19/10/2007
REPRIME A MARSEILLE, PRIME A BRUXELLES !
Le 16 octobre, au siège du Parlement européen à Bruxelles, en présence de plusieurs centaines d'invités dont de nombreux parlementaires européens de toutes nationalités, le prix Silver Rose Award (Catégorie Europe) récompensant l'action d'une personne physique ou morale dans le domaine du respect des droits de l'homme a été décerné au Réseau éducation sans frontières pour son action en faveur des jeunes majeurs scolarisés sans papiers et des familles sans papiers d'enfants scolarisés.
Le RESF tient à féliciter les quatre autres lauréats du prix 2007 (Heidemarie Wiezcorek ; Aminatou Haidar, Human Rights activist Western Sahara ; Plataforma de Mujeres Artistas contre la violencia de genero), dont l'action dans leurs domaines respectif suscite son admiration avec une mention particulière pour les familles palestiniennes et israéliennes du Parents Circle Families forum qui, par delà les torrents de sang dont on voudrait séparer ces deux peuples s'acharnent à retisser des liens entre elles.
Ce prix, remis par l'ancien premier ministre danois et actuel leader du Parti socialiste européen (PSE) Paul Rasmunsen est un honneur pour le Réseau Education sans frontières dont l'action est ainsi légitimée par le jury d'ONG regroupé dans Solidar et présidé par Harlem Désir. C'est aussi un encouragement à poursuivre le combat pour le droit des enfants débutant leur vie dans un pays et y ayant engagé des études à conduire ces dernières jusqu'à leur terme sans vivre dans la terreur de l'expulsion.
A n'en pas douter, trouvant ainsi un écho hors des frontières françaises et bientôt un relais en Europe faut-il espérer, l'action du RESF va se poursuivre et s'amplifier.
Ce prix revêt en outre dans les circonstances actuelles, une importance particulière. Il a en effet été reçu par Florimond Guimard au nom du RESF qui était ainsi distingué pour les faits mêmes pour lesquels il sera jugé six jours plus tard. Cet instituteur de Marseille sera en effet traduit le 22 octobre devant le Tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence pour s'être en novembre 2006 opposé avec succès, avec 200 autres personnes, à l'expulsion du père algérien de deux élèves de son école. Il risque 3 années de prison et 45000 d'amende pour les faits mêmes pour lesquels il a été récompensé à Bruxelles.
Les choses sont ainsi claires : la question est de savoir s'il est envisageable que Florimond soit réprimé à Aix-en-Provence après avoir été primé à Bruxelles. L'opinion internationale, représentée d'une certaine façon par le jury de Solidar et les parlementaires européens a d'ores et déjà tranché. Nous ne doutons pas que, le moment venu, l'histoire tranchera elle aussi. Dans le bon sens.
09:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : resf
La pensée du jour
Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui.
Martin Luther King
08:16 Publié dans pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (0)
le choc de méfiance: tribune de S.Royal dans les Echos
S.Royal ne mâche pas ses mots pour critiquer l'action de N.Sarkozy.
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actual...
Extraits:
" Nicolas Sarkozy nous disait que tout était prêt pour provoquer, dès l'élection, le choc de croissance, le choc de confiance. Il raillait la nécessité du dialogue social pour réformer. Il se gaussait du constat sur la dette publique. Il se moquait des propositions de création d'un « small business act » et d'une sécurité sociale professionnelle.
Six mois plus tard, le choc promis est celui de la méfiance. Pourquoi Archaïsme, arrogance, affrontement constituent les poisons par lesquels le pouvoir en place est en train de miner les chances de redressement de la France."
(......)
"La position de la France au sein de l'Union européenne s'est dégradée : elle fait aujourd'hui partie des cinq pays européens les plus endettés, alors qu'il y a dix ans elle était le 2ème pays le moins endetté. Surtout, en s'endettant toujours davantage pour couvrir ses déficits, notre pays est à contre-courant de la majorité de ses partenaires européens qui, eux, se désendettent. Ces mauvais résultats ont été obtenus alors même que l'Etat n'a pas hésité à céder des actifs publics considérables : 15 milliards d'euros tirés de la privatisation des sociétés concessionnaires d'autoroutes fin 2005 ont servi en 2006 et 2007 à éponger une partie des déficits, l'Etat perdant au passage les recettes que les sociétés devaient verser au budget.
La France est ainsi plus que jamais vulnérable à la hausse des taux d'intérêt : la seule charge de la dette de l'Etat devrait ainsi augmenter de 1,6 milliards d'euros en 2008 par rapport à 2007.
La situation est d'autant plus inquiétante que les perspectives économiques et financières sont peu encourageantes. Avec des déficits extérieurs record depuis trois ans, révélateurs de la perte de compétitivité de notre économie, la France cumule désormais les handicaps : les déficits commerciaux pèsent sur la croissance, et l'atonie de la croissance pèse sur les comptes publics.
Il faut donc un sursaut. Il faut d'autres façons de penser et d'agir car, pendant ce temps, la mondialisation n'attend pas. Les investissements dans les pays émergents s'accélèrent, les multinationales les ayant augmenté, souligne la CNUCED, de 38% (+ 1,3 milliards de dollars) en 2006, mais surtout les groupes basés dans les pays en développement, comme Embraer au Brésil, Mittal en Inde ou Petronas en Malaisie, sont aujourd'hui de redoutables concurrents dans les secteurs de pointe.
Le défi à relever est donc considérable mais il est à notre portée. Il doit s'appuyer sur nos forces, notre matière grise et sur les capacités de l'Europe. Il faut cesser de jouer « petit bras » et « petite politique ».
Et surtout, Nicolas Sarkozy doit cesser de garder le pire de la continuité (la dette et l'affairisme) et de choisir le pire de la rupture (l'affrontement et les injustices), pour agir de manière moderne et efficace afin que la France saisisse, de énergiquement, toutes ses chances. C'est une société de confiance qui permet le choc de croissance.
08:15 Publié dans Ségolène Royal | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : les echos, s.royal, n.sarkozy
16/10/2007
Scandale de l'affaire DGS et des 160 millions d'euros
Affaire Gautier-Sauvagnac : l'UIMM dispose d'une caisse de 160 millions
Challenges.fr | 16.10.2007 | 09:52 | Réagir à l'article
Cette caisse de solidarité 'anti grève' est destinée à inciter les patrons à résister aux syndicats.
Denis Gautier-Sauvagnac (c) Sipa
"Au fil des ans, l'UIMM a alimenté en son sein plusieurs fonds grâce à des cotisations volontaires et supplémentaires des entreprises du secteur", affirme le quotidien économique, sans préciser ses sources.
"Parmi ces fonds, une caisse de solidarité 'anti grève' constituée après les événements de mai 1968 pour inciter financièrement les chefs d'entreprise à résister aux syndicats, en cas de conflit social, et dont le portefeuille est aujourd'hui valorisé à 160 millions d'euros", caisse baptisée "Epim".
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Un ancien président du CNPF (ancêtre du Medef) reconnaît ainsi sous couvert d'anonymat que la caisse était destinée à "éviter la mollesse de certains patrons dans les négociations, de les encourager à la fermeté moyennant rétribution".
Elle était alimentée par une "cotisation spéciale (...) de l'ordre de 0,1%" de la masse salariale des entreprises.
Parallèlement à l"Epim", "la cagnotte de l'UIMM se compose d'autres fonds dont la valeur comptable se chiffre en centaines de millions d'euros supplémentaires", et leur existence "doit être révélée dans les prochains jours".
10:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)
15/10/2007
la pensée du jour
L’erreur est de croire que l’action court au plaisir ;
car le plaisir accompagne l’action.
Alain
10:21 Publié dans pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : alain

