâché le député de l'Essonne qui fait l'objet d'une enquête préliminaire suite à un signalement de mouvements de fonds suspects sur son compte en banque. Quant aux associations proches de Dray, SOS Racisme et la Fidl, c'est peu dire que leur manifestations de soutien n'ont guère été plus nombreuses.



Julien Dray
Julien Dray
Des échanges tendus, mais surtout beaucoup d’interrogations sur le forum de la FIDL depuis les révélations du journal Le Monde sur Julien Dray. Dans son édition du 20 décembre, le journal affirmait que le député socialiste faisait l’objet d’une enquête préliminaire sur des mouvements de fonds suspects sur son compte en banque.
Le parquet de Paris avait ouvert cette enquête préliminaire à la suite d'un signalement de Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, portant notamment sur des mouvement de fonds suspects à partir des comptes de l'association Les Parrains de SOS Racisme et de l'organisation lycéenne Fidl depuis janvier 2006.

Pour les enquêteurs, le soupçon de recel d'abus de confiance est nourri par le fait que 94 000 euros sont durant la même période sortis des caisses des Parrains de SOS Racisme et de la Fidl, également en espèces.

Sur le forum de l’organisation de la FIDL –issue à l’origine des membres lycéens de SOS Racisme- les internautes se plaignent de l’opacité de l’organisation, de l’impossibilité d’obtenir des précisions sur son financement et de son silence. Certains évoquent une « modération drastique », voire une « véritable censure ».

Des questions, peu de réponses
Des critiques à relativiser tant les tensions sont grandes entre les différents syndicats lycéens. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la Fidl fait la sourde oreille. Tout juste quelques brèves et rares réponses aux questions. Administrateur du forum, Tristan affirme de façon très laconique « les rapports sont théoriquement disponibles auprès de la Cour des comptes. Cordialement. »

Contactée par l’un des membres du forum, la direction de la communication de la Cour des Comptes aurait fait savoir que le contrôle des comptes de la FIDL ne faisait pas partie de ses missions. Un autre modérateur, Ju, nie tout tabou expliquant que « nous sommes financés par des subventions publiques et par les cotisations de nos adhérents. Vous avez le droit de demander à vos collectivités locales et à l'état comment sont utilisés vos impôts, il suffit d'en faire la demande. »
La réponse laisse sceptique les membres du forum mais une association de loi 1901 n’est, en effet, soumise à aucune obligation en ce qui concerne la publication de ses comptes.

Julien Dray ignoré
Par souci de prudence, Julien Dray n’est que très rarement cité nommément sur le forum. Quasiment ignoré, oublié. Toutes les réactions faisant référence au député socialiste semblent avoir été « modérées ». Tout juste quelques « quivoussavez » passent  entre les mailles des filets modérateurs.

De son côté, SOS-racisme a fait aussi dans le « service minimum ». Tout juste un communiqué dans lequel jamais le nom de Julien Dray, pourtant fondateur de l’association, n’est mentionné. Une façon de tuer le père une fois pour toutes… L’association se borne à dénoncer  « l’avalanche médiatique qui a gravement sali l’image et la réputation de SOS Racisme. Cette réalité est d’autant plus désagréable que ni SOS Racisme ni un quelconque de ses dirigeants ne se trouvent concernés par l’enquête préliminaire en cours. »

A noter que dans cette affaire, Julien Dray n'est pas mis en examen.
L'ancien conseiller de Ségolène Royal a dit qu'il n'avait rien à se reprocher et a exclu de démissionner de ses mandats.

19.01.2009

Ségolène Royal à Washington DC

Bon ce n’est pas vraiment un scoop puisqu’elle fait partie des rares politiques francais a avoir decide de se rendre a l’ investiture. Le vrai scoop c’est que nous l’avons croise aujourd’hui parmi la foule massee devant le Lincoln memorial. Plutot anonyme dans la foule, de nombreuses personnes s’arretaient pourtant pour lui serrer la main : une famille de gabonais, une americaine francophile… Elle nous a saluee tres chaleureusement.

blog-sego

Une equipe de TF1 la suivait. L’occasion pour moi de recroiser Pierre Grange un journaliste que j’avais rencontre lorsque je travaillais pour le president de l”universite de Nantes. Il est maintenant correspondant a Washington DC. A propos de mes ex-collegues, j’avais egalement croise toute l’equipe de France info a l’aeroport de washington dulles. Nous avons fait le pied de grue ensemble a la douane. Le temps pour moi de faire la connaissance de Gregory Philipps, un des journalistes de l’equipe avec qui nous avons une amie commune (speciale dedicace a Florence). Aujourd’hui, il a passe la journee a Atlanta. Autre point qui m’a marque : ce soir j’ai passe la soiree devant CNN et Fox news et j’ai ete frappe par l insistance avec laquelle les deux chaines communiquaient sur leurs comptes twitter (Don Lemon par exemple dont je parlais dans une note precedente en a un) et facebook pour inciter les telespectateurs a interagir avec le contenu et a reste connecte. A quand un Pujadas ou une Guylaine Chenu avec un compte twitter en France ?

 

Source : mille-watts.com

The King of Bling Bling - Le clip qui déchire


trouvé ici

17.01.2009

Investiture de Barack Obama à Washington

Chères amies, chers amis,

Je pars aujourd'hui à Washington, où je resterai jusqu'au 21 janvier.
Je me rends dans la capitale américaine, entre autres pour assister à l'investiture de Barack Obama.

L'Inaugural Address d'un président des États-Unis, plus encore que le discours délivré à l'annonce de sa victoire, est le moment où il définit la signification de son élection. Mesurer la portée de cet évènement est essentiel à qui veut comprendre les Etats-Unis d’aujourd’hui, la situation mondiale et, comme en miroir, notre rôle, à nous Français et Européens.

Il ne suffit pas de dire que, par la couleur de sa peau, Barack Obama symbolise la réconciliation « raciale. » Il s'agit plutôt de comprendre pourquoi la réconciliation des États-Unis avec eux-mêmes a toujours dû passer par la réconciliation entre les différentes communautés, depuis le « péché originel » de l’esclavage.

Cette réconciliation est déjà en marche. Par un recours constant à la démocratie participative, Barack Obama est parvenu à toucher tous les Américains, par delà leurs appartenances raciales, sociales ou religieuses. Il a ainsi contribué à vivifier une démocratie américaine pervertie par la collusion entre intérêts économiques et politiques que l’administration Bush entretenait sciemment.

Cette réconciliation a aussi des prolongements politiques et économiques, déterminants dans le contexte actuel de crise. Barack Obama a redonné au pouvoir politique une légitimité qui, de Reagan à Bush, lui avait été trop souvent déniée. Il pourra ainsi s'appuyer sur l'État central pour relancer et réguler l'économie américaine. Certes, il y a du Lincoln et du Martin Luther King dans Obama, mais encore du Franklin Roosevelt.

Sur le plan international, son élection a levé un verrou et, dans une certaine mesure, élargi l’univers des possibles. Elle rend enfin envisageable l’idée d’une réconciliation des Etats-Unis avec le monde et ouvre ainsi la voie à une résolution commune des grands défis de notre temps. Crise économique et sociale planétaire, crise environnementale qui menace la survie même du genre humain, crise énergétique, crise des matières premières, crise alimentaire, crise militaire au Moyen-Orient : rarement plus qu'en ce début de 21e siècle, l'humanité n'a pris conscience d'habiter le même monde, et rarement la nécessité de son unification ne s'est faite sentir avec autant d'urgence.

Comme je l’écris dans Si la gauche veut des idées, la « mondialisation » est contradictoire : entre une interdépendance économique et financière d’un côté et une intégration politique inexistante de l’autre. La question de ce siècle est donc celle de la cohérence à inventer entre mondialisation économique et nécessaire mondialisation politique. Pour la France et l'Europe, la question se décline : quelle serait leur place dans cette mondialisation politique ? Une chose est certaine : les Etats-Unis ne pourront agir seuls.

Pour l'Europe, je tire une recommandation : engager une nouvelle étape de notre intégration, pour qu'un jour nous puissions parler au reste du monde d'une seule voix, plutôt que de dialoguer de manière dispersée avec des partenaires différents, comme nous le faisons encore trop fréquemment.

Pour la France, j'en tire deux perspectives. D’une part, reprendre l'initiative de l'intégration européenne. D’autre part, diversifier nos amitiés. Nous devons ouvrir un dialogue constructif avec l'Amérique du Sud, l'Afrique, l'Inde, la Chine, le Moyen-Orient. En me rendant au Chili, au Proche-Orient et en Chine pendant la campagne présidentielle, en me rendant depuis en Argentine, en Inde et au Maroc, j'ai tenté, à ma mesure, de montrer cette préoccupation.



L’investiture de Barack Obama sera l’occasion, pour moi, de me rendre dans les différents lieux de Washington symboliques de l’histoire politique américaine. Je serai accompagnée par M. Christian Monjou, spécialiste de l’histoire des Etats-Unis et des relations franco-américaines.
Ainsi, je compte visiter :

Le Lincoln Memorial

Abraham Lincoln, l’homme de la Proclamation d’émancipation des esclaves noirs (1863), garant de l’unité américaine pendant la Guerre de sécession, est une des figures historiques dont se réclame Barack Obama. Le mémorial qui lui est dédié est un lieu particulièrement symbolique : Martin Luther King, autre inspirateur du nouveau Président, y prononça son célèbre discours « I have a dream » (1963). Un concert s’y tiendra à l’occasion des cérémonies d’investiture, autour du thème de l’unité (« We are one »).

Franklin Delano Roosevelt Memorial

"FDR" est l’homme du New Deal et de la lutte contre la Grande dépression qui suivit la Crise de 1929. Un message politique : la réaffirmation du rôle de l’Etat pour assurer la prospérité économique des Etats-Unis. Une actualité immense…

Smithsonian American Art Museum

L’identité politique américaine et ses mythes fondateurs à travers les tableaux du Musée d’art américain : Indian Gallery (George Catlin), Cape Cod Morning (Edward Hopper)…

Résidence de Georges Washington à Mont Vernon

Premier Président des Etats-Unis, Washington est un des Pères fondateurs de la nation américaine. Sa résidence abrite encore aujourd’hui les clés de la Bastille, symbole de l’ancienneté des liens entre la France et son pays.



Au cours du déplacement, j’aurai également des contacts destinés à évoquer la situation économique et sociale. Des entretiens avec des experts ayant travaillé sur la relance de l’économie américaine sont notamment organisés par M. Philippe Aghion, professeur d’Economie à l’Université Harvard. Je rencontrerai par ailleurs des chefs d’entreprise français installés aux Etats-Unis.

Les rencontres suivantes sont prévues :

Entretien avec le Président du German Marshall Fund (GMF)

Le GMF est un des grands think tanks américains. Promoteur d’une meilleure coopération et d’une plus grande compréhension entre les Etats-Unis et l’Europe. Un pont entre nos deux continents.


Participation à la journée Matin Luther King, dédiée au bénévolat

Washington est l'une des villes américaines où les inégalités sociales sont les plus criantes. Il sera particulièrement utile de voir comment travaillent les associations et les acteurs sociaux dans les quartiers déshérités de la capitale. Seront organisées :

•    Une rencontre avec une association de quartier (Bibliothèque Martin Luther King), à l’occasion d’une distribution d’aide alimentaire à laquelle participera le Maire de Washington, M. Adrian Fenty.

•    Une réunion de travail avec quatre associations investies dans l’animation sociale et l’« organisation de communautés » (community organizing). Inspirée de l’action et de la méthode de Saul Alinsky, cette forme d’intervention sociale vise à renforcer la capacité des habitants de quartiers populaires à agir sur leur vie et redevenir maître de leur destin.  Elle a profondément influencé Barack Obama, qui fut lui-même community organizer dans un quartier noir de Chicago et Hillary Clinton, qui rédigea un mémoire sur les travaux d’Alinsky.



Amicalement,


12.01.2009

PSE : Déclaration du groupe socialiste sur Gaza


Par mamie en colère Groupe Au café Royal
le 10/01/2009, vu 1987 fois, 17 nombre de réactions
Info servie nature, non vérifiée par la rédaction du Post, à consommer telle quelle !

Sur proposition de Béatrice PATRIE, le groupe parlementaire du PSE a adopté ce mercredi 7 janvier la déclaration suivante.
et par les chefs des délégations nationales.
La violence à Gaza indigne le Groupe. Exprimant son indignation concernant la violence à Gaza, le Groupe socialiste appelle à la conclusion d’un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, dans un communiqué détaillé adopté à Bruxelles ce 7 janvier par son bureau et par les chefs des délégations nationales.



(Béatrice PATRIE, engagée dès les premières heures auprès de Ségolène Royal en 2006, la Députée Européenne du Grand Sud Ouest-Aquitaine apporte un soutien renouvellé à la démarche engagée par la candidate socialiste aux dernières présidentielles)




Déclaration du groupe socialiste

sur Gaza

8 janvier 2009



Le Groupe

1. Exprime sa plus profonde indignation face aux violences dans la bande de Gaza, aux conséquences de l'usage disproportionné de la force par l'armée israélienne et à l'escalade militaire à l'origine de centaines de victimes, pour la plupart civiles, y compris de nombreux enfants. Déplore profondément que des civils et des installations des Nations Unies aient été frappés. Appelle Israël à respecter ses obligations en matière de droit international et de droit humanitaire international et à permettre à la presse internationale de suivre les événements sur le terrain. Appelle le Hamas à cesser les tirs de roquettes et à prendre ses propres responsabilités, en s'engageant dans un processus politique visant à restaurer le dialogue inter-palestinien et à contribuer au processus de négociations en cours.

2. Appelle à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel. Le cessez-le-feu, qui devra englober le retrait des territoires réoccupés ces derniers jours et une trêve négociée, devra être garanti par un mécanisme établi par la communauté internationale. Ceci devra prévoir le déploiement d'une force multinationale le long des frontières de la bande de Gaza, incluant des pays arabes et musulmans. Invite l'Union Européenne à appuyer tout accord atteint par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

3. Demande avec force aux autorités israéliennes de permettre que les vivres, l'aide médicale d'urgence et le carburant soient délivrés à la bande de Gaza par l'ouverture des points de passage, et la levée du blocus. L'annonce de l'ouverture d'un couloir humanitaire à Rafah est une première étape à mettre en place d'urgence. Appelle les institutions de l'Union Européenne et autres donateurs, à fournir une aide adéquate face aux besoins croissants, en coopération avec les Nations Unies et les ONG, et demande à Israël de ne pas compromettre cet effort humanitaire essentiel. Cette aide devra contribuer à la reprise graduelle de l'économie de base dans la bande de Gaza, et à la restauration de conditions de vie décentes pour les palestiniens, en particulier les jeunes.

4. Considère que la reprise immédiate du "Agreement on Movement and Access" (AMA) et des "Agreed Principles for Rafah Crossing" (APRC) conclus en septembre 2005 par l'Egypte, Israël et l'Autorité palestinienne après le désengagement unilatéral israélien de la bande de Gaza doit être garantie sans restrictions. L'Union Européenne pourrait apporter une contribution essentielle à cette fin, en relançant sa mission de monitoring à Rafah.

5. Réaffirme qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit israélo-palestinien et considère que le temps est venu pour un accord de paix durable et complet sur base des négociations conduites à ce jour par les deux parties. Une conférence internationale promue par le Quartette et avec la participation de tous les acteurs régionaux, sur base du précédent accord conclu entre israéliens et palestiniens, pourrait contribuer à atteindre cet objectif. Considère que des efforts renouvelés pour la réconciliation inter-palestinienne sont une étape essentielle.

6. Insiste à nouveau sur la fait que tout rehaussement des relations politiques entre l'Union Européenne et Israël doit être strictement conditionné par le respect du droit humanitaire international, par un réel engagement en faveur d'un établissement complet de la paix, par la fin de la crise humanitaire à Gaza et dans les territoires palestiniens occupés, et par le respect d'une mise en place complète de l'accord d'association intérimaire EC - PLO. Aussi longtemps que la situation demeure aussi critique, le Groupe Socialiste maintiendra sa position négative concernant le vote par le Parlement Européen de l'avis conforme sur une participation accrue d'Israël aux programmes CE.

7. Est préoccupé par les sérieuses conséquences de la résurgence du conflit dans la vie quotidienne des citoyens de la région et sur les espoirs d'une paix durable dans l'ensemble du Moyen Orient. Souligne le risque de mettre à mal la compréhension mutuelle et le dialogue entre toutes les communautés en Europe.

8. Appelle urgemment à un rôle politique renforcé et uni de l'union Européenne comme ce fut le cas lors de la crise du Liban en 2006 et lors de la récente crise entre la Géorgie et la Russie. Dans le cadre de son action, l'UE doit saisir l'occasion de coopérer avec la nouvelle administration des Etats-Unis afin de mettre un terme au conflit grâce à un accord basé sur la solution de deux Etats, donnant aux israéliens et aux palestiniens la possibilité de vivre côte à côte en paix et en sécurité. Ceci contribuera grandement à l'objectif d'une nouvelle et pacifique structure régionale de sécurité au Moyen Orient.

9. Invite activement ses Membres à promouvoir une campagne politique adressée à l'opinion publique européenne, en coopération avec les partis socialistes européens et les autres mouvements progressistes et ONG, basée sur un vigoureux appel pour la paix au Moyen Orient.



SOURCES :

Groupe du parti socialiste européen

Site de Béatrice PATRIE

10.01.2009

Remettre l’économie au service de l’humain et les banques au service des entreprises et de l’emploi

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Chères amies, Chers amis,


A l’occasion de visites consacrées à l’emploi dans ma région cette semaine, j’ai une nouvelle fois eu la démonstration, au travers des situations pourtant très différentes de deux entreprises de Poitou-Charentes, qu’il nous faut changer de système économique en remettant les choses à l’endroit, c’est-à-dire l’économie au service de l’humain et les banques au service des entreprises et de l’emploi.





Entreprendre autrement, c’est possible !

Dans la zone industrielle de Niort, une entreprise de confection résistait, tant bien que mal, à la concurrence internationale qui décime le secteur du textile dans notre pays.

Confrontée à la délocalisation de la plupart des entreprises pour lesquelles elle travaillait et qui ont trouvé des sous-traitants ailleurs, elle a fini par rendre les armes : 70 licenciements en juin 2008. Parmi les victimes de la liquidation, 16 femmes, couturières, ont décidé de rester debout et de résister à la fatalité. Elles ont rassemblé leur courage, leurs économies et se sont lancées dans l’aventure de la création de leur entreprise sous forme de Société coopérative ouvrière de production (Scop). Grâce à cette manière d’entreprendre autrement, chaque salarié est associé de l’entreprise à égalité et dispose du même pouvoir de décision que chacun des autres associés. Pas d’actionnaires, simplement des êtres humains voulant vivre dignement de leur travail.


La Région les a aidées en utilisant son dispositif, unique en France, de « Bourse tremplin désir d’entreprendre ». Chaque associé est considéré comme créateur de sa propre entreprise et à ce titre doté d’une aide régionale à la création. Le courage et la persévérance des couturières, l’aide de la Région qui a ensuite enclenché le soutien des banques, l’investissement efficace de l’Union régionale des Scop : tout cela a eu raison du destin qui semblait attendre ces salariées, souvent âgées de plus de 50 ans et ayant passé toute leur carrière professionnelle dans le textile.

C’est ainsi que vient de débuter l’activité de la société Couture Venise Verte, réorientée vers la confection haut de gamme. Venise Verte comme le surnom du Marais poitevin et comme la couleur de l’espoir !

Je tiens également à les aider en lançant un appel, que vous pouvez relayer, auprès des grands couturiers et des donneurs d'ordre des entreprises textile afin qu'ils passent commande auprès de Couture Venise Verte, d’autres SCOP et entreprises de confection et de façonnerie situées en région Poitou-Charentes. (Cliquez ici pour plus d’informations.)




Si les banques faisaient leur travail…

Vous avez certainement entendu parler de ce chef d’entreprise rochelais, patron des Chantiers navals Gamelin, qui s’est suicidé la veille de Noël parce que son entreprise de fabrication de bateaux avait été placée en redressement judiciaire. Victime de l’angoisse de voir l’œuvre d’une vie liquidée et ses salariés avec… Sa fille, Fanny, a lancé un cri du cœur sur Facebook, relayé par les médias, en appelant à la solidarité pour permettre aux ouvriers de l’usine de son père d’être payés. Très beau geste, j’ai eu l’occasion de le lui dire. Soyez nombreux à lui répondre, en cliquant ici.

L’histoire des Chantiers Gamelin est tristement classique et tellement d’actualité. Vingt-cinq ans d’âge, une progression régulière du chiffre d'affaires, souvent des bénéfices qui ont permis à l’entreprise de se développer et aux banques partenaires d’en profiter…


Et puis, progressivement un marché plus hostile, qui nécessite la fabrication de prototypes et fragilise la trésorerie. Du travail – et des perspectives intéressantes –  mais temporairement une trésorerie insuffisante pour acheter les matières premières. Après 25 ans de bons et loyaux services, Joël Gamelin pense pouvoir compter sur sa banque pour passer cette mauvaise passe. Cette banque qui, comme les autres vient de profiter de la manne de l’Etat après avoir joué et perdu à la roulette de la bourse. Mais l’accès au crédit lui est refusé. Redressement judiciaire. Vous connaissez la suite.

La Région va s’engager de tout son poids – y compris en apportant des garanties avec Oseo – pour que les banques soutiennent cette belle entreprise au savoir-faire reconnu. Cent vingt emplois sont en jeu.

Le cas Gamelin est emblématique de la démission du pouvoir. Le président de la République doit redescendre sur terre et s’occuper des problèmes des Français. Pour justifier les milliards d’euros donnés aux banques, il nous avait dit, qu’en échange, elles seraient obligées de faire vraiment leur métier de banquier, c’est-à-dire de prêter de l’argent aux entreprises au service de la croissance et de l’emploi. Il s’agissait, nous disait-on, de « fluidifier le crédit ». La réalité, c’est que les banques ont empoché l’argent et ne jouent pas le jeu.

Le cas des chantiers Gamelin n’est qu’un exemple parmi une multitude au plan national. Pour lutter efficacement contre la crise, il appartient à Nicolas Sarkozy de tenir parole et d’obliger les banques à jouer leur rôle. S’il ne le fait pas, il signera son échec économique et donnera la preuve de la connivence qui le lie au monde de la finance.

Amicalement,



Ségolène Royal


Vous pouvez visionner la vidéo des visites de ces entreprises en cliquant ici.

08.01.2009

Nicolas Bonaparte

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