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26/01/2008

S.Royal réagit au scandale de la société générale


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Ségolène Royal  a dénoncé samedi à Paris une "connivence" entre les puissants et "ceux qui jonglent avec les milliards", à propos de ce qu'elle a qualifié d'"invraisemblable scandale de la Société Générale 

L'ex-candidate à la présidentielle s'exprimait à la Bellevilloise, salle de spectacles du XXème arrondissement, devant quelque 300 militants de son association Désirs d'avenir, qui revendique 2.200 militants à Paris et 15.000 en France et est présidée par l'avocat Jean-Pierre Mignard.

Selon Dominique Bertinotti, maire du IVème arrondissement, proche de Mme Royal, c'était la première fois qu'elle s'exprimait ainsi publiquement devant une assemblée de Désirs d'avenir.

La présidente de Charentes-Poitou a pointé "cette espèce de connivence, en haut, des puissants et de ceux qui jonglent avec les milliards pendant qu'à la base les petits ont du mal à vivre, à survivre".

"Il faut un rétablissement moral à partir de ce scandale, au moins que la leçon en soit tirée et que les banques, grâce à une loi bien claire, cessent de se faire du beurre sur le dos des plus modestes", a poursuivi Mme Royal. "Faisons très rapidement la réforme que je réclamais depuis longtemps: rémunérer les comptes de petits épargnants".

Evoquant les municipales, elle a affirmé: "c'est dans les collectivités territoriales que nous allons pouvoir faire un rempart contre la politique de la droite, celle qui met les valeurs financières au-dessus de toute valeur humaine".

"Cette invraisemblable scandale nous montre à quel point le capitalisme est devenu incompétent, irresponsable, intolérable, désinvolte", a lancé l'ex-candidate.

Avant de s'envoler pour Florence, où se tenait une réunion du nouveau parti démocrate (centre gauche), Mme Royal a été ovationnée par ses partisans, réunis sur le thème de la Ville, avant de futurs débats sur le développement durable puis la démocratie participative.

 

une vidéo sur cette réunion:

http://www.dailymotion.com/search/+segolene+royal/video/x4667s_bellevilloise_politics

autre vidéo:

http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoaftP1B.html
 

 

Ségolène Royal à "vivement dimanche", le 27/01 à 14h.

http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles.htm?articleid=296003568

la vidéo ici:

Dans « Vivement dimanche », , elle parlera de politique, de ses ambitions pour le PS, de Nicolas Sarkozy, mais aussi de sa rupture avec François Hollande. L'ex-candidate socialiste le dit tout net : « J'ai été trompée. »

CETTE ÉMISSION-LÀ, Michel Drucker s'en souviendra longtemps. Enregistré mercredi et diffusée demain sur France 2, le « Vivement dimanche » avec Ségolène Royal en invitée vedette a marqué le présentateur télé, qui en a pourtant vu beaucoup d'autres. « C'est l'une des émissions les plus fortes que j'aie faites en huit ans », confie-t-il.

En pantalon et pull noirs, l'ex-candidate à la présidentielle était en confiance, entourée de ses amis politiques Michel Sapin, Najat Belkacem, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Sophie Bouchet-Petersen, Jean-Pierre Mignard et Christiane Taubira. Mais aussi de Dominique Besnehard, son poisson-pilote dans le monde du spectacle. Sur le plateau, la présidente de Poitou-Charentes va aussi échanger avec Charles Aznavour, Cali, Thomas Dutronc, André Dussollier, Arielle Dombasle et Liane Foly, cette dernière se livrant à une imitation (réussie) de la candidate socialiste.

« Elle parle de manière apaisée parce qu'elle a tourné la page »

A distance, la comédienne Jeanne Moreau (qui fêtait ce mercredi ses 80 ans) dit tout le bien qu'elle pense de la dame du Poitou-Charentes : « J'aime cette femme. Avec Ségolène, la politique est montée d'un cran. » Aznavour, qui penche pourtant plus vers Sarkozy que vers les socialistes, se fend d'un compliment en saluant sa « performance artistique » durant la présidentielle. Thomas Dutronc approuve en riant : pour le guitariste et comédien, il n'y a pas de doute, les « plus belles jambes de la campagne » étaient bien celles de Ségolène Royal. A l'aise, détendue, l'ex-candidate a apporté quelques paires de charentaises de mode fabriquées dans une entreprise en difficulté du Poitou. Elle se déclare même prête à en offrir une paire au président de la République en espérant, dit-elle, que cela puisse le « calmer ». Interrogée par Claude Sérillon dans la partie politique de l'émission, l'invitée ne cache pas ses ambitions pour la présidentielle de 2012. Non plus que pour le PS à l'égard duquel elle se dit prête à « prendre ses responsabilités » si les conditions sont réunies pour en prendre la tête. Et elle répète, avec des mots quasi identiques à ceux qu'elle avait déjà utilisés sur France 2, qu'elle ira « jusqu'au bout de sa démarche ». Au passage, elle évoque le rôle de plus en plus important des médias dans une campagne présidentielle et réfute l'idée que la politique soit un métier.

Quand on l'amène sur un terrain tout à fait personnel en lui demandant d'évoquer sa rupture avec son ex-compagnon François Hollande, Ségolène Royal ne se dérobe pas. Elle parle pour la première fois, en termes très directs, de sa séparation et des causes qui l'ont amenée. « J'ai été trompée », lâche-t-elle en indiquant que cette situation avait duré « pendant longtemps ». Un aveu très franc formulé, selon les participants à l'émission, sans rancoeur. C'est en tout cas l'impression de Michel Drucker : « Elle parle de manière apaisée parce qu'elle a tourné la page. » D'ailleurs, Royal renouvelle ses voeux de bonheur personnel à son ex-compagnon. Celle qui tacle durement Nicolas Sarkozy pour la mise en scène de sa vie privée avoue simplement se sentir, personnellement, « libérée ». Sa prestation à « Vivement dimanche » a impressionné Drucker qui l'avait déjà invitée à deux reprises. « Elle a passé un cap, c'est très net », commente l'animateur. Dimanche, son émission pourrait bien, elle, battre ses records d'audience.

 
Dans la seconde partie de l'émission, à 18h55 dans « Vivement dimanche prochain », Michel Drucker recevra Liane Foly et Christiane Taubira en compagnie de Claude Sérillon et Jean-Pierre Coffe."

 

comment perdre 7 milliards d'euros sans problème

Interrogée jeudi sur les pertes abyssales de la Société Générale, S.Royal a dénoncé les dirigeants de la banque ainsi qu'un "déficit de politique, d'autorité, de volonté de réglementation" de la part de l'Etat.


 "je veux que l'Etat recadre les banques, réglemente leurs activités pour qu'elles fassent ce pourquoi elles sont payées, c'est-à-dire prêter de l'argent aux ménages, aider les entreprises pour qu'elles créent des emplois".
"Ca paraît invraisemblable. Voilà des patrons qui sont grassement payés pour contrôler où va l'argent des petits épargnants. Et ils découvrent que l'on peut détourner cinq milliards. C'est dire leur désinvolture à l'égard des autres".

depuis plus d'un an, S.Royal n'a cessé de dénoncer le comportement des banques vis à vis des ménages en particulier des plus modestes et ainsi que vis à vis des PME.

 

Olivier Besancenot, lui, relève avec beaucoup d'acuité les contradictions soulevées par cette affaire bien louche:

 http://www.lcr-rouge.org/spip.php?article806

 
Olivier Besancenot a estimé vendredi que le scandale financier de la Société Générale était "la part visible de l’iceberg" et "le symbole de l’opacité la plus totale" dans le fonctionnement du système bancaire. (...)

"ce n’est que la part visible de l’iceberg, parce qu’en réalité c’est l’ensemble du système bancaire qui vit dans l’opacité en dehors de tout contrôle de la société". "Personne ne saura ce qui s’est vraiment passé avec ce fameux trader, que tout le monde recherche, puisque cela échappe a tout contrôle".

Selon lui, la "deuxième leçon de choses c’est qu’un argument de poids du patronat, qui s’opposait à toute augmentation de salaires vient de tomber". "Les patrons nous expliquaient au cours des dernières années que si on augmente les salaires, l’entreprise s’écroulait. Or j’ai bien entendu le directeur de la Société Générale expliquer qu’il venait de perdre 7 milliards d’euros et qu’il n’avait même pas mal, et que son entreprise se portait bien et dégageait même des bénéfices", fait valoir M. Besancenot. "Les employés de la Société Générale seraient curieux de savoir combien feraient 7 milliards d’euros en terme d’augmentation de salaires"

 

Rappelons aussi que les pertes de la Société Générale sur les marchés financiers soit 7 Milliards d'€ représentent 8 années de perception de l'inique franchise médicale.
8 années !

 

quelques mots sur la carrière du pdg  Bouton: Conseiller technique au cabinet de Maurice Papon (1980) - Directeur de cabinet d’Alain Juppé (1986 à 1988) - Au MEDEF: préside le groupe "Croissance", et dirige la Commission régulation de l'Institut de la finance internationale (IIF), depuis 2002 - Mise en examen en 2002 dans une affaire d’escroquerie à des chèques transitant par Israël, qui aurait permis la circulation d’argent d’origine frauduleuse - Chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur - Officier de l’Ordre National du Mérite - Salaire total : 3.3 millions d'euros - Avec les stock-options: plus de 10,8 millions en 2006---( 2e patron le mieux payé de France)