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<title>Les Pyrénées avec Ségolène - economie</title>
<description>Tous ensemble avec Ségolène</description>
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<title>La barre du milliard de victimes de la faim est franchie</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (pyreneen)</author>
<category>économie</category>
<pubDate>Fri, 19 Jun 2009 14:58:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;firstLine&quot;&gt;&lt;span class=&quot;dropcap&quot;&gt;L&lt;/span&gt;es experts les appellent désormais les &lt;i&gt;&quot;trois F&quot;&lt;/i&gt;. &quot;F&quot; pour &lt;i&gt;&quot;fuel&quot;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&quot;food&quot;&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&quot;financial&quot;&lt;/i&gt;, trois facteurs dont l'impact, en se superposant, a abouti à fragiliser encore davantage les ménages les plus pauvres. Alors que depuis des mois, l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) prévenait que la crise économique aurait, après l'envolée des prix alimentaires et celle du pétrole, des conséquences sur la sous-alimentation, elle précise aujourd'hui l'ampleur de ce phénomène: environ 100 millions de personnes supplémentaires seront touchées par la faim cette année.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;fenetreBoxesContainer&quot;&gt; &lt;div class=&quot;banner300&quot; id=&quot;pubOAS_middle&quot;&gt; &lt;center&gt;&lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ &lt;!--  if (provenance_elt !=-1) {OAS_AD('x40')} else {OAS_AD('Middle')} // --&gt; //]]&gt; &lt;/script&gt;&lt;/center&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;pave_meme_sujet_hidden&quot; style=&quot;display: block;&quot;&gt; &lt;div id=&quot;pave_meme_sujet_hidden_1208777&quot; style=&quot;display: block;&quot;&gt;&lt;!--/tpl:contenu/element/ensemble/tpl-esi_sur_le_meme_sujet.html.php--&gt;&lt;!--/lyt:lyt-vide.html.php--&gt;&lt;!--/inc:/element/ensemble/afficher_esi/1208777.html--&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- Fin Appel du composant: /element/ensemble/afficher_esi/1208777.html --&gt;&lt;!-- Appel du composant: /element/ensemble/afficher_esi/628865.html sur ensemble_id:'628865' --&gt;&lt;!-- Fin Appel du composant: /element/ensemble/afficher_esi/628865.html --&gt;&lt;/div&gt; &lt;script type=&quot;text/javascript&quot;&gt; //&lt;![CDATA[ &lt;!--  init_boite_meme_sujet = function() {  if ( &quot;undefined&quot; != typeof MIA &amp;amp;&amp;amp; &quot;undefined&quot; != typeof MIA.Ensemble &amp;amp;&amp;amp; (&quot;undefined&quot; == typeof MIA.Ensemble.initEventLoaded || !MIA.Ensemble.initEventLoaded) ) {    var ensemble_id_defaut = 1208777;        var hash_url = window.location.hash;    var re = /^#(.*)ens_id=(d+)[^d]*.*$/;    var ensemble_id_url = hash_url.replace(re, &quot;$2&quot;);     if ( ensemble_id_url &amp;amp;&amp;amp; ensemble_id_url != hash_url )       MIA.Ensemble.ensembleId = ensemble_id_url    else       if ( ensemble_id_defaut )          MIA.Ensemble.ensembleId = ensemble_id_defaut              if ( &quot;&quot; != &quot;&quot; )    {       MIA.Ensemble.titreBoite = &quot;&quot;;    }     MIA.Ensemble.initEventLoaded = true;    MIA.Ensemble.formaliseBoiteMemeSujet(); } } if ( (pave=document.getElementById('pave_meme_sujet_hidden')) ) pave.style.display = 'none';  if(window.addEventListener )    window.addEventListener('load', init_boite_meme_sujet, false); else    window.attachEvent('onload', init_boite_meme_sujet); // --&gt; //]]&gt; &lt;/script&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Selon ses estimations, publiées vendredi 19 juin avec deux autres agences de l'ONU, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), la sous-alimentation atteindra un niveau record en 2009, 1,02 milliard d'être humains (+11 % par rapport à 2008), passant ainsi, pour la première fois, le cap redouté de 1 milliard. En 2005, ils étaient autour de 870 millions à souffrir de la faim. Selon ces trois institutions, la crise efface peu à peu les progrès accomplis ces dernières années en matière de lutte contre la faim.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Pour la FAO, &lt;i&gt;&quot;la récente aggravation de la faim dans le monde n'est pas le résultat de mauvaises récoltes au niveau mondial,&lt;/i&gt; [mais de] &lt;i&gt;la crise économique qui a provoqué baisse des revenus et pertes d'emplois&quot;&lt;/i&gt;,&lt;/span&gt; ce qui a réduit l'accès des pauvres à la nourriture. Il y a six mois, l'agence avait estimé le nombre de victimes de la faim en 2008 en forte hausse, à 963 millions de personnes, puis l'avait révisé à la baisse (915 millions), du fait de la production mondiale record de céréales. Désormais, ses évaluations repartent à la hausse, et la crise économique est considérée comme la principale menace.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Ses multiples conséquences pèsent déjà sur les populations : baisses des exportations qui laissent des travailleurs sans emploi; licenciements dans l'industrie des mines ou le tourisme; recul des transferts d'argent des membres des familles partis gagner leur vie à l'étranger; retour dans les campagnes des travailleurs des villes ou hors des frontières, comme c'est beaucoup le cas en Asie du Sud actuellement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour de nombreuses familles, de surcroît, la crise économique, qui réduit le revenu disponible, s'ajoute à des prix alimentaires élevés. Si les cours mondiaux des céréales ont chuté, localement, ils ont baissé moins rapidement, et restent supérieurs de 24 % à ce qu'ils étaient en 2006. Ce cumul inquiète: &lt;i&gt;&quot;Avec la crise alimentaire, les familles les plus vulnérables ont déjà épuisé les mécanismes de défense qu'elles mettent en branle en cas de difficultés économiques&quot;&lt;/i&gt;, explique &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/sujet/ea1f/kostas-stamoulis.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Kostas Stamoulis&lt;/a&gt;, de la FAO.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;&quot;UN DÉRAPAGE ABRUPT&quot;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le PAM vient de développer un indice de choc économique et alimentaire, et a identifié quarantepays qui seront les plus touchés par la crise économique. &lt;a href=&quot;http://www.wfp.org/stories/financial-crisis-pushes-poor-families-deeper-into-hunger&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Une étude qu'il a réalisée dans cinq pays (Arménie, Bangladesh, Ghana, Zambie et Nicaragua)&lt;/a&gt; montre des réponses des ménages assez similaires : réduction du nombre de repas, report sur des denrées moins chères mais moins nutritives (privation de viande, par exemple), vente du bétail, emprunts, déscolarisation des enfants… &lt;i&gt;&quot;Les plus sévèrement frappés ne sont pas nécessairement les plus démunis des pauvres, mais une nouvelle catégorie qui doit faire face à un dérapage abrupt dans la misère&quot;&lt;/i&gt;, indique l'agence de l'ONU.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;&quot;Les gens que nous suivons – les plus vulnérables – ne sont pas touchés directement par la &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/sujet/e788/crise-financiere.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;crise financière&lt;/a&gt;, mais ils subiront le contre-coup des difficultés des classes moyennes qui, si elles souffrent, les aideront moins&quot;&lt;/i&gt;, explique pour sa part &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/sujet/50dd/ludovic-bourbe.html&quot; class=&quot;listLink&quot;&gt;Ludovic Bourbé&lt;/a&gt;, directeur technique d'Action contre la faim. Au Tchad, raconte-t-il, son organisation humanitaire a constaté que certaines femmes recevaient moins fréquemment des versements des hommes partis travailler ailleurs, ou de plus petits montants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;S'il juge encore difficile de quantifier l'impact de la crise économique, il reconnaît que les licenciements ou le retour au pays de salariés qui pouvaient faire vivre jusqu'à dix personnes sont alarmants. &lt;i&gt;&quot;&lt;span style=&quot;color: #ff00ff;&quot;&gt;Avec la crise financière, les bailleurs de fonds ont tendance à limiter l'aide aux pays en développement, alors que c'est maintenant qu'ils en ont plus que jamais besoin&quot;&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;, souligne M. Bourbé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la veille du sommet du G8, en Italie début juillet, où la sécurité alimentaire fera partie des sujets évoqués, la FAO rappelle à nouveau qu'il faut relancer l'investissement en agriculture. Car si la crise économique a fait oublier cet impératif, son impact sur les plus pauvres, souvent paysans, le rend pourtant encore plus nécessaire.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;lien&quot;&gt; &lt;div class=&quot;author&quot;&gt;&lt;b&gt;Laetitia Clavreul&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;author&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/19/la-barre-du-milliard-de-victimes-de-la-faim-est-franchie_1208775_3244.html&lt;/div&gt; 
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<title>Université populaire participative : &quot;Crise économique et financière&quot;</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (pyreneen)</author>
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<pubDate>Mon, 15 Jun 2009 21:07:00 +0200</pubDate>
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&lt;div&gt;&lt;object height=&quot;316&quot; width=&quot;398&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x97ub1_segolene-royal-et-philippe-aghion-c_news&amp;amp;related=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x97ub1_segolene-royal-et-philippe-aghion-c_news&amp;amp;related=0&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x97ub1_segolene-royal-et-philippe-aghion-c_news&quot;&gt;Ségolène Royal et Philippe Aghion - Crise financière&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/segolene-royal&quot;&gt;segolene-royal&lt;/a&gt;. - &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/fr/channel/news&quot;&gt;Regardez les dernières vidéos d'actu.&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.desirsdavenir.org/universites-populaires&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.desirsdavenir.org/files/UPP.jpg&quot; width=&quot;108&quot; height=&quot;108&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; 
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<title>la crise expliquée par Joseph Stiglitz: cette finance qui nous pigeonne</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (pyreneen)</author>
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<pubDate>Mon, 25 May 2009 09:23:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div&gt;&lt;img class=&quot;print-logo&quot; src=&quot;http://eco.rue89.com/sites/all/themes/eco89/logo.png&quot; /&gt;&lt;!-- google_ad_section_start --&gt;&lt;b&gt;Le Nobel d'économie décrypte les techniques d'infantilisation nées des financiers pour régner sur la finance mondiale.&lt;/b&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;print-site_name&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;print-content&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://eco.rue89.com/files/imagecache/asset_wizard_width/files/Marie-SophieKeller/2009_03_27_Joseph_Stiglitz.jpg&quot; alt=&quot;L'économiste et prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz en septembre 2006 (Mike Segar/Reuters).&quot; title=&quot;L'économiste et prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz en septembre 2006 (Mike Segar/Reuters).&quot; id=&quot;image_asset_wizard_width_754&quot; class=&quot;asset-align-center&quot; name=&quot;image_asset_wizard_width_754&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Joseph Stiglitz, vice-président de la Banque mondiale de 1997 à 2000, en a démissionné en critiquant ce qu'il appelait «&amp;nbsp;les fondamentalistes du marché&amp;nbsp;». C'est dire combien le prix Nobel d'économie 2001, qui a dirigé pendant quatre ans le conseil économique de l'administration Clinton -dernière époque prospère de l'Amérique- s'est montré clairvoyant.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;En 2003, il publiait l'essai «&amp;nbsp;Quand le capitalisme perd la tête&amp;nbsp;» (Fayard, 2004). En 2007, l'étude «&amp;nbsp;Irak. Une guerre à 3000 milliards de dollars&amp;nbsp;» (Fayard, 2008).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Interrogé fin novembre 2008 sur la crise qui a dévasté la planète financière, juste après la chute historique de la banque d'investissement Lehman Brothers, Joseph Stiglitz proposait l'analyse qui suit -sans cacher sa colère contre &lt;a href=&quot;http://eco.rue89.com/2009/03/22/est-ce-que-les-bonus-d-aig-sont-le-katrina-d-obama&quot;&gt;les dirigeants des grands organismes bancaires qui engrangeaient d'énormes dividendes grâce au plan de sauvetage&lt;/a&gt; &lt;span class=&quot;print-footnote&quot;&gt;[1]&lt;/span&gt; de l'Etat américain.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Cet entretien, jamais publié en France, décrypte les stratégies à l'œuvre chez les financiers pour tromper la société, et comment le «&amp;nbsp;château de cartes&amp;nbsp;» s'est écroulé. Nous avons dégagé ce qui apparaît comme les grandes règles de la puérilisation générale à laquelle nous avons assisté toutes ces années.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Organismes de crédit et banques trompent les gens sur leurs biens, jouent sur leur espoir de s'enrichir&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Revenons à l'origine de la crise (…) D'abord, dans un contexte de faibles taux d'intérêt et de régulations laxistes, &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/explicateur/2008/09/03/crise-des-subprimes-si-vous-navez-toujours-rien-compris&quot;&gt;le secteur des prêts immobiliers a encouragé massivement les gens à emprunter&lt;/a&gt; &lt;span class=&quot;print-footnote&quot;&gt;[2]&lt;/span&gt;. Nous nous sommes très vite retrouvés avec 950 milliards de dollars d'«&amp;nbsp;extractions hypothécaires&amp;nbsp;» (extraction de liquidités du capital immobilier par un prêt hypothécaire, ndlr). Les gens retiraient de l'argent de leur maison achetée à crédit, et en dépensaient une bonne partie. Ils se retrouvaient encore plus endettés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite, il y a eu les «&amp;nbsp;innovations financières&amp;nbsp;», en fait destinées à contourner les normes de prudence qui étaient à la base de la bonne santé de notre système financier. Par exemple, on accordait des prêts hypothécaires à 100%, voire plus. Les gens n'avaient même pas à payer les intérêts dus, si bien qu'à la fin de l'année ils devaient beaucoup plus d'argent qu'au début. Alors on leur disait&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ne vous inquiétez pas, le prix des maisons va continuer de monter, vous allez vous enrichir. On promettait ce que les économistes appellent un “free lunch”, un repas gratuit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En même temps, pendant que le prix des maisons grimpait, les revenus des Américains n'augmentaient pas. En fait, le revenu moyen baissait, tout le monde vivait à crédit, encouragé par les banques, tandis que la situation des gens en bas de l'échelle se détériorait. Il n'est pas nécessaire d'être prix Nobel pour comprendre que si les prix des maisons montent, pendant que le niveau des revenus baisse et que le crédit devient faramineux, un problème va surgir. Vous ne pouvez pas dépenser 100% de votre revenu, ou plus, pour vous loger. C'était un pari stupide. Le résultat, c'est &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/tag/crise-financiere&quot;&gt;le désastre auquel nous avons assisté&lt;/a&gt; &lt;span class=&quot;print-footnote&quot;&gt;[3]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Titrisation ou le principe du pigeon qui se lève chaque matin&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;A ce moment-là, les financiers ont commencé de reprendre les valeurs des crédits immobiliers –si juteux apparemment. Autrefois, lorsqu'une banque accordait un prêt, elle en devenait responsable, et si c'était un mauvais crédit, elle en supportait les conséquences. Alors elle faisait une enquête.&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;a-lire-aussi&quot;&gt; &lt;h3&gt;“Ravages” n°2&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Cet article est tiré du n°2 de Ravages, une revue trimestrielle &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2008/06/05/ravages-revue-et-joyeux-remede-en-cas-de-sarkozite-aigue&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;parue pour la première fois début 2008&lt;/a&gt; &lt;span class=&quot;print-footnote&quot;&gt;[4]&lt;/span&gt; et bloquée depuis par les problèmes d'un éditeur partenaire. Dans ce numéro, outre Stiglitz, l'autre prix Nobel d'Economie Muhammad Yunus, mais aussi Bernard Stiegler, Paul Virilio, Paul Jorion ou Ruwen Ogien, entre autres, s'expriment sur l'“Infantilisation générale”.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais une autre “innovation”, baptisée “titrisation” contournait la difficulté -on transformait la créance en titre financier sur le marché des capitaux. La titrisation a permis la diversification de la prise de risque dans le monde entier.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;p&gt;Mais la diversification comportait un nouveau danger. J'en plaisante parfois avec mes étudiants, car quand je commence à leur expliquer les avantages de la titrisation certains veulent aussitôt se précipiter à Wall Street pour gagner de l'argent&amp;nbsp;! Seulement, ils n'ont pas écouté la seconde partie du cours. Le risque vient que la titrisation et la diversification créent ce que j'ai appelé une “asymétrie de l'information”. La personne qui vendait le crédit en sait plus sur ce crédit -sa solvabilité- que la personne l'achetant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En d'autre termes, des financiers douteux ont commencé de &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/explicateur/2008/09/18/crise-la-petite-bd-qui-court-de-banque-en-banque&quot;&gt;vendre des crédits douteux au monde entier&lt;/a&gt; &lt;span class=&quot;print-footnote&quot;&gt;[5]&lt;/span&gt;, en vertu du principe selon lequel “il y a un pigeon qui se lève tous les matins”. Ces “pigeons”, ils les ont trouvés partout, la mondialisation ayant ouvert des perspectives entièrement nouvelles pour détecter des victimes ignorantes. Ils en ont trouvé beaucoup dans le domaine des prêts hypothécaires, surtout en Europe, où les pertes des “golden boys” de l'immobilier ont été encore plus grandes qu'en Amérique.&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Le retour des alchimistes&amp;nbsp;: transformer le plomb en or&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Tout n'était qu'un château de cartes. Et la banque Lehman Brothers, fleuron de Wall Street, qui avait acheté un nombre considérable de ces prêts hypothécaires “pourris”, s'est aussitôt retrouvée particulièrement exposée. Il faut dire que beaucoup d'autres gens étaient impliqués dans la combine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les “agences de notation” [chargées de contrôler la solvabilité des créances, ndlr] ont cru qu'elles pouvaient se livrer à une véritable alchimie. Transformer le plomb en or&amp;nbsp;! Elles s'emparaient de quantité des “titres” classées X puis se livraient à une sorte de tour de magie pour les convertir en produits classés A. Ensuite, elle les présentaient comme des valeurs suffisamment sûres pour les portefeuilles de fonds de pension, ou les banques, ou par Lehman Brothers (…).&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Les petits truqueurs mènent la danse&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Comment cela marchait&amp;nbsp;? Les agences de notation financière se faisaient payer par ceux-là même qui émettaient ces produits compliqués. Ils devenaient si peu transparents qu'au final ceux qui les possédaient ne comprenaient pas comment ils avaient été valorisés. Ces produits résultaient de tant de trucages comptables que plus personne ne savait quel titre valait quoi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bientôt, plus personne n'avait confiance. Or les marchés financiers doivent être fondés sur la confiance. C'est la base, le contrat capitaliste. Quand vous confiez votre argent à une banque, vous comptez le récupérer plus tard avec des intérêts. Mais quand les organismes à qui vous confiez votre argent l'utilisent pour acheter des actifs pourris ou partent avec, versent des primes faramineuses à leurs dirigeants, et qu'il ne vous reste plus que des paquets de titres insolvables, vous perdez confiance. Vous comprenez que vous avez été trompés. Et c'est qui s'est passé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est précisément cela qui a abattu Lehman Brothers puis déclenché ensuite la &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/marseille/2008/09/17/la-faillite-de-lehman-brothers-se-fait-sentir-jusqua-marseille&quot;&gt;cascade de faillites jusqu'en Europe&lt;/a&gt; &lt;span class=&quot;print-footnote&quot;&gt;[6]&lt;/span&gt; : la perte de confiance. Plus personne n'avait envie de donner son argent à Lehman Brothers parce qu'ils vous disaient&amp;nbsp;: “Nous ne savons pas ce que valent vos actifs” (…)&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Cynisme absolu des riches&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Le gouvernement devrait demander des comptes aux dirigeants de Lehman Brothers. J'ai été très critique lors de &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2008/09/14/sauvetage-de-fannie-freddie-qui-a-perdu-qui-a-gagne&quot;&gt;la mise sous tutelle des gigantesques organismes de crédit que sont Fannie Mae et Freddie Mac&lt;/a&gt; &lt;span class=&quot;print-footnote&quot;&gt;[7]&lt;/span&gt; parce que le gouvernement Bush a laissé en place l'encadrement dirigeant qui avait mené ces sociétés dans l'abîme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un système de responsabilité doit pouvoir dire&amp;nbsp;: “Vous, dirigeants, nous avez mis dans ce pétrin, comment vous faire confiance pour nous en sortir&amp;nbsp;? ” Regardez le salaire extraordinaire et les primes que touchent ces gens&amp;nbsp;! Ce sont eux qui ont plongé leur entreprise et le pays dans cette crise très grave.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, impossible de les atteindre. Leurs primes colossales leur ont été versées sur la base des résultats 2006 et 2007. Aucune clause de leur contrat ne précise que s'ils occasionnaient des pertes colossales en 2008 et 2009, ils auraient à rembourser quelque chose. Ils ont agi au plus haut niveau d'incompétence, s'enrichissant personnellement, mais d'un point de vue juridique, cela n'équivaut pas à une tentative de fraude.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La plupart d'entre eux s'en sortiront très bien. Bien entendu, vous les entendrez se plaindre&amp;nbsp;: “Nous aurions été bien plus riches si vous nous aviez proposé un plan de sauvetage plus avantageux.” Les gens de la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bear_Stearns&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;société mobilière Bear Stearns&lt;/a&gt; &lt;span class=&quot;print-footnote&quot;&gt;[8]&lt;/span&gt; se plaignent tous. Ils gémissent&amp;nbsp;: “Regardez ce qui est arrivé à notre argent&amp;nbsp;! ” Je connais des gens à la City Bank qui disent&amp;nbsp;: “Si notre stock d'actions était resté au même niveau surévalué, nous serions très riches, alors qu'aujourd'hui nous sommes seulement riches.” Une chose est sûre, tous ces dirigeants incompétents vont s'en aller avec beaucoup d'argent. (…)&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Faire payer cash le peuple&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Trois millions d'Américains ont déjà perdu leur maison, et on estime que 2 millions encore vont se retrouver à la rue, en ayant perdu toutes leurs économies. Le système financier américain n'a pas joué pour le bien de l'Amérique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les marchés financiers ont innové par le passé, avec des inventions comme le “capital venture” qui soutenaient l'innovation, prenaient des risques technologiques, industriels, dans la recherche. Mais ils ont préféré se mettre à “parier” -c'est la seule façon dont on peut décrire leur activité. Des paris avec l'argent des autres, dont nous payons tous les conséquences. Nous perdons nos maisons, puis nos économies, bientôt nos jobs -et en plus, nous payons maintenant des centaines de millions de dollars pour renflouer Fannie Mae, Freddie Mac, Bear Sterns, et qui d'autre encore&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous avons besoin d'une régulation plus forte, nous devons changer nos présupposés -nous aurions dû le faire depuis longtemps. Il faut que les financiers créent des produits utiles, sûrs pour l'économie américaine et mondiale, qu'ils gèrent les risques sérieusement, tout ce qu'ils n'ont pas fait&amp;nbsp;! (…) Au contraire, ils s'emballaient, ils disaient à ceux qui doutaient de leurs combines “méfiez-vous, vous surréagissez&amp;nbsp;! Vous allez nuire à l'innovation, qui est l'essence de l'Amérique.”&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais leurs innovations financières n'ont pas du tout rendu l'Amérique plus prospère. La seule réelle innovation des marchés financiers, c'est d'avoir trouvé comment se remplir les poches aux dépens du pays. Ce n'est pas le genre d'innovations dont nous avons besoin (…).&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Ne jamais considérer les répercussions de ses actions sur les autres&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Au tout début de la crise, au moment de l'effondrement des sociétés hypothécaires Fannie Mae et Freddie Mac, le gouvernement Bush s'est tourné vers les marchés financiers pour demander conseil. Et cela n'a rien donné.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Non seulement, tous ces financiers nous ont mis dans le pétrin, mais en plus ils ne savaient pas comment en sortir. C'est là un des fautes majeures de Wall Street, ils ne voient pas les répercussions de leurs actions, ils ignorent la situation dans son ensemble, ils sont aveugles aux effets sur le système économique global.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils n'ont pas vu qu'il était impossible que les prix des maisons augmentent tandis que les salaires diminuent. Ils auraient du s'interroger&amp;nbsp;: quelles sont les conséquences pour le fonctionnement du système tout entier quand tout le monde emprunte&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un financier comprend facilement comment il peut gagner de l'argent, mais il ne voit pas plus loin. Leur clairvoyance, leur compréhension de l'économie, est très relative. Ils savent comment faire de l'argent, dans les bons moments. Ils savent se protéger aux dépens de leurs investisseurs (…) Mais nous parlons d'un système économique bien plus complexe et global, ils ont démontré leur incompréhension totale en la matière. C'est le boulot des économistes, du gouvernement, des politiques de réfléchir à rendre viable l'ensemble du système, pour qu'il profite à tous (…).&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Nous avons tout cassé, faites nous confiance, nous allons tout réparer&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;L'un des grands problèmes de cette crise vient que nous n'avons pas seulement perdu confiance dans les institutions financières, mais en ceux qui étaient censés gérer, diriger notre économie. Pensez que lors du dernier sommet du G8, en mai 2008, avant l'effondrement de cet hiver, les chefs d'Etat ont affirmé&amp;nbsp;: “Nous avons passé le mauvais cap, les choses s'améliorent, tout va bien.” Soit ils faisaient de la vente forcée, soit ils n'avaient rien compris du tout. Quelle que soit la réponse, pourquoi devrions-nous les croire à nouveau&amp;nbsp;? Ils ont eu “tout faux” quand cette crise s'annonçait, constamment. La crise de confiance est là.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ensuite la situation économique va encore s'aggraver. La chute des prix de l'immobilier ne fait que commencer. Quand une bulle craque, elle ne revient pas à la normale tout de suite. Les prix s'effondrent d'abord, descendent bien au-dessous de la réalité avant de remonter vers un point d'équilibre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deuxièmement, les Etats et les communautés vont faire face à de grands problèmes. Dans l'Etat de New York, les banques dépendaient énormément des revenus du secteur financier. Mais quand les revenus n'arrivent plus, il faut couper les dépenses, les investissements, annuler les programmes prometteurs à long terme, ne plus aider les pauvres&amp;nbsp;: ce qui implique que l'économie réelle s'écroule encore un peu plus (…).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toutes ces années, l'administration Bush a préféré procéder à des baisses d'impôts, pensant que la baisse d'impôt est à la réponse à tous les problèmes. C'est le dogme républicain. Or la baisse d'impôts est une partie du problème. Comment peut-on prétendre qu'il s'agissait là d'une solution&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le problème des Etats-Unis n'est pas qu'on ne consomme pas assez. Cette baisse d'impôts va nuire à l'économie, surtout en temps de guerre. Tandis que les gens vont voir les prix de leurs maisons s'effondrer, les banques seront réticentes à prêter de l'argent à l'économie réelle -et entre elles, car leur état financier leur est inconnu. Elles ignorent quels risques elles prennent en prêtant de l'argent. Nous n'en sommes qu'au début (…).&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Moi d'abord&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Pendant toute cette crise, les marchés financiers ont voulu protéger leur avenir, même si cela devait tirer l'économie vers le bas. De manière répétée, le Secrétaire au Trésor a convoqué les gens de Wall Street, proposé de les aider, mais la réponse était “non, nous préférons voir l'économie s'effondrer qu'aller vers plus de régulation”.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les intérêts sont clairement divergents entre la société et eux. Prenez l'exemple de Fanny Mac et Freddie Mae, les premiers organismes à avoir été aidés par de l'argent public. Ils ont aussitôt versé des dividendes à leurs cadres et leurs actionnaires, prenant de gros risques pour l'économie globale. Le gouvernement leur donnait de l'argent pour l'injecter dans le système, et eux retiraient l'argent pour le verser à leurs actionnaires. C'est inconcevable&amp;nbsp;! Il y a divergence d'intérêts. A l'avenir, nous ne devrions plus nous tourner vers eux (…).&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Surtout pas de transparence&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Quand les banques Merill Lynch et Citibank ont connu des problèmes au début de la crise, elles se sont tournées vers d'autres sources de fonds, étrangères, y compris des fonds souverains de plusieurs pays. Elles n'avaient pas le choix. Avec l'épargne américaine proche de zéro, elles se sont tournées vers l'extérieur pour trouver des liquidités. Il y a de quoi s'inquiéter.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous sommes ravis quand les puissances étrangères s'ouvrent à nos fonds, mais quand l'inverse se produit, tout le monde est beaucoup plus nerveux. Aujourd'hui les fonds souverains ont essuyé beaucoup de pertes, consécutivement à leurs investissements dans le système financier américain. Ils seront réticents, quoiqu'en disent certains experts, à investir encore plus d'argent dans les Etats-Unis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Notre problème a empiré, en devenant le leur. Je les vois mal continuer à investir. J'ai parlé à différents dirigeants de fonds souverains et, pour le dire franchement, ils sont très en colère&amp;nbsp;! Les Etats-Unis leur parlent depuis toujours de transparence, quand notre propre système financier n'a plus rien de transparent. C'est évidemment bon, la transparence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais les fonds d'investissements comme les “hedge funds”, qui gèrent plus d'un milliard de dollars dans le monde ne sont pas transparents. Dire que les fonds souverains doivent être plus transparents dans leurs investissements, et qu'ils peuvent investir dans des “hedge funds” où personne ne sait ce qu'il se passe, comment appeler cela&amp;nbsp;? Un jeu. Un jeu pour que les gens aient l'impression qu'on est en train d'agir (…).&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Emprunter sans rembourser&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Il existe une relation directe entre la guerre en Irak et l'état de l'économie américaine. Les foyers, le pays et le gouvernement, conjointement, depuis cinq ans, se sont lourdement endettés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'abord, le gouvernement a emprunté des sommes gigantesques. Notre dette a grimpé cette année jusqu'à 9000 milliards de dollars. Aujourd'hui, avec ce que va nous coûter le plan de sauvetage des banques, la crise de l'économie réelle, plus la guerre en Irak, le Congresionnal Budget Office (CBO) prévoit que la dette monte à 15 000 milliards de dollars.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut comprendre que le gouvernement Bush a emprunté chaque cent dépensé pour la guerre en Irak. C'est la seule guerre connue financée par l'emprunt. Normalement, quand on fait la guerre, on diminue les dépenses, on augmente les taxes, on répartit les dépenses sur plusieurs générations (…)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Or en 2001, au début de la guerre, l'administration Bush a procédé à des baisses d'impôts. Puis à une seconde vague de baisses d'impôts. Résultat, la guerre a été payée avec la carte de crédit - d'où l'énorme dette fédérale. Le pays lui-même a emprunté. Le gouvernement ne pouvait plus se tourner vers les Américains, nous avons emprunté plus de 800 milliards de dollars au reste du monde. Et aujourd'hui, l'Amérique est incapable de rembourser sa dette (…)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant que la guerre nous coûtait tant, les ménages américains empruntaient empruntaient, empruntaient… La Réserve Fédérale, la FED -menée par Alan Greenspan et le gouvernement- encourageait ce principe, en gardant ses taux d'intérêts très bas, ainsi qu'une régulation trop permissive. Ainsi, alors même que nous dépensions tellement d'argent pour importer du pétrole, l'économie fonctionnait car tout reposait sur notre consommation à crédit. Les ménages dépensaient, n'épargnaient plus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais ça n'était pas durable. Un jour, le voile devait se déchirer. L'administration Bush espérait cyniquement que cela se produirait après novembre 2008, mais, comme pour beaucoup d'autres choses, cela ne s'est pas passé comme ils l'avaient prévu (…)&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;Investir dans la guerre, pas la sécurité sociale&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Aujourd'hui, après une enquête indépendante, j'évalue le coût global de la guerre en Irak à 3000 milliards de dollars. (…) Larry Kingsley, “chief economic adviser”, disait qu'elle coûterait 200 milliards de dollars&amp;nbsp;: il a été renvoyé par Bush. L'administration prétendait que la guerre ne coûterait pas plus de 50 à 60 milliards de dollars, et qu'il n'y aurait pas plus de trois mois de combats sur le front. (…)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu'aurions-nous pu faire avec 3000 milliards de dollars&amp;nbsp;? A l'époque, le Président estimait que “nous ne pouvions pas nous offrir la sécurité sociale” comme en Europe. Le fait est que, pour le prix d'un sixième de la guerre en Irak, nous aurions pu mettre en place un système de sécurité sociale viable pour les soixante-quinze ans à venir. Dans les faits, nous avons élargi le fossé social, accru les difficultés des gens pour se soigner, tandis que le prix des médicaments montait, sans même voir que ne pas soigner les gens coûte beaucoup au pays, humainement et financièrement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par Joseph E. Stiglitz (25/05/2009 )&lt;/p&gt; http://eco.rue89.com/2009/05/25/joseph-stiglitz-et-cette-finance-qui-nous-pigeonne &lt;div class=&quot;field field-type-link field-field-read-more-web&quot;&gt; &lt;div class=&quot;field-items&quot;&gt; &lt;div class=&quot;field-item even&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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<title>Scoop: les Etats-Unis ne jurent que par le modèle… français!</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (pyreneen)</author>
<category>économie</category>
<pubDate>Tue, 12 May 2009 15:35:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div id=&quot;mod_1160384&quot; class=&quot;mod_1160384&quot;&gt; &lt;div class=&quot;cel1_print&quot;&gt; &lt;div id=&quot;mod_1160362&quot; class=&quot;mod_1160362&quot;&gt; &lt;div class=&quot;cel1&quot;&gt; &lt;div class=&quot;titre&quot;&gt; &lt;h2 class=&quot;access&quot;&gt;&lt;/h2&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;chapeau&quot;&gt; &lt;h3 class=&quot;access&quot;&gt;Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris. Le modèle français est plus protecteur face aux risques engendrés par la crise. Au point que certains pays, les Etats-Unis en tête, commencent à nous l'envier.&lt;/h3&gt; &lt;/div&gt; &lt;br class=&quot;texte clear&quot; /&gt; &lt;div class=&quot;intertitre before_left&quot; style=&quot;margin-bottom: 10px;&quot;&gt;Le retour « du modèle français »&lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;para_1&quot; class=&quot;para_1058846&quot;&gt; &lt;div class=&quot;photo left&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.marianne2.fr/photo/896325-1058846.jpg?v=1242076945&quot; alt=&quot;(photo : phillip - Flickr - cc)&quot; title=&quot;(photo : phillip - Flickr - cc)&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;div class=&quot;access&quot;&gt;&lt;!--StartFragment--&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Cette pauvre France tellement critiquée pour son modèle économique jacobin, centralisateur, colbertiste, trop social, trop égalitaire, trop public, trop protecteur, cette France où les ménages sont trop peu endettés voilà que des journaux étrangers la redécouvrent, notamment «&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;The Economist&lt;/span&gt; », parangon du libéralisme le plus béat et le plus sauvage, journal économique le plus lu dans les pays anglo-saxons. Et si la France résistait mieux que l’Angleterre&amp;nbsp;? se demande «&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;The Economist&lt;/span&gt; ». Lisons maintenant Enjeux-Les-&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Echos&lt;/span&gt;, supplément des &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Echos&lt;/span&gt;, qui, sous la plume de son éditorialiste affirme qu’Obama est fasciné par le modèle européen et plus précisément français.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Et du coté des Allemands&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Machine arrière la aussi, on était très fier des réformes ayant amélioré la fluidité du marché du travail, de la compression des coûts salariaux, du tout à l’exportation, et on se retrouve avec un effondrement du PIB et du niveau de vie qui dégringole jusqu’à l’étiage des français. Et c’est pas tout&amp;nbsp;! Voila qu’en cette même Allemagne, on recommence à parler de la Taxe Tobin&amp;nbsp;! La taxe Tobin est une idée du prix Nobel d’économie James Tobin, dans une interview au &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;Spiegel&lt;/span&gt;, en 2000. Elle fut reprise par les altermondialistes et le mouvement Attac à ses débuts, qui prétendait taxer les mouvements spéculatifs de capitaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;br class=&quot;sep_para access&quot; /&gt; &lt;div id=&quot;para_2&quot; class=&quot;para_1058847&quot;&gt; &lt;div class=&quot;photo right&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Et pourtant que n’a-t-on critiqué cette taxe...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;div class=&quot;access&quot;&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;D’abord parce que c’était un impôt, et que l’impôt c’est mal, ensuite parce qu’elle perturber l’efficacité des marchés de capitaux. On l’a vue, l’efficacité des marchés de capitaux, avec la crise dans laquelle nous a plongé le système financier&amp;nbsp;! En fait, la taxe, minuscule, entre 0.01% et 0.1% taxerait les mouvement spéculatifs d’argent, les volumes d’échange d’actions et d’obligations qui sont cent fois plus importants que les investissements mondiaux. Limitant ces mouvements, elle limiterait d’autant le court-termisme des marchés...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;Et elle aurait surtout un très grand avantage...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;De faire rentrer de l’argent dans les caisses de l’Etat&amp;nbsp;! c’est pourquoi la Commission de Bruxelles qui a vilipendé pendant des années le modèle français, commence à songer à une taxe type Tobin. L’économiste autrichien Schulmeister a calculé qu’elle pourrait rapporter entre 376 et 1000 milliards d’euros, avec un taux compris entre 0.59 et 1.52% du PIB mondial. Pas mal, non, pour commencer à rembourser les emprunts qui ont sauvé les banques&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;La phrase&amp;nbsp;: « &lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;L’im&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-style: italic;&quot;&gt;prévisible a toujours une longueur d’avance sur les calculs stratégiques&lt;/span&gt; » Anonyme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;access&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;access&quot;&gt;Bernard Maris - Blogueur associé | Mardi 12 Mai 2009&lt;/div&gt; http://www.marianne2.fr/Scoop-les-Etats-Unis-ne-jurent-que-par-le-modele-francais!_a179597.html &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;margin: 0px; padding: 0px;&quot; xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;auteur&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;cel1_print&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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<title>7.000 foyers aisés n'ont pas payé d'impôt sur le revenu en 2007</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (pyreneen)</author>
<category>économie</category>
<pubDate>Tue, 28 Oct 2008 17:05:31 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces Français ont pourtant déclaré plus de 97.500 euros de revenus l'an passé. De quoi nourrir le débat parlementaire sur le plafonnement des niches fiscales, les 17 et 18 décembre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;C'est une illustration on ne peut plus éloquente des niches fiscales. Selon les données publiées hier par le ministère de l'Economie, sur les 35,63 millions de foyers fiscaux français recensés en 2007, 493.163 foyers ont déclaré plus de 97.500 euros de revenus au titre l'année passé. Et parmi ces foyers, 7.076 contribuables ont échappé à l'impôt sur le revenu.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;clear marginAuteur&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!--                 @page { size: 21cm 29.7cm; margin: 2cm }                P { margin-bottom: 0.21cm }     --&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Ces 7.076 foyers extrêmement aisés mais pourtant non-imposables ne représentent donc que 1,4% des foyers disposant de hauts revenus. Reste que ce chiffre est en constante augmentation.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Selon le quotidien &lt;em&gt;les Echos,&lt;/em&gt; en 2006, parmi les foyers déclarant un revenu fiscal de référence de plus de 78.000 euros, 5.100 foyers échappaient à l'impôt sur le revenu. Et en 2005, ils n'étaient que 3.500.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;Voilà de quoi nourrir le débat sur le plafonnement des niches fiscales, les 17 et 18 novembre à l'Assemblée, dans le cadre du budget 2009.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Petit zoom sur les autres foyers fiscaux français:&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;- 2,08 millions de foyers ont déclaré de 49.000 à 97.500 euros de revenus en 2007 (52.000 étaient non imposables à ce titre)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;- 1,78 million de foyers ont déclaré de 39.000 à 48.000 euros de revenus (51.000 étaient non imposables)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;- 3,45 millions de foyers ont déclaré de 29.000 à 38.750 euros de revenus (170.000 étaient non imposables)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;- 10,61 millions de foyers ont déclaré de 15.000 à 28.750 euros de revenus (2,31 millions étaient non imposables)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;- 7,62 millions de foyers ont déclaré de 9.401 à 15.000 euros de revenus (4,53 millions étaient non imposables)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;- 9,57 millions de foyers ont déclaré de 0 à 9.400 euros de revenus en 2007 (9,40 millions étaient non imposables)&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-bottom: 0cm;&quot;&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:Compatibility&gt; &lt;w:BreakWrappedTables /&gt; &lt;w:SnapToGridInCell /&gt; &lt;w:WrapTextWithPunct /&gt; &lt;w:UseAsianBreakRules /&gt; &lt;/w:Compatibility&gt; &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;  &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;style&gt;  /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;} &lt;/style&gt; &lt;![endif]--&gt;&lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/economie/0101165425-7-000-foyers-aises-n-ont-pas-paye-d-impot-sur-le-revenu-en-2007&quot;&gt;http://www.liberation.fr/economie/0101165425-7-000-foyers-aises-n-ont-pas-paye-d-impot-sur-le-revenu-en-2007&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Un plan de sauvetage pour les villes spéculatrices</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (pyreneen)</author>
<category>économie</category>
<pubDate>Sat, 18 Oct 2008 14:51:00 +0200</pubDate>
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&lt;h1 class=&quot;title&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h1&gt; &lt;div class=&quot;info-bar clear-block&quot;&gt; &lt;div class=&quot;submitted&quot;&gt;Par David Servenay&amp;nbsp;|&amp;nbsp;Rue89&amp;nbsp;|&amp;nbsp;18/10/2008&amp;nbsp;|&amp;nbsp;01H26&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;!-- google_ad_section_start --&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;L'Etat prévoit des milliards pour éviter que des collectivités n'entrent en cessation de paiement à cause de leurs placements.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://www.rue89.com/files/20081017Lilleinside.jpg&quot; alt=&quot;La forêt suspendue, à Lille, en 2004 (Pascal Aimar/TF)&quot; title=&quot;La forêt suspendue, à Lille, en 2004 (Pascal Aimar/TF)&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par où la crise va-t-elle arriver? Les villes seront-elles les prochaines cibles de l'effondrement boursier? Les départements? Les régions? Alerté depuis des mois, le gouvernement prépare un plan de sauvetage des collectivités locales: «&amp;nbsp;plusieurs milliards d'euros&amp;nbsp;», selon une source officielle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Place Beauvau comme à Bercy, on suit en effet la situation de près. L'estimation des encours de prêts pour les collectivités locales en 2008 s'élève à 67 milliards d'euros. Or, sur cette somme, 10 milliards seraient des «&amp;nbsp;produits toxiques&amp;nbsp;», précise-t-on dans l'entourage de la ministre de l'Intérieur, Michèle Aliot-Marie. L'agence de notation financière Fitchratings estime, elle, ces produits toxiques à 20 à 25 milliards d'euros. En juillet, elle livrait le diagnostic suivant:&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;« Ces produits, qui comportent généralement des contrats d’option très risqués, ont déjà entraîné certaines collectivités dans une fuite en avant qui pourrait les mener jusqu’à l’insolvabilité. »&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;Car les principales banques manquent de liquidités pour faire face aux demandes croissantes des collectivités locales, explique-t-on dans l'entourage de MAM:&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;« En début de semaine, nous avons eu une réunion avec les banques au ministère des Finances pour identifier les ressources : il faut trouver plusieurs milliards.&amp;nbsp;[...] Les communes ont fait comme dans toutes les entreprises, pour présenter des choses bien lissées. On appelle cela la comptabilité optimisée. Mais lorsque les élus ont signé ces prêts, ils sont en principe responsables. Personne ne vous oblige à signer...»&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;Le gouvernement a tout de même décidé d'accélérer la mise en oeuvre de son plan. Les collectivités sont un maillon essentiel de l'économie, puisqu'elles assurent 75% de l'investissement public du pays. Si cette machine tombe en panne, la France est potentiellement en banqueroute. Un scénario noir jugé impossible par les observateurs, mais il faut prévoir le pire. Or, ces dernières semaines, les banques multiplient les refus de crédits.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;grosinter&quot;&gt;Un risque de placement sous tutelle&lt;/div&gt; &lt;p&gt;En fin d'année, les règles comptables obligent les collectivités locales à équilibrer leurs comptes. Avec l'argent des banques. Face à la crise financière et à la rareté des liquidités, peut-on imaginer des faillites ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A priori, non, répondent en choeur les protagonistes. Le risque, souligne Maurice Vincent, est plutôt de voir les villes en difficulté passer sous tutelle de la Chambre régionale des comptes, si elles se retrouvent en cessation de paiement:&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; data=&quot;/files/audio/dewplayer.swf?son=/files/20081016-mauricevincent3.mp3&quot; width=&quot;300&quot; height=&quot;20&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;/files/audio/dewplayer.swf?son=/files/20081016-mauricevincent3.mp3&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chez Fitchratings, David Diano se montre nettement moins optimiste :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;“Nous n'excluons pas de voir des entités en très grande difficulté. Cela sera d'autant plus probable que la collectivité :&lt;/p&gt; &lt;ul&gt; &lt;li&gt;a une dette importante&lt;/li&gt; &lt;li&gt;a une marge de manoeuvre fiscale et budgétaire faible&lt;/li&gt; &lt;li&gt;a dans ses emprunts une part importante de produits structurés”&lt;/li&gt; &lt;/ul&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;La liste des villes au bord du gouffre est entre les mains du gouvernement, mais pas question de la rendre public : «&amp;nbsp;Pas d'affolement, nous sommes attentifs&amp;nbsp;», répète-t-on à l'envie, comme pour se convaincre que le pire n'est jamais sûr.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:Compatibility&gt; &lt;w:BreakWrappedTables /&gt; &lt;w:SnapToGridInCell /&gt; &lt;w:WrapTextWithPunct /&gt; &lt;w:UseAsianBreakRules /&gt; &lt;/w:Compatibility&gt; &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt; &lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;}  --&gt; &lt;!--[endif]--&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: &amp;quot;Times New Roman&amp;quot;;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2008/10/18/un-plan-de-sauvetage-pour-les-villes-speculatrices&quot;&gt;http://www.rue89.com/2008/10/18/un-plan-de-sauvetage-pour-les-villes-speculatrices&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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<title>Propositions de S.Royal face à la crise</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (pyreneen)</author>
<category>économie</category>
<pubDate>Mon, 13 Oct 2008 08:03:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;table style=&quot;font-family: Arial,Helvetica,sans-serif; font-size: 12px; color: #444444; height: 713px;&quot; width=&quot;383&quot; border=&quot;0&quot; cellpadding=&quot;0&quot; cellspacing=&quot;0&quot;&gt; &lt;tbody&gt; &lt;tr&gt; &lt;td&gt;&lt;img width=&quot;54&quot; border=&quot;0&quot; height=&quot;1&quot; /&gt;&lt;/td&gt; &lt;td&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 12px;&quot;&gt;Participant au &quot;Grand Rendez Vous&quot; Europe 1 / &lt;i&gt;Le Parisien&lt;/i&gt;, le 12/10/08, Ségolène Royal a fait six propositions pour répondre à la crise économique et financière. Les voici :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 12px;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;1. Créer un ministère franco-allemand de l’économie préfigurant un futur gouvernement économique de la zone euro.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 12px;&quot;&gt;La crise actuelle démontre en effet la nécessité d’une politique économique européenne forte et d’un plan de relance à l’échelle de l’Union.&lt;br /&gt; Ce ministère serait en particulier chargé de créer les conditions d’une croissance verte en investissant dans les technologies environnementales.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 12px;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;2. Agir pour le pouvoir d’achat en révolutionnant la fiscalité française.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 12px;&quot;&gt;Fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu et suppression d’une partie (20 milliards) de niches fiscales, qui permettraient par exemple de redistribuer 1 000 euros à 20 millions de familles, sous forme de baisse d’impôts.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;3. Pour soutenir et accompagner les entreprises dans leur développement, constituer une véritable banque publique.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 12px;&quot;&gt;Constatant les insuffisances actuelles d’Oséo, cette banque serait adossée à la caisse des dépôts et consignations. Elle accorderait des crédits de court terme (trésorerie) et de long terme.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 12px;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;4. Imposer à l’ensemble des acteurs financiers le respect de la réglementation dite de Bâle 2.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 12px;&quot;&gt;Cette réglementation qui contraint les banques à détenir un euro de fonds propres pour 12 euros de crédits ne s’applique pas aujourd’hui à un certain nombre d’acteurs, notamment les fonds spéculatifs.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 12px;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;5. Agir contre les paradis fiscaux.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 12px;&quot;&gt;D’une part, engager une réflexion collective au sein de l’union européenne&amp;nbsp;; d’autre part, interdire aux fonds et aux banques domiciliés dans les paradis fiscaux d’investir sur les marchés de l’Union européenne&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 12px;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;6. Contraindre les banques à conserver dans leurs bilans les créances qu’elles revendent aujourd’hui à d’autres acteurs financiers.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0px 0px 12px;&quot;&gt;La&amp;nbsp; crise actuelle est en effet le résultat pour une large part de la «&amp;nbsp;titrisation&amp;nbsp;». Cette réforme devrait être faite dans l’Union européenne et dans les pays du G7.&lt;/p&gt; &lt;/td&gt; &lt;/tr&gt; &lt;/tbody&gt; &lt;/table&gt; 
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<title>Pourquoi est-il plus facile de financer Dexia que le RSA ?</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (pyreneen)</author>
<category>économie</category>
<pubDate>Fri, 10 Oct 2008 11:19:00 +0200</pubDate>
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&lt;h1 class=&quot;title&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h1&gt; &lt;h1 class=&quot;title&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/h1&gt; &lt;h1 class=&quot;title&quot;&gt;Martin Hirsch réclame depuis plus d'un an &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2008/03/03/martin-hirsch-trois-milliards-pour-le-rsa-ou-la-demission&quot;&gt;trois milliards d'euros&lt;/a&gt; pour financer le RSA, il n'a obtenu qu'un milliard et demi. La banque Dexia est au bord de la faillite, l'Etat décide en une nuit d'injecter un milliard d'euros pour la sauver.&lt;/h1&gt; &lt;div class=&quot;info-bar clear-block&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;!-- google_ad_section_start --&gt; &lt;p&gt;Nombre de riverains se sont alors demandés «&amp;nbsp;pourquoi il est plus facile de financer Dexia que le RSA&amp;nbsp;», voté ce mercredi à l'Assemblée nationale. Question que Rue89 a posée aux députés. Des députés divisés sur la réponse à apporter.&lt;/p&gt; &lt;center&gt;cialistes et communistes s'accordent pour dénoncer le paradoxe. Ils fustigent un gouvernement qui, selon eux, continuerait d'agir contre l'intérêt social, qui délaisserait «&amp;nbsp;tout ce qui constitue aujourd'hui le socle de l'économie, non pas virtuelle, mais réelle&amp;nbsp;», déplore Patrick Braouezec (PCF). Un constat que partage Claude Bartolone (PS) :&lt;/center&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;«&amp;nbsp;C'est toujours plus facile de trouver pour le bouclier fiscal, c'est toujours plus facile de trouver pour les établissements bancaires... que de trouver des crédits pour faire reculer les inégalités et redonner une chance à la croissance par la demande.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;«&amp;nbsp;Pas du tout les mêmes filières de financement&amp;nbsp;»&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du côté de l'UMP, on s'insurge contre cette dénonciation. Pour le député de la majorité Jacques Myard, «&amp;nbsp;ceux qui font l'amalgame (...) n'ont rien compris au fonctionnement de l'économie&amp;nbsp;». L'élu UMP fait en effet la distinction entre les « dépenses d'investissement » (Dexia) et les « dépenses de fonctionnement » (RSA), « ce n'est pas du tout les mêmes filières de financement ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La position exprimée par le gouvernement est plus pragmatique encore. Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, a expliqué &lt;a href=&quot;http://www.canalplus.fr/tous-les-programmes/les-emissions/c-p-la-matinale/pid2773-c-p-l-interview-politique.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;lundi sur Canal +&lt;/a&gt; que la raison était que le RSA ne laissait pas espérer de retour sur investissement :&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt; &lt;p&gt;«&amp;nbsp;Si je donne un milliard à Dexia et que, dans un an, dans deux ans, dans trois ans, je revends, je récupère mon milliard. Ce que je vous donne par le RSA, par définition, il y a assez peu de chances que vous me le rendiez.&amp;nbsp;» &lt;i&gt;(Voir la vidéo)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;par Julien Martin (rue 89)&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt; &lt;w:WordDocument&gt; &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt; &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt; &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt; &lt;w:Compatibility&gt; &lt;w:BreakWrappedTables /&gt; &lt;w:SnapToGridInCell /&gt; &lt;w:WrapTextWithPunct /&gt; &lt;w:UseAsianBreakRules /&gt; &lt;/w:Compatibility&gt; &lt;w:BrowserLevel&gt;MicrosoftInternetExplorer4&lt;/w:BrowserLevel&gt; &lt;/w:WordDocument&gt; &lt;/xml&gt;&lt;![endif]--&gt;&lt;!--[if gte mso 10]&gt; &lt;mce:style&gt;&lt;!    /* Style Definitions */  table.MsoNormalTable         {mso-style-name:&quot;Tableau Normal&quot;;         mso-tstyle-rowband-size:0;         mso-tstyle-colband-size:0;         mso-style-noshow:yes;         mso-style-parent:&quot;&quot;;         mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;         mso-para-margin:0cm;         mso-para-margin-bottom:.0001pt;         mso-pagination:widow-orphan;         font-size:10.0pt;         font-family:&quot;Times New Roman&quot;;}  --&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;!--[endif]--&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/vos-deputes-a-la-question/2008/10/09/pourquoi-est-il-plus-facile-de-financer-dexia-que-le-rsa&quot;&gt;http://www.rue89.com/vos-deputes-a-la-question/2008/10/09/pourquoi-est-il-plus-facile-de-financer-dexia-que-le-rsa&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt; &lt;center&gt;&lt;br /&gt;&lt;/center&gt; 
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<title>Ségolène réagit à la crise financière</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (pyreneen)</author>
<category>économie</category>
<pubDate>Thu, 18 Sep 2008 12:05:00 +0200</pubDate>
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&lt;div id=&quot;node-0&quot; class=&quot;actualite_sego article node&quot;&gt; &lt;div class=&quot;view-item view-item-last-article-entries-home&quot;&gt; &lt;div class=&quot;view-field view-data-node-data-field-vignette-field-vignette-fid&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.desirsdavenir.org/files/bfmtvrmc.jpg&quot; class=&quot;imagefield imagefield-field_vignette&quot; width=&quot;86&quot; height=&quot;86&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;view-field view-data-node-title&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/il-y-a-une-espece-dincoherence-dinertie-un-egoisme-insupportable/19-09&quot;&gt;&quot;Il y a une espèce d'incohérence, d'inertie, un égoïsme insupportable&quot;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;view-field view-data-node-created&quot;&gt;19 septembre 2008 - 12:47&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;view-field view-data-node-data-field-chapeau-field-chapeau-value&quot;&gt; &lt;p&gt;Interview de Ségolène Royal sur RMC-BFM TV. Voir la vidéo:&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;object height=&quot;277&quot; width=&quot;346&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k6MsTy93Wn05iELWIs&amp;amp;defaultSubtitle=&amp;amp;related=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k6MsTy93Wn05iELWIs&amp;amp;defaultSubtitle=&amp;amp;related=0&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x6sx84_segolene-royal-interview-sur-rmc-bf_news&quot;&gt;Ségolène Royal, interview sur RMC - BFM TV le 19 Septembre&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/segolene-royal&quot;&gt;segolene-royal&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;div&gt;-----------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div id=&quot;node-1&quot; class=&quot;actualite_sego article node&quot;&gt; &lt;div class=&quot;view-item view-item-last-article-entries-home&quot;&gt; &lt;div class=&quot;view-field view-data-node-data-field-vignette-field-vignette-fid&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.desirsdavenir.org/files/france%20info_1.jpg&quot; class=&quot;imagefield imagefield-field_vignette&quot; width=&quot;50&quot; height=&quot;50&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;view-field view-data-node-title&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/les-actualites/segolene-royal-reagit-a-la-crise-financiere/18-09-2008&quot;&gt;Ségolène Royal réagit à la crise financière&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;view-field view-data-node-created&quot;&gt;18 septembre 2008 - 21:45&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;view-field view-data-node-data-field-chapeau-field-chapeau-value&quot;&gt; &lt;p&gt;Interview sur France Info:&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;div&gt;&lt;object height=&quot;278&quot; width=&quot;348&quot; data=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k4ecaKlXpeHUf8LUJT&amp;amp;defaultSubtitle=&amp;amp;related=0&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/k4ecaKlXpeHUf8LUJT&amp;amp;defaultSubtitle=&amp;amp;related=0&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowfullscreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x6srd1_interview-sur-france-info-le-18-sep_news&quot;&gt;Interview sur France Info le 18 Septembre 2008&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;i&gt;envoyé par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/segolene-royal&quot;&gt;segolene-royal&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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<title>Le paquet fiscal , profits et pertes</title>
<link>http://les-pyrenees-avec-segolene.hautetfort.com/archive/2008/04/29/le-paquet-fiscal-profits-et-pertes.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (pyreneen)</author>
<category>économie</category>
<pubDate>Tue, 29 Apr 2008 19:30:00 +0200</pubDate>
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&lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;leadDoc&quot;&gt;Loi Tepa. Retour sur la ventilation des quinze milliards d’une mesure très contestée.&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;infosDoc signatureUppercase&quot;&gt;&lt;span class=&quot;signature&quot;&gt;MURIEL GREMILLET&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;infosDocEsp&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class=&quot;pictosBarDoc&quot;&gt;&lt;input value=&quot;0&quot; id=&quot;docFontSize&quot; type=&quot;hidden&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;firstPara&quot;&gt; &lt;p class=&quot;firstPara&quot;&gt;Où sont passés les 15&amp;nbsp;milliards ? Hier, Christine Lagarde présentait «sa» LME (loi de modernisation de l’économie, lire page&amp;nbsp;18) dont le coût est limité à 300&amp;nbsp;millions. Mais qui présente un contraste assez brutal avec l’autre loi économique de Nicolas Sarkozy, le Tepa (travail, emploi, pouvoir d’achat). Voté en juillet, le «paquet fiscal» est devenu l’axe principal de la critique par la gauche de la politique du gouvernement. Reste à savoir où sont passés les 15 milliards. Dans les poches des «plus aisés», comme l’affirme la gauche ? Ou au contraire &lt;i&gt;«à 95 % vers les Français les plus modestes et les classes moyennes»&lt;/i&gt;, comme l’expliquait en janvier , Frédéric Lefebvre, député UMP ? Tous les chiffres qui suivent sont tirés du rapport sur les prélèvements obligatoires, annexé au projet de loi de finances 2008.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div name=&quot;page&quot; id=&quot;page&quot; class=&quot;paragraphDoc&quot;&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;&lt;b&gt;14,8&amp;nbsp;milliards d’euros en régime de croisière&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis juillet les chiffres ont varié, aussi bien dans la bouche de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, que dans la communication du Premier ministre. Le paquet fiscal a été parfois vendu à 11&amp;nbsp;milliards, puis à 13,8&amp;nbsp;en année pleine à droite ; la gauche elle martèle un chiffre rond de &lt;i&gt;«15 milliards»&lt;/i&gt;. En fait, toujours selon les documents budgétaires, le paquet fiscal représentera 14,8&amp;nbsp;milliards en régime de croisière. Certaines dépenses sont à peu près sûres, d’autres dépendront de leur succès ou non (comme les heures sup) et c’est finalement un autre problème.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;&lt;b&gt;6,63&amp;nbsp;milliards, les heures supplémentaires&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;«Travailler plus, pour gagner plus»&lt;/i&gt;, le slogan sarkozyste se matérialise depuis le mois d’octobre par la défiscalisation des heures supplémentaires. Le gouvernement s’est fondé sur un volume d’heures sup réalisé de 900&amp;nbsp;millions l’an passé. Sans que, pour autant, il ait une quelconque certitude sur le résultat en 2008, a fortiori quand l’économie ralentit. La gauche a aussi dénoncé le faible impact de la mesure sur la fiche de paie. Selon Didier Migaud, le président (PS) de la commission des finances de l’Assemblée nationale, &lt;i&gt;«le gain moyen par salarié réalisant 32&amp;nbsp;heures sup sur l’année est de l’ordre de 111&amp;nbsp;euros par an, soit moins de 10 euros par salarié et par mois.»&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;&lt;b&gt;3,7&amp;nbsp;milliards, les intérêts d’emprunt&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si la France passe au travers des gouttes de la crise immobilière, ce serait grâce à cette disposition, expliquent Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde. Assertion difficile à évaluer. Ce qui est sûr, c’est que la mesure s’adresse surtout à des primo-accédants, ayant une grosse capacité d’emprunt. Autant dire, pas les contribuables &lt;i&gt;«les plus modestes».&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;&lt;b&gt;2,27 milliards, les droits de mutation&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Exonérer les petites successions, voilà l’antienne du chef de l’Etat. Sauf que, les petites successions échappaient déjà à l’impôt et que de fait, ce sont les plus grosses qui bénéficient de la mesure. Sans compter que l’incitation aux donations, sans avoir à payer d’impôt fonctionne à plein. Selon Bercy, en six mois, près de un milliard d’euros ont changé de mains. Sans pour autant avoir d’impact semble-t-il sur la consommation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;&lt;b&gt;650&amp;nbsp;millions, le bouclier fiscal&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est la mesure symbolique du Tepa. Celle qui a fait reconnaître à Sarkozy, puis à François Fillon une &lt;i&gt;«erreur de communication»&lt;/i&gt; sur cette loi. En juillet pourtant, Lagarde était lyrique pour justifier l’abaissement du bouclier de 60 à 50 % des revenus : &lt;i&gt;«Je vous invite à vous poster gare du Nord un vendredi soir, à l’arrivée de l’Eurostar ou du Thalys, pour comprendre que tous ces banquiers français partis travailler à l’étranger, n’ont qu’une envie, rentrer vivre en France. A ceux-là qui cherchent les clés des paradis fiscaux, nous ouvrons nos portes.»&lt;/i&gt; Aujourd’hui, le gouvernement préfère expliquer que le bouclier s’adresse aussi aux contribuables les &lt;i&gt;«plus modestes»&lt;/i&gt;. Comme ceux qui sont propriétaires d’une maison dont la valeur aurait grimpé en flèche en même temps que les impôts locaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;inter&quot;&gt;&lt;b&gt;530 millions, l’ISF&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un don à une fondation, un investissement direct dans une PME et voilà un impôt sur la fortune qui fond. Apparemment une goutte d’eau à rapporter aux 4,2 milliards d’euros de recettes attendus par l’impôt de solidarité sur la fortune en 2008. Si ce n’est qu’à gauche, on fait remarquer qu’en ajoutant les aménagements sur l’ISF et l’allégement des droits de mutation, les besoins de financement du RSA (revenu de solidarité active) étaient couverts, sans toucher à la PPE (prime pour l’emploi). Un RSA instauré par le fameux «paquet fiscal». A la fin de la loi. Une fois toutes les affaires de gros sous expédiées.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; &lt;a href=&quot;javascript:popup_windowLargeMenuBar('http://forum.liberation.fr/forums/forum.php?Forum=713')&quot;&gt;&lt;/a&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/actualite/politiques/323739.FR.php?utk=0006e5c7&quot;&gt;http://www.liberation.fr//actualite/politiques/323739.FR.php?utk=0006e5c7&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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