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30/09/2007

des contre-arguments pour défendre S.Royal

J’ai visionné la vidéo de Melenchon:

http://www.dailymotion.com/video/x2wl0l_en-quete-de-gauch...

Ce discours je l’avais déjà entendu lorsqu’il était venu  dans ma section  à Lannemezan soutenir la candidature de Fabius  pour la primaire.

 

Pour votre information dans le département (65) entièrement acquis, députés, sénateurs, conseillers en tous  genres,  maires, et, appareil  Fédéral  du  PS à Fabius, à l’exception de deux : le maire de Lannemezan  pro-Ségolène et d’un  conseiller général de Tarbes pro DSK, nous avons réussi, à une poignée, à faire triompher Ségolène  dans toutes les sections et avec plus de 55% dans l’ensemble. Pour la présidentielle je pense que nous avons le score du département le plus ségoléniste de la métropole.

Donc,  pour en revenir à Mélenchon, son discours est de la même veine que la plupart de ses congénères y compris Jospin d’une certaine manière.  Après la fin du communisme, mort comme modèle de société en 1989, nous assistons, pour la France, à l’agonie du marxisme comme pensée politique.  Très succinctement la doctrine marxiste aime bien catégoriser  les populations. Si de surcroît ces populations sont sous tension  pour un tas de raisons: sociales, ethniques, culturelles, sont premier objectif sera de cliver fortement les composantes. Puis dans un deuxième temps d’unifier la composante ouvrière et d’en faire une puissance politique. Sa force sera proportionnelle à sa masse et  à son impact  sur la société. Plus sa force sera grande plus sa reconnaissance et son droit seront reconnus. Tout ce qui contribue à diviser ou affaiblir cette classe sera à bannir et à combattre.    

La  pensée de Melenchon  est l’exemple même de l’enfermement dans ce dogme. En bon patricien du stalinisme,  d’abord chercher un responsable et ensuite le stigmatiser. Toutes ses attaques contre SR en sont  inspirées. 

Par ailleurs, il anticipe la séparation de l’aile gauche gauche du PS  et sa fusion avec le PC à l’instar de ce qui s’est passé en Allemagne. Malheureusement pour lui et heureusement pour nous il est peu probable qu’il soit  suivi. D’autant qu’il a tout faux en commençant par son analyse de la société actuelle. La classe ouvrière sur laquelle il fonde son dogme est diffuse et n’existe plus en tant que masse et les lignes de clivages entre classe  deviennent floues  de par  l ‘évolution et la mutation de notre société. A l’entendre: seul l’ouvrier  peut revendiquer la légitimer « de gauche ou socialiste » tout le reste est suspect ! !.

 

Actuellement, pour se faire valoir,  quoi de meilleur qu’un pamphlet anti-Ségolène.  

 

 Quel est son argumentaire  ? ?.

 

Le reproche à SR de préférer le concept de l’individu à celui de classe sociale. Plus Spinoza que Marx au cas où il y aurait des spinozistes parmi vous.

C-A : c’est le prix de la liberté ; voir le contre exemple des pays communistes.

 

L’amalgame des politiques suivies par Clinton et Blair avec le programme de SR.

C-A : procès d’intention et  mauvaise foi puisque non élue et puis,  il s’agit d’une autre époque. Le plus injustifié encore,  est d’établir un rapport entre  SR ¨et le traitement de la pauvreté et de la misère aux E-U ou en G.B .

 

le contre exemple des social-démocraties européennes et autres

C-A : choix qui  découle du choix en parti de la liberté pour l’individu et non son enfermement dans une classe sociale uniforme et liberticide des ex-pays de l’est .

 

la stigmatisation du modèle suédois que SR aime citer.

C-A : ce n’est pas le pire que l’on sache.

 

Le partage de la richesse

C-A : Jamais SR n’a dit que la redistribution n’était pas fondamentale, elle a seulement ajouté:  plus on crée de richesse davantage on peut distribuer.

 

La disparition des clivages droite/gauche

C-A : faux, c’est un argument purement de droite, encore amalgame et mauvaise foi.

 

La tentation centriste

C-A : logique, puisque le PS ne peut pas obtenir la majorité à lui seul. Il faut des alliés. Faisons le compte

Bayrou  19% et beaucoup de socialistes , le PCF 1,93%. C’est une voie à explorer ou l’opposition à vie.

 

La conclusion il la donne lui -même en prévoyant son décrochage du PS  s’il maintient  l’orientation actuelle.

J’allais oublier sa modestie :  j’ai vécu, j’ai de la mémoire, j’ai de la culture, je suis compétent, etc …

 

Néanmoins, Je ne le mets pas sur le même niveau que Jospin ; Il faut lui reconnaître son engagement clair depuis le début.

Jospin, c’est la désespérance, non seulement il a déserté à la première secousse mais encore,  il n’a cessé  depuis, en fausses sorties ou entrées je ne sais plus,  d’empoisonner la vie du  PS  par amis interposés.

Il a continué  hypocritement en disant de ne se mêler de rien  à  pourrir la campagne de SR et maintenant le pamphlet stigmatisant  une composante majeure du parti en pleine reconstruction et en recherche d’unité.

Pour qui prends t-il les  +  de 60% de militants qui ont choisi S.R , et,  les 17 millions d’électeurs qui lui ont accordé leurs suffrages ? ?.    

 

Que cherche-t-il donc à la fin ? ? .

 

Amitiés ségolénistes

 
Jean-Claude Dupont