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        <title>Les Pyrénées avec Ségolène - femmes</title>
        <description>Tous ensemble avec Ségolène</description>
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        <lastBuildDate>Sat, 16 Aug 2008 14:09:08 +0200</lastBuildDate>
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                <title>la difficile vie des femmes politiques</title>
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                <author>noreply@ (pyreneen)</author>
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                                <category>Municipales 2008</category>
                                                <pubDate>Fri, 07 Mar 2008 09:11:00 +0100</pubDate>
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                     &lt;table class=&quot;printerfriendlyDoc&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;titreDoc&quot;&gt;Dépitées maires&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;leadDoc&quot;&gt;Les femmes entrées en politique grâce à&amp;nbsp;la loi de juin&amp;nbsp;2000 déchantent aujourd’hui.&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;leadDoc&quot;&gt;Elles n’ont obtenu que peu de postes de pouvoir dans les&amp;nbsp;mairies.&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;infosDoc signatureUppercase&quot;&gt;&lt;span class=&quot;signature&quot;&gt;CHARLOTTE ROTMAN&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;table height=&quot;306&quot; width=&quot;425&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt; &lt;h3 align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pyreneesinfo.fr/dossier/L%E9gislatives%202007/pagereportage070521PCF%20Marie-Pierre%20Vieu%20en%20campagne%20sur%20la%203e.htm&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mpvieu.gauchepopulaire.fr/public/mpvieu.gauchepopulaire.fr/_BUF0120_copie.jpg&quot; height=&quot;158&quot; width=&quot;117&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt; &lt;h3 align=&quot;center&quot;&gt;n°4 listeTarbes:&lt;br /&gt; Marie-Pierre Vieu (PC)&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;/h3&gt; &lt;/td&gt; &lt;td&gt; &lt;h3 align=&quot;center&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/canton%20III%20:%20Driss%20Rabii%20(Laubad%C3%A8re),%20La%C3%ABtitia%20Tamane%20(St%20Antoine),%20B%C3%A9atrice%20De%20Miollis%20(Urac)%20et%20Virginie%20Siani%20(La%20Send%C3%A8re).&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://storage.canalblog.com/48/67/31182/22571439_p.jpg&quot; height=&quot;169&quot; width=&quot;223&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt; &lt;h3 align=&quot;center&quot;&gt;canton III Tarbes:&lt;/h3&gt; &lt;h3 align=&quot;center&quot;&gt;3 femmes:&amp;nbsp; Laëtitia Tamane (St Antoine), Béatrice De Miollis (Urac), et Virginie Siani (La Sendère).&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;2 hommes :&amp;nbsp; Driss Rabii (Laubadère) et Frédéric Laval (Tarbes)&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;firstPara&quot;&gt; &lt;p class=&quot;firstPara&quot;&gt;Sept ans, ça suffit ! Ou le spleen des paritaires, ces femmes entrées en politique en&amp;nbsp;2001, date de la première application de la loi sur la parité, votée en juin&amp;nbsp;2000. Néophytes, elles se sont engagées lors des dernières municipales, ont pris des responsabilités, sont parfois devenues adjointes… Aujourd’hui éreintées, laminées, elles ont le blues. Certaines jettent l’éponge. A la veille de la journée de la femme, à deux jours des élections municipales, plongée dans l’envers du décor de la parité.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;«Le sentiment très répandu est celui du découragement, de l’épuisement, de ne pas être appuyée dans sa vie professionnelle»,&lt;/i&gt; résume Michel Bozon, sociologue à l’Institut national d’études démographiques (Ined). Associé à l’Observatoire de la parité (1), il a constaté que de nombreuses élues &lt;i&gt;«ont tendance à ne pas se représenter».&lt;/i&gt; L’ancienne déléguée aux femmes à l’UMP Bérengère Poletti en a elle aussi fait les frais quand elle a constitué sa liste pour les municipales à Charleville-Mézières : &lt;i&gt;«Je suis allée trouver des femmes très impliquées qui ont tenu leur rôle politique. Mais quand je les ai sollicitées à nouveau, elles m’ont dit qu’elles préféraient leur vie personnelle.» «La loi sur la parité permet aux femmes d’être présentes, mais cela ne suffit pas,&lt;/i&gt; constate l’UMP Marie-Jo Zimmermann, à la tête de la délégation droits des femmes à l’Assemblée.&lt;i&gt;Souvent simples conseillères municipales, elles ne se sentent pas réellement intégrées à la prise de décision, pas utiles, et de nombreuses abandonnent.»&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;«L’épuisement»&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arlette Zilberg est adjointe verte à la mairie du XX&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;&amp;nbsp;arrondissement de Paris, chargée de la petite enfance et du bureau des temps. Elle parle après sept ans d’un &lt;i&gt;«épuisement total».&lt;/i&gt; &lt;i&gt;«Je suis arrivée pleine d’enthousiasme, j’ai d’abord découvert la violence des relations en milieu politique, c’était très difficile à vivre. Tous les matins, je pensais à démissionner.»&lt;/i&gt; Arlette Zilberg fait partie de cette génération de femmes, très souvent issues de la société civile, que les partis sont allés chercher au moment de la parité. &lt;i&gt;«Il y avait une chance à Paris de balayer l’équipe Tiberi. Je me suis mis les mains dans le cambouis.»&lt;/i&gt; Orthophoniste en libéral, elle a réduit de cinq à deux jours ses consultations, &lt;i&gt;«pour bien faire [son] boulot à la mairie».&lt;/i&gt; Les trois jours restants, elle carbure, sans compter les réunions le samedi ou le soir, ou encore les conseils de quartier, en soirée aussi. Elle essaie de se préserver le mercredi : &lt;i&gt;«On déjeune en famille, c’est le rendez-vous du steak-frites.»&lt;/i&gt; Un jour, une réunion du bureau de la majorité municipale prévue le mercredi est annulée. Personne ne pense à la prévenir. Elle hurle : &lt;i&gt;«Si ça continue comme ça, il n’y aura plus que des retraités parmi les élus.» «Pour moi, le mercredi c’est sacré, mais personne ne fait attention à ça, à la vie familiale.»&lt;/i&gt; &lt;i&gt;«Le temps n’est pas extensible, ce sont les femmes qui le savent le mieux. Et pour une élue, c’est encore pire»,&lt;/i&gt; analyse Michel Bozon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Arlette a trois enfants. Le plus âgé à 20&amp;nbsp;ans. &lt;i&gt;«Ils ne vont pas rester à la maison jusqu’à 35&amp;nbsp;ans.»&lt;/i&gt; Payer un studio, aider à être autonome, tout cela coûte cher : en passant à mi-temps, elle a perdu 1 500&amp;nbsp;euros par mois que ses indemnités ne comblent pas. Au bout d’un mandat, elle n’était &lt;i&gt;«pas prête à recommencer dans les mêmes conditions».&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;Un mandat, ça suffit&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Muriel Boin, adjointe Modem à la santé publique, l’hygiène et les personnes handicapées à la mairie d’Orléans, avait envie de se lancer, dès&amp;nbsp;2000. &lt;i&gt;«En&amp;nbsp;2001, je n’ai pas eu l’impression de servir à combler les listes. Je n’ai pas été démarchée, j’avais une motivation initiale. Après, la parité a facilité ma présence sur la liste.»&lt;/i&gt; A l’époque, Muriel Boin, médecin avec un poste à responsabilité qu’elle refuse d’abandonner, a 36&amp;nbsp;ans et trois enfants de 12, 10 et 7&amp;nbsp;ans. Elle se présente. &lt;i&gt;«Je me disais : &quot;Si je n’y vais pas, qui ira ?&quot;»&lt;/i&gt; Elle le fait en accord avec son mari. &lt;i&gt;«Cela ne peut être qu’un projet de couple.»&lt;/i&gt; Depuis, Muriel Boin a divorcé. &lt;i&gt;«Il faut être très organisée, tout planifier, cuisiner trois jours à l’avance, que le frigo soit plein, si jamais on a du retard.» «Quand j’étais en réunion le soir, mes gamins, eux, ils m’attendaient pour dîner.»&lt;/i&gt; Ses enfants sont &lt;i&gt;«fiers»,&lt;/i&gt; dit-elle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sa fille l’aide quand il faut dépouiller, mais Muriel a l’impression d’avoir &lt;i&gt;«donné sept ans de [sa] vie»&lt;/i&gt;. Et cela lui &lt;i&gt;«suffit».&lt;/i&gt; &lt;i&gt;«Je me suis beaucoup investie, mais finalement, je n’étais pas là où se prenaient les décisions importantes.»&lt;/i&gt; Elle n’a pas d’amertume : &lt;i&gt;«C’était une bonne expérience humaine et citoyenne»,&lt;/i&gt; même si en tant que jeune et femme et adjointe, elle s’est sentie comme &lt;i&gt;«une extraterrestre»&lt;/i&gt; à la mairie. Elle va enfin retrouver &lt;i&gt;«le temps de peindre, de rester le week-end en jean crado, sans [se] dire &quot;vite une AG, vite un mariage&quot;». &lt;span class=&quot;normal&quot;&gt;Rien qu’à l’idée de ne pas repiquer pour un second mandat, Muriel ressent&lt;/span&gt; «un poids en moins».&lt;/i&gt; Comme &lt;i&gt;«un souffle d’air».&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;Beaucoup de conditions&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Faut-il être retraitée pour s’engager ? Geneviève Vassal, heureuse adjointe divers droite (DVD) à Toulouse depuis&amp;nbsp;2001, l’explique très bien : &lt;i&gt;«A 71&amp;nbsp;ans, j’étais libre pour m’engager. Mes enfants étaient mariés. Il y a vingt ans, je ne sais pas si j’aurais dit oui,&lt;/i&gt; confie-t-elle. &lt;i&gt;Sauf à accepter une petite délégation ; mais alors, c’est difficile de prendre toute sa place.» &lt;span class=&quot;normal&quot;&gt;En tout cas, il est préférable (indispensable ?) d’être soutenue par la&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; personne avec qui l’on vit. Bérengère Poletti (UMP) : &lt;i&gt;«Il faut un mari autonome qui fait les courses. Peut-être que les conjointes supportent plus que les conjoints.»&lt;/i&gt; Geneviève Couraud, déléguée à la parité au PS, prétend avoir décelé des modèles différents entre la droite et la gauche, davantage pourvoyeuse de conjoints modernes prêts à partager les tâches.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jocelyne Bougeard, adjointe socialiste à Rennes, est un pur produit de la parité. &lt;i&gt;«Je n’étais pas une militante PS depuis mes 17&amp;nbsp;ans, mais j’avais un engagement associatif et professionnel dans l’éducatif.»&lt;/i&gt; En&amp;nbsp;2001, ses enfants avaient 20 et 13&amp;nbsp;ans, assez pour la déculpabiliser de sa &lt;i&gt;«perte de disponibilité».&lt;/i&gt; Elle parle aussi de &lt;i&gt;«fatigue physique»,&lt;/i&gt; de &lt;i&gt;«dureté de l’exercice»,&lt;/i&gt; de &lt;i&gt;«réorganisation de la logistique»&lt;/i&gt; domestique, de sa carrière professionnelle qu’elle a &lt;i&gt;«négligée»,&lt;/i&gt; de &lt;i&gt;«revenus moindres».&lt;/i&gt; Mais elle reste engagée. Elle dit aussi avoir la chance de travailler dans une &lt;i&gt;«équipe paritaire»,&lt;/i&gt; avec un maire (Edmond Hervé, qui ne se représente pas) absolument &lt;i&gt;«convaincu»&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;«volontaire».&lt;/i&gt; Mais elle reconnaît que la plupart du temps il n’y a pas de femmes adjointes aux transports, aux finances, ou à l’urbanisme, alors qu’on trouve peu d’hommes à la petite enfance ou à l’action sociale. &lt;i&gt;«Il faut diversifier les délégations. Certaines sont comme réservées aux hommes,&lt;/i&gt; reconnaît la socialiste Geneviève Couraud. &lt;i&gt;«On se bagarre en interne, on le dit, on le redit, on le répète.»&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;Pas de prime à la sortante&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On parle souvent de prime au sortant. C’est loin d’être aussi vrai pour les sortantes. Anne Nègre, conseillère municipale à Versailles, secrétaire nationale à l’égalité des femmes et des hommes au PRG, le voit : &lt;i&gt;«Dans les petits partis, c’est encore plus flagrant. Les femmes ont souvent été éliminées. Beaucoup de sortantes m’ont appelée car elles n’avaient pas été réinvesties. Vous vous faites des inimitiés dès que vous commencez à exister. Le pouvoir reste masculin et machiste.»&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;La nécessité d’un statut&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout cela fragilise l’engagement des femmes dans la durée. &lt;i&gt;«Il est difficile de stabiliser le vivier»,&lt;/i&gt; constate Marie-Jo Zimmermann, qui rappelle qu’il faut &lt;i&gt;«instaurer un véritable statut de l’élu».&lt;/i&gt; &lt;i&gt;«C’est la condition matérielle de l’engagement et du succès de la parité. Il faut prendre en compte l’engagement dans la vie professionnelle, aménager les conditions du temps de travail, impliquer le secteur privé»,&lt;/i&gt; explique aussi le sociologue Michel Bozon. Sinon, les femmes qui se lancent en politique continueront à jeter l’éponge.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;note&quot;&gt;(1) Dont le dernier rapport, intitulé «L’odyssée paritaire», est paru le 23&amp;nbsp;janvier.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;(libération du 7/03/08)&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; 
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                <title>L'écrivaine Taslima Nasreen fuit de ville en ville, sous la menace d'islamistes indiens</title>
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                <author>noreply@ (pyreneen)</author>
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                                <category>Le monde</category>
                                                <pubDate>Sat, 24 Nov 2007 19:14:31 +0100</pubDate>
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                    &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://medias.lemonde.fr/mmpub/img/let/l.gif&quot; align=&quot;left&quot; border=&quot;0&quot; /&gt; &lt;div class=&quot;ar-txt&quot;&gt;'exil en Inde de l'écrivaine bangladaise Taslima Nasreen est de plus en plus menacé par des groupes extrémistes musulmans qui réclament son expulsion du pays. Après avoir quitté précipitamment Calcutta, jeudi 22 novembre, suite aux manifestations liées notamment à sa présence, l'écrivaine, qui s'était alors réfugiée à Jaipur (Etat du Rajasthan), a dû fuir une nouvelle fois vendredi, les autorités provinciales craignant des troubles. &lt;i&gt;&quot;Je ne peux pas dire où je suis, mais j'ai laissé mon coeur à Calcutta&lt;/i&gt;, a-t-elle déclaré au quotidien anglophone &lt;i&gt;Hindustan Times&lt;/i&gt;, du lieu où elle se cache. &lt;i&gt;Je suis désespérée. Je traverse une période éprouvante et ce cauchemar doit cesser.&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;ar-txt&quot;&gt;&lt;i&gt;&quot;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;ar-txt&quot;&gt; &lt;table style=&quot;float: left; clear: both; padding-right: 6px&quot; border=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt;&amp;nbsp;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; M&lt;sup&gt;me&lt;/sup&gt; Nasreen, qui vit en Inde depuis environ deux ans, a reçu le soutien de plusieurs groupes d'intellectuels. Son cas a fait l'objet de débats au Parlement, vendredi. Les nationalistes du Parti du peuple indien (BJP, opposition) ont demandé que le gouvernement lui attribue la nationalité indienne. Les communistes au pouvoir dans l'Etat du Bengale occidental (dont Calcutta est la capitale) ont défendu son droit de résider là où elle le souhaite, précisant que son cas relevait de la responsabilité du gouvernement fédéral. &lt;p&gt;New Delhi avait refusé, en 2005, d'accorder la citoyenneté indienne à M&lt;sup&gt;me&lt;/sup&gt; Nasreen qui vit en exil entre l'Europe, les Etats-Unis et l'Inde depuis qu'elle a été menacée de mort par des islamistes au Bangladesh, en 1994, pour des écrits considérés comme portant atteinte à l'islam. Plusieurs de ses livres sont interdits dans ce pays. Ses ennuis en Inde se sont multipliés cette année. En mars, un groupe islamiste du nord du pays a promis une récompense pour sa décapitation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En août, elle a été agressée publiquement par des militants musulmans à Hyderabad, où elle s'était rendue pour la sortie de son livre en telugu (langue locale). Depuis, elle est poursuivie en justice pour offense à l'islam et risque jusqu'à trois ans de prison pour &lt;i&gt;&quot;avoir attisé la discorde, la haine et la malveillance&quot;&lt;/i&gt; entre groupes religieux. Son visa expire en février 2008. Les autorités indiennes devront décider d'ici là quelle suite donner à sa présence.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;br /&gt; &lt;div class=&quot;lien&quot;&gt; &lt;div class=&quot;desc&quot;&gt;&lt;b&gt;Françoise Chipaux ( le monde 24/11/07)&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt;
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                <title>Dix bonnes raisons féministes de porter Ségolène Royal à la présidence de la République.</title>
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                <author>noreply@ (pyreneen)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 26 Apr 2007 13:30:38 +0200</pubDate>
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                    &lt;table border=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot; height=&quot;72&quot; width=&quot;153&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td class=&quot;titre&quot; style=&quot;padding-left: 10px&quot;&gt; &lt;h3&gt;&lt;span class=&quot;rouge&quot;&gt;&lt;b&gt;Par Michèle SARDE&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td style=&quot;padding-left: 10px&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td style=&quot;padding-left: 10px&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; &lt;table class=&quot;normal_tab&quot; border=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt; &lt;div class=&quot;ligne_h&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.desirsdavenir.org/images/p.gif&quot; border=&quot;0&quot; height=&quot;1&quot; width=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;tr&gt; &lt;td style=&quot;padding-left: 50px&quot;&gt;Concitoyennes, qui représentez 52 % de l'électorat, voici dix arguments en faveur de l'élection de Ségolène Royal à la présidence de la République. 1. Pour que nous sortions du placard, après un millénaire de loi salique où nous ne pouvions pas succéder au trône de France, deux siècles de code civil où nous étions considérées comme mineures à vie, et un siècle de suffrage masculin, d'où nous étions exclues.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 2. Pour que nous soyons partie prenante dans une première historique : avoir quitté la sphère de l'influence et déléguer à l'une d'entre nous la légitimité d'un pouvoir qui nous a, jusque-là, méprisées.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 3. Pour appliquer à la magistrature suprême la loi sur la parité et revenir aux fondamentaux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 4. Pour faire changer de sexe le couple franco-allemand : après de Gaulle-Adenauer, Giscard-Schmidt et Mitterrand-Kohl, pourquoi pas Royal-Merkel ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 5. Pour donner à nos filles l'envie de «faire présidente» plutôt que secrétaire à temps partiel et changer, en vrai, les modèles dans les manuels scolaires. Toutes les petites filles n'ont pas envie de finir comme Jeanne d'Arc ou Marie-Antoinette.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 6. Pour changer les symboles de la République : une femme qui incarne la nation en chair et en os et pas seulement en allégorie sur les bustes des Marianne. Une femme qui représente l'universel, c'est-à-dire les deux sexes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 7. Pour que le pays des droits de l'homme devienne également le pays des droits de la femme. Les femmes de la planète ont aussi besoin d'exemples et l'image de la France a besoin de se rafraîchir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 8. Pour montrer que nous ne sommes pas jalouses qu'une autre femme ait tout juste quand nous avons le sentiment d'avoir tout faux , couple, enfants, idées, intelligence, compétence, beauté... et succès. Si elle, elle y arrive, pourquoi pas nous ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 9. Pour déclarer notre solidarité avec notre propre espèce et attendre d'elle, quand elle sera aux responsabilités, la même solidarité. Que notre première présidente ne tire pas l'échelle derrière elle comme l'ont fait trop de femmes arrivées au pouvoir mais, au contraire, qu'elle nous fasse la courte échelle et nous aide à monter aussi !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; 10. Pour l'honneur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dernier ouvrage paru : De l'alcôve à l'arène, nouveau regard sur les Françaises , Robert Laffont, 2007.&lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt;
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                <title>1 million de femmes s'énervent...</title>
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                <author>noreply@ (pyreneen)</author>
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                                <category>Pétitions</category>
                                                <pubDate>Fri, 06 Apr 2007 21:35:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;ul&gt; &lt;li&gt; &lt;p class=&quot;surtitre&quot;&gt;Appel de la société civile&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;titre&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.1milliondefemmessenervent.org/spip.php?article1&quot;&gt;1 million de femmes s’énervent&lt;/a&gt;&lt;/h3&gt; &lt;small&gt;22 mars&lt;/small&gt; &lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il y a quelques mois, tout le monde semblait d’accord pour reconnaître que la candidature d’une femme à la magistrature suprême ne posait plus aucun problème. Angela Merkel et Michelle Bachelet démontraient chaque jour qu’une femme est «&amp;nbsp;un homme comme les autres&amp;nbsp;». Puis petites phrases et grands paragraphes, d’une agressivité stupéfiante, se sont enchaînés. On avait ouvert la boîte de Pandore du mépris misogyne. Ce n’est pas une boîte, c’est une malle au format colonial, un bagage écrasant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.1milliondefemmessenervent.org/appel&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Signer l’appel&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;br class=&quot;nettoyeur&quot; /&gt;&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;br class=&quot;nettoyeur&quot; /&gt; &lt;div class=&quot;encart&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- fin encart --&gt;&lt;!-- fin contenu --&gt; &lt;div id=&quot;navigation&quot;&gt; &lt;div class=&quot;rubriques&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;br /&gt;
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                <title>Anna Politkovskaïa célébrée à titre posthume</title>
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                <author>noreply@ (pyreneen)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 30 Mar 2007 14:50:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p class=&quot;txt18 gras bleu-fonce line-height&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;txt8 gris-clair majuscule&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/medias/20070330.OBS9777/liste_reactions00e5.html?l=0&quot; class=&quot;txt8 rouge&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;margin: 0pt 0pt 0pt 0.5em; float: right; font-size: 8pt; color: #999999; text-align: left; width: 180px&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://tempsreel.nouvelobs.com/file/228657.jpg&quot; alt=&quot;Anna Politkovskaïa&quot; height=&quot;133&quot; width=&quot;180&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anna Politkovskaïa&lt;/p&gt; (c) Reuters&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span class=&quot;cap&quot;&gt;L&lt;/span&gt;e Prix mondial de la liberté de la presse a été décerné, vendredi 30 mars, à titre posthume, à la journaliste russe Anna Politkovskaïa, assassinée le 7 octobre 2006 à Moscou.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Unesco, qui décerne ce prix, a rappelé dans un communiqué qu'&quot;Anna Politkovskaïa a fait preuve d'un courage et d'une ténacité incroyables en continuant de couvrir les événements de Tchétchénie alors que le monde entier s'était désintéressé de ce conflit&quot;. La journaliste a en effet été tuée alors qu'elle enquêtait sur le conflit tchétchène.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &quot;Son dévouement et sa quête téméraire de la vérité en font une référence pour le journalisme, tant en Russie que dans le reste du monde. De fait, le courage et l'engagement d'Anna étaient si admirables que nous avons décidé, pour la première fois, de décerner le Prix mondial de la liberté de la presse à titre posthume&quot;, ajoute l'organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Le meurtre de la journaliste, survenu devant son immeuble moscovite, n'a pas encore été élucidé. De nombreux opposants au régime russe de Vladimir Poutine ainsi que des défenseurs des droits de l'Homme avaient réagi à cet assassinat en accusant le Kremlin.&lt;br /&gt; En 2006, le Prix mondial de la liberté de la presse avait été attribué à la journaliste libanaise antisyrienne May Chidiac, gravement blessée dans un attentat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;( nouvel observateur)&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>la cause des femmes</title>
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                <author>noreply@ (pyreneen)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 26 Mar 2007 14:38:52 +0200</pubDate>
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                    &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/actualite/societe/&quot; class=&quot;rub2Hp&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;div class=&quot;txt_societe niveau2&quot;&gt;&lt;span class=&quot;no&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;leadDoc&quot;&gt;Marie Bellanger, responsable du 3919, le nouveau service d'écoute des violences conjugales.&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;titreDoc&quot;&gt;Femmes battues : «La France est arriérée»&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;infosDocEsp&quot;&gt;Par Charlotte ROTMAN&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;pictosBarDoc&quot;&gt;&lt;input value=&quot;0&quot; id=&quot;docFontSize&quot; type=&quot;hidden&quot; /&gt;&amp;nbsp; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;firstPara&quot;&gt;Ils ont défilé derrière une banderole blanche tachée de lettres rouges : &lt;i&gt;«Le machisme tue tous les jours, le féminisme n'a jamais tué personne».&amp;nbsp;&lt;/i&gt;Quelque 2 000 personnes, dont José Bové, ont manifesté samedi après-midi à Paris sous la pluie pour exiger une loi-cadre contre les violences faites aux femmes et un ministère d'Etat pour la parité hommes-femmes. Le service d'écoute des violences conjugales, le 3919, ouvert le 14 mars, a reçu près de 10 000 appels en dix jours. Entretien avec sa responsable, Marie Bellanger.&lt;/div&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt;  //&lt;![CDATA[ loadNbReaction('NbReactions',curDocId); //]]&gt;  &lt;/script&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&lt;b&gt;Depuis son ouverture, le 3919 connaît un rush. C'est une surprise ?&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;Nous avons cinq à six fois plus d'appels que d'habitude. Environ 980 appels par jour. Si la demande continue comme ça, cela fera 62 400 appels en un an ! On s'attendait seulement à un doublement. Il y a peu d'appels parasites. Cela correspond bien à un vrai besoin. Plus de 70 % des appels proviennent directement de victimes. C'est énorme. Elles ont besoin de parler, d'être écoutées et d'avoir des informations. 45 % des appels qu'on reçoit sont très anxiogènes. Ce sont des petites voix à peine audibles. Ce matin, une femme a eu des sanglots pendant quarante-cinq minutes. Il faut désamorcer avant de pouvoir discuter normalement. La campagne nationale à la télévision touche des personnes très isolées, y compris à mobilité réduite.&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&lt;b&gt;Que racontent-elles ?&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;Elles font part, plus qu'avant, de violences psychologiques. Les hommes savent que c'est interdit de faire des bleus, alors ils ne laissent pas de traces. Ils leur tapent sur la tête, les réveillent, les privent de nourriture, leur coupent le téléphone, retirent les chéquiers : la liste est longue quand on veut faire du tort à quelqu'un sans le toucher. C'est une ambiance qui s'installe depuis quelques années et qui les place dans une position d'humiliation. Elles ne le voient pas forcément. Elles ont envie d'être à la hauteur, que leur couple tienne à cause des enfants, à cause de l'entourage, de la maison. Si elles échouent, elles se sentent culpabilisées. Elles ont peur des représailles. On les accompagne pour qu'elles retrouvent leur confiance et l'estime de soi.&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&lt;b&gt;Qu'attendent-elles de vous ?&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;30 % des femmes déclarent avoir porté plainte ou fait une main courante. C'est plutôt courageux, parce que, après, elles retournent vivre avec leur conjoint. Les femmes comme les hommes sont plus informés. Beaucoup de femmes sont en colère parce que les plaintes sont classées sans suite. Elles disent : &lt;i&gt;«Vous mettez en place ce numéro d'appel, mais après ?»&amp;nbsp;&lt;/i&gt;Elles attendent une prise en charge plus importante. On leur dit que c'est un début. Que cela sert à mesurer l'ampleur du phénomène. C'est le premier maillon de la chaîne. Cela servira à faire remonter les besoins auprès des autorités. Mais c'est vrai qu'après leur appel, si elles ont besoin d'être hébergées, on les renvoie vers le 115 &lt;i&gt;[numéro d'urgence sociale, ndlr]&amp;nbsp;&lt;/i&gt;. Alors qu'on sait que le système est saturé, que les centres d'hébergement ne peuvent accueillir les femmes qui en ont besoin. Tout cela est également lié à la problématique du logement.&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&lt;b&gt;Que faire ?&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;La loi existe. Par exemple, elle prévoit l'éviction du mari, mais il faut un dispositif pour prendre en charge le conjoint et pour être sûr qu'il ne revienne pas. Ce ne sont pas des hommes qui vont bien. C'est de la responsabilité de l'Etat, or, là, pratiquement tout repose sur le secteur associatif. Le 3919 va faire voir les manques en termes d'hébergement, de dispositif médical, judiciaire. La France est assez arriérée. C'est pourquoi nous avons manifesté pour une loi-cadre, comme en Espagne. Il faut former les avocats, les policiers, les médecins, harmoniser les différents tribunaux, donner des moyens aux associations, créer des structures d'hébergement... Ce sont des choix politiques.&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;&lt;b&gt;Ségolène Royal a dit que l'une de ses priorités serait de faire une loi sur les violences faites aux femmes...&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;Elle est plus sensibilisée que les autres. Elle s'est engagée. On ne la laissera pas ne rien faire.&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt;( libération, 26 mars 2007)&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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