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30.07.2008

"De l opposition en democratie"

Chers amis, nos camarades militants ont une vraie soif d'une opposition intelligente et franche qui forme un réel contrepoids et permette de repondre aux citoyens: "Oui le PS a des idees, oui il est la avec vous dans les conflits sociaux et les combats parlementaires".

En témoignage, ci-dessous la tribune parue dans Le Monde du 30 juillet 
jc.D Animateur DA 65

De l'opposition en démocratie

Nous serons courts. La gauche ne doit pas s'abîmer dans une discussion creuse comme un puits sans fond sur les avantages et inconvénients de s'opposer un peu, beaucoup, à la folie ou passionnément.

Fallait-il s'associer à la réforme constitutionnelle proposée par Nicolas Sarkozy ? Si la réponse a été non, la faute en revient à son promoteur. Il n'a pas su résister à la gourmandise de la majorité sénatoriale qui a sanctuarisé la Chambre haute pour se l'adjuger ad perpetuam. Ainsi, avant même d'en débattre, la moitié du Parlement avait été préemptée. La réforme pouvait discuter de tout, sauf de l'attribution du Sénat à la droite. Au moins est-on sûr qu'une majorité applaudira le président lorsqu'il viendra chercher des félicitations sur les bancs du Parlement. Il n'a pas su non plus résister à la tentation de limiter le droit d'amendement, droit fondamental des parlementaires. Curieuse conception de la revalorisation des assemblées ! La méthode elle-même supposait une conférence de consensus entre les grandes familles politiques. Le pouvoir a préféré faire son marché en débauchant ici ou là telle pièce que, à l'image d'un jeu d'échecs, on prend à son adversaire. D'emblée, c'est une stratégie de contournement des partis institués de l'opposition et de la gauche que le pouvoir a mise en place.

Enfin le succès supposait du président lui-même une exemplarité qu'on est bien en mal de trouver dans sa pratique du pouvoir. De la justice aux médias, la présidence exerce déjà une emprise que la réforme ne viendra nullement contrecarrer, puisque, en matière de nominations, la majorité parlementaire souscrira aux vœux de la présidence. D'où le verrouillage bien compris du Sénat.

Nous disons à nos amis qui s'interrogent sur la bienséance de l'opposition : pour être courtois, encore faut-il ne pas être contraint de s'excuser lorsque l'on vous a marché sur les pieds ! Nous voyons en effet peu à peu s'esquisser un régime politique de type nouveau, qui entend concentrer tous les pouvoirs, pour installer une domination idéologique et culturelle durable.

La droite décomplexée suffirait au bien du peuple. Quelques-uns à gauche sont sélectionnés par elle, dès lors qu'ils consentent aux règles du jeu qu'elle leur a imposées. Tous les autres sont rejetés du côté de la force obscure. Cette concentration des pouvoirs est non seulement dangereuse, mais elle est de surcroît inapte à réformer réellement le pays. Seule la mise en mouvement de toute la société permettrait de mener des réformes justes et durables.

En fin de compte, ce pouvoir et cette droite veulent une société de la résignation. La France dévisse, l'inquiétude grandit parmi nos concitoyens confrontés à une grave crise économique, sociale et écologique. Une France inégalitaire se fabrique sous nos yeux, où tous ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois paient une politique dont les bénéficiaires sont les "importants" et les "puissants". Pendant les travaux constitutionnels, le détricotage des droits sociaux continuait : suppression massive de postes dans l'éducation, cadres pressurés par l'augmentation du forfait jours, accords d'entreprises d'autant plus valorisés que le syndicalisme y est faible, couteau placé sous la gorge des chômeurs, priés d'être enfin raisonnables... Quelle fraternité peut-on espérer d'une telle déchirure ? Quel dynamisme, quelle volonté, quel espoir dans l'avenir quand tout semble joué et que les réseaux d'influence et de cooptation l'emportent sur les efforts et le travail ? Et ce n'est que le début. C'est pourquoi la domination culturelle, dans les médias notamment, est un enjeu capital car elle peut fabriquer de la résignation et brouiller la perception qu'une autre politique est possible.

La politique d'un tel pouvoir ne se divise ni ne s'épluche comme les quartiers ou la peau d'une orange. Elle est un bloc. C'est d'ailleurs ainsi qu'elle se présente et qu'elle se rengorge pour reprendre, depuis un an, le même couplet inquiétant et lancinant sur la fin de la gauche ou la mort du Parti socialiste. Nous nous opposerons à chaque fois que cela sera nécessaire, sans tomber dans la première embuscade tendue. Nous nous opposerons d'autant plus fermement que nous proposerons d'autres valeurs et une autre politique : révolution fiscale, préparation de l'après-pétrole, consolidation de notre protection sociale, VIe République. Combattre et proposer vont évidemment de pair : un combat sans propositions est vain, mais des propositions qui ne sont pas forgées dans un combat politique seraient désarmées. Il n'est pas juste de confondre la fermeté avec le sectarisme. En matière de convictions, la fermeté n'est pas un réflexe conditionné, elle est une preuve, celle qui nous est demandée dès aujourd'hui par de nombreux Français qui veulent espérer; c'est elle aussi qui nous sera demandée en 2012. Voilà pourquoi nous appelons les socialistes à l'unité et au courage.


David Assouline (sénateur PS, Paris), Delphine Batho (députée PS, Deux-Sèvres), Dominique Bertinoti (maire du 4e arr. de Paris), Jean-Louis Bianco (député PS, Alpes-de-Haute-Provence), Aurélie Filippetti (députée PS, Moselle), Guillaume Garot (député PS, Mayenne), Jean-Pierre Mignard (avocat), Vincent Peillon (député européen).

18.07.2008

un petit mot de D.Bertinotti

Oxygène

Vignette_tuyau Que ces rencontres avec les militants  vivant en province, en banlieues,  ou  dans des communes rurales sont sympathiques et enrichissantes! D’une part  parce que ces militants ont conservé un sens de l’accueil chaleureux qui nous fait parfois défaut à Paris, qu’ils en soient tous et toutes remerciés. D’autre part, parce que peut-être loin de l’agitation et de la trépidation parisiennes, on ressent plus finement quelles sont les préoccupations majeures de nos concitoyens, leurs interrogations, leurs attentes, leurs aspirations, un peu loin des effets de mode parisiens.

 

 

la suite sur son blog:

http://www.dominique-bertinotti.fr/blog/2008/07/oxygne.html

09.07.2008

C'est dans l'air: Ségo à gauche de Sarko

Emission du mardi 8 juillet 2008
Ségolène : à gauche de Sarko


http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_article=3125
 

 

  lien   mms  

 

07.07.2008

réunion du 5 juillet à PAU avec D.BERTINOTTI

pau 5 juillet 2008 003.jpg

pau 5 juillet 2008 018.jpg

Beaucoup ont su apprécier, lors de cette réunion très conviviale,  la capacité d'écoute de Dominique Bertinotti, une écoute attentive, vraie et ses réponses précises, simples, sans détour, sans langue de bois: une femme de grande qualité encore trop méconnue à Désirs d'avenir et un exemple pour nous tous.

Nous avons pu aussi rencontrer pour la première fois nos camarades du  40 et du 64 et nous espérons renouveler cette expérience enrichissante sur tous les plans.

 

voici une vidéo tournée par Christian, animateur da64, à l'issue de la réunion du 5 juillet.
www.dailymotion.com/christian548664/video/x61gle_dominiqu...

le compte-rendu de Christian ici:
www.desirsdavenir64.com/

 

merci à toute l'équipe de désirs d'avenir64 pour cette belle journée et à Christian en particulier .

Martine, d.a65 

Voeu pieu

Avec toutes ces contributions (langue de bois) et ainsi que les futures motions (langues de vipères), qui nous tombent dessus, on a bien envie de refaire le processus à l'envers:  du bas vers le haut.

J'ai fait un rêve: je proposais une contribution d'adhérent à faire accepter par un max de personnes en vue d'être remontée à Paris. Ensuite on verrai quels sont les leaders qui s'en rapprochent le plus et qui méritent nos suffrages, à l'exclusion de tout sentiment personnel et autre critère subjectif émotionel.

 

Quelques "idées": 

 1 Militantisme démocratique : 

    - Respecter la démocratie militante : plus de transparence

    - la fin justifie t-elle les moyens? le passage obligé par Reims

    - l'objectif est de battre Sarkozy : comment faire plus de 50% sans se parjurer 

 

 2 Economie et environnement durable :

    - Environnement: renforcer les incitations fiscales vers les énergies renouvelables  (développer le bonus-malus)

    - Fiscalité plus juste: refondre ISF, TVA, CSG... progressivité et équité

    - Union de la vingtaine de régions à gauche pour contre-balancer l'effet centralisateur de l'Etat Ump/Medef/Industriels/Médias

 
 3 Commerce mondial:  

    - Europe : mise en place de "coopérations renforcées" en matière sociale avec le PSE par exemple

    - International : peser fortement sur les organismes internationaux pour plus d'équité dans les échanges 

           (dumping des pays à bas-coûts) 

 4 Rôle de l'État

    - doit protèger face aux dérives du capitalisme

 5  Etat : garant de la sécurité sanitaire de chacun,

    -  Retraites et Sécu : Transférer une partie des charges des salariés vers les taxes à la consommation


 

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Pour reprendre la contrib de Ségo 

1 - Faire de l'anti-sarkosisme primaire: non, argumenté et objectif : oui

     La droite casse tout : oui on sait

     Lutter contre les effets négatifs du capitalisme  : oui


2 - Socialisme une force neuve ? Bla bla

    Une vrai démocratie militante ? : voir point 7 démocratie « jusqu'au bout »

    Fédérer la gauche et attirer les démocrates : oui, mais du centre à l'ultra gauche ?

3 - Mettre l’économie au service de l’humain
-Rééquilibrer le rapport de force entre le capital et le travail : oui mais comment ?
-Agir vraiment contre la vie chère : pareil comment?
-Faire enfin la révolution fiscale : oui ?
-Oui à l’innovation des PME, non à la rente du CAC
- immigration oui voir point 6 France métissée


4 - Bâtir un État préventif qui attaque les inégalités à la racine
-L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation
-Le droit des travailleurs à être bien formés, des entreprises compétitives
-Bien vivre dans l’après-pétrole : environnement durable : incitations fiscales forte?
-Lutter très tôt contre la violence

5 - Repenser sans tabou la sécurité sociale pour la sauver
-Faire de chacun l’acteur de sa santé : bla bla controle
-Bâtir un système de retraite transparent, universel et personnalisé : par capitalisation?

6 - Reconnaître la France métissée comme une chance
-La jeunesse n’est pas un problème mais une partie de la solution
-Lutter contre les discriminations envers les quartiers populaires: comment ?
-La laïcité, garante de la République

7 - Oser enfin la démocratie « jusqu'au bout »
-Faire confiance aux élus locaux
-Moderniser le Parlement
-Encourager la démocratie participative : oui
-Garantir la liberté de la presse
-Porter haut l’exigence de justice et des Droits de l’homme
-La démocratie au secours de l’Europe
-Pour un ordre mondial juste:des institutions internationales à la hauteur de leurs missions

 

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le travail n'est pas terminé, toutes les analyses sont les bienvenues   

delavant 

03.07.2008

21 contributions

 

Contributions générales Congrès de Reims 2008

Combattre et proposer

S. Royal

Reconquêtes

B. Hamon
H. Emmanuelli

Reconstruire à gauche

L. Fabius

Clarté, courage, créativité

B. Delanoë

La ligne claire

G. Collomb
N. Guérini
V. Feltesse

Besoin de gauche, socialisme et démocratie

P. Moscovici
A. Montebourg

Une vision pour espérer, une volonté pour transformer

M. Aubry

Réinventer la gauche

JL Mélenchon

Urgence sociale

P. Larrouturou

Changer la vie

MN Lienemann
P. Quilès

D'abord redistribuer les richesses

G. Filoche

Socialistes, altermondialistes, écologistes

F. Pupunat (Utopia)

Contribution de Marilyse Lebranchu

M. Lebranchu

Dix questions pour un Congrès réussi

F. Hollande

Choisir pour la Gauche

M. Destot

Aux militants

G. Gorce

Réussir ensemble le congrès du Parti socialiste

JM Ayrault

Pour un socialisme écologique

N. Bricq
C. Caresche

 

 Autres liens pour les 21 contributions déposées le 2 juillet:

- Bertrand Delanoë : "Clarté, courage et créativité" (PDF)

- Ségolène Royal : "Combattre et proposer" (PDF)

- Martine Aubry : "Une vision pour espérer, une volonté pour transformer" (PDF)

- Laurent Fabius : "Reconstruire à gauche" (PDF)

- Gérard Filoche : "D'abord redistribuer les richesses" (PDF)

- Marylise Lebranchu : contribution

- Pierre Moscovici : "Besoin de gauche"

- François Hollande : "Donner une cohérence à la gauche et un espoir à la France"

- Gérard Collomb et Jean-Noël Guérini : "Pour une ligne claire"

- Jean-Marc Ayrault : "Réussir ensemble le congrès du Parti socialiste"

- Henri Emmanuelli et Benoit Hamon : "Reconquêtes"

- Gaëtan Gorce : "Aux militants"

- Pierre Larrouturou : "Urgence sociale".

- Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès : "Changer"

- Jean-Louis Mélenchon : "Réinventer la gauche"

- Franck Pupunat et le courant Utopia : "Socialistes, altermondialistes, écologistes"

- La contribution de Marc Dolez : "Debout la gauche!"

- La contribution de Jacques Fleury : "Et si le parti restait socialiste ?"

- La contribution de Pascal Jacquemin : "Pour le socialisme du XXIème siècle"

- La contribution de Frédéric Leveillé : "Unité et refondation"

- La contribution de Géraud Guibert : "Pour un socialisme écologique"

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