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12.04.2008

A propos de la décision de la Cour de Rennes, communiqué de Me Jean Pierre Mignard

" Les commentaires sur la décision de la Cour d’Appel de Rennes donnant raison à deux anciennes assistantes parlementaires de Ségolène Royal omettent, ce qui est sans doute normal après 10 ans de procédure, que les deux personnes concernées ont été payées durant toute la période de la campagne électorale, et au-delà, au titre de leur préavis. Elles ont été réembauchées immédiatement par le suppléant de Ségolène Royal. La Cour a d’ailleurs repoussée fermement leurs demandes astronomiques de dommages et intérêts. La bonne foi de Madame Royal est donc reconnue. Voilà pour le préjudice.

La question qui a fait débat était celle de la légalité d’un deuxième salaire et d’un deuxième contrat se superposant au premier. L’imbroglio invraisemblable du statut des assistants parlementaires en période de campagne électorale a contribué à obscurcir un litige systématiquement utilisé contre Ségolène Royal entravant tout rapprochement des positions. Elles n’ont d’ailleurs pas obtenu plus en définitive que ce que leur proposait Ségolène Royal un après la fin de leur mission. Quel moteur derrière cette bataille judiciaire ?

Les lacunes du droit, comme l’écrit la Cour d’Appel de Poitiers, ont fait le reste.

Les juridictions pénales ont notamment débouté par deux fois, en des termes particulièrement sévères, les assistantes qui étaient allées jusqu’à porter plainte contre Ségolène Royal. Par deux fois encore les Conseillers des prud’hommes et les magistrats de la Chambre sociale de la Cour d’Appel de Poitiers ont donné raison à l’argumentation de Ségolène Royal. C’est dire la complexité de la question de droit.

Ceci explique pourquoi un langage commun a été impossible à trouver durant tout ce temps. L’une des deux personnes était devenue, il est vrai, assistante d’un parlementaire UMP et a même publié un livre contre Ségolène Royal durant la campagne électorale.

Dix ans après, et pour sortir de ce maquis impénétrable, les juges font supporter à Ségolène Royal les imprécisions du statut des assistants parlementaires. C’est au plus fort d’en faire les frais semblent dire les juges. C’est peut être le seul raisonnement d’équité dans ce qui restera une question juridique insoluble."

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Commentaires

MISE au point du maire de MELLE

Bonjour,

Je suis Yves Debien, directeur de la campagne législative de Ségolène en 1997 et aujourd’hui maire de Melles. Si j’ai décidé de vous écrire, c’est pour rectifier les contrevérités révoltantes que certains ont colportées, suite à la décision de la cour d’appel Rennes de verser 2975 € et 1538€ au titre de salaires avec préavis à deux anciennes assistantes de Ségolène pour des périodes de dix jours pour l’une et de 20 jours pour l’autre en juin 97.

Ces deux personnes, passées ensuite à l’UMP, travaillaient au moment des faits sous mon autorité. Plus d’un an après la clôture des comptes de campagne, Evelyne Pathouaut, aujourd’hui assistante d’un député de droite, a demandé un supplément de salaire correspondant à la période de la campagne.

J’ai refusé : il n’était tout simplement pas possible d’accéder à la demande car les comptes étaient alors clos. Je tiens néanmoins à rappeler que pendant toute la période des élections législatives, les deux collaboratrices ont normalement touché leur salaire d’assistant parlementaire. Après la campagne, elles ont été employées par l’ancien suppléant de Ségolène, celle-ci leur en ayant fait la promesse. Ségolène était devenue ministre de l’enseignement scolaire.

Suite à mon refus, Evelyne Pathouaut s’est livrée à un véritable acharnement judiciaire. Tout au long de cette affaire, elle a été soutenue par l’UMP locale, et notamment par Dominique Paillé, alors Député des Deux-Sèvres, récemment battu par le candidat socialiste, Jean Grellier. Ce harcèlement est allé jusqu’au dépôt d’une plainte au pénal, dont Mme Pathouaut a été déboutée.

Au bout de cette longue procédure, la Cour d’appel de Rennes a décidé d’allouer aux deux plaignantes le montant qui leur avait été proposé pendant des années, à titre de règlement amiable. Les indemnités exorbitantes qu’elles demandaient n’ont pas été retenues par les juges, signe de la bonne foi qui a été la notre tout au long de cette affaire.

Chers amis,

Avec Marie Gauthier, qui fut également pendant de nombreuses années assistante de Ségolène et qui travaille aujourd’hui avec Delphine Batho, nous voudrions dire à quel point les élus et les militants de Melles sont écoeurés du harcèlement judiciaire infligé.

A travers ce qui a été fait à Ségolène, c’est nous tous qui avons été salis, nous qui avons tant donné, tant combattu. Et si nous sommes aujourd’hui majoritaires dans le Département des Deux-Sèvres, nous n’oublions pas que c’est grâce au soutien sans faille et constant de Ségolène.

Nous voulons vous dire aujourd’hui solennellement qu’elle a toujours bien traité, bien payé et bien considéré toutes celles et tous ceux qui travaillaient pour elles. C’est la vérité des faits que nous vous présentons, pour que cessent enfin les manipulations de l’UMP.

Yves Debien, maire de Melle

Marie Gauthier, collaboratrice parlementaire de Delphine Batho, Députée des Deux-Sèvres.

Ecrit par : martine | 13.04.2008

l'ump tente de tirer profit de cette affaire.
on pourrait leur rappeler toutes les casseroles qu'ils trainent, c'est autrement plus inquiétant.

"Dans un communiqué, Ségolène Royal a dénoncé les propos "diffamatoires" de Jean-Pierre Raffarin. "Dans le jugement, dont curieusement l'UMP a eu connaissance avant tout le monde, le terme de 'licenciement abusif' n'apparaît pas", remarque la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes.
Pour elle, "cette raffarinade a au moins un avantage. On voit bien qui est à l'origine de ce guet-apens judiciaire. Ceux qui l'ont organisé n'ont pas, contrairement à ce qu'ils prétendent, obtenu tout ce qu'ils souhaitaient".

Attaques "indignes"

Jean-Louis Bianco, son ancien directeur de campagne lors de l'élection présidentielle de 2007, a jugé "indigne d'un ancien Premier ministre, candidat à la présidence du Sénat" cette "exploitation politique d'une procédure judiciaire". "Tout le monde sait qu'il n'a jamais digéré d'avoir perdu la région Poitou-Charentes", a noté le député PS des Alpes-de-Haute-Provence. Le PS, par la voix de Bruno Le Roux, a aussi jugé ces attaques "indignes".
Six collaborateurs de Mme Royal ont affiché leur solidarité dans un autre communiqué."

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080414.OBS9437/poitoucharentes__raffarin_accuse_royal_de_delinquance_s.html

Ecrit par : lilou | 14.04.2008

Communiqué de presse des élus de la majorité régionale de Poitou-Charentes

"Les élus de la majorité régionale dénoncent l'exploitation éhontée par l'UMP et particulièrement par Jean-Pierre Raffarin de la décision de la Cour d'Appel de Rennes dans le litige qui opposait, depuis 10 ans, Ségolène Royal à son ancienne collaboratrice parlementaire qui travaille désormais pour un député UMP.

Depuis 10 ans, ce sont au moins 20 juges de différentes juridictions qui ont eu à traiter cette affaire. C'est dire la complexité de la position juridique des assistants parlementaires en période de campagne électorale. Le litige porte en effet sur le versement d'un deuxième salaire que cette personne voulait voir s'ajouter à celui qu'elle percevait déjà au titre de collaboratrice de député.

Ce imbroglio juridique, vieux de 10 années, n'a bien entendu aucun lien avec la gestion de la Région Poitou-Charentes. Demander la démission de la Présidente est bassement politicien et ne peut s'expliquer que par l'esprit de revanche de Jean-Pierre Raffarin.

Aussi la majorité régionale réaffirme-t-elle son soutien le plus entier à la Présidente de Région. La majorité régionale, avec à sa tête sa Présidente, est au travail et œuvre tous les jours pour réparer, en région, les dégâts causés par la politique menée par la droite, de Jean-Pierre Raffarin à François Fillon et Nicolas Sarkozy. C'est cette réalité que Jean-Pierre Raffarin essaie de masquer par une polémique qui ne l'honore pas."

Ecrit par : martine | 14.04.2008

voici une explication de Superpado pour ceux qui, comme moi, ont du mal à suivre:

"Ségolène a deux collaboratrices parlementaire. Lorsque Chirac dissous l'assemblée elle les licencie comme le font tous les députés, ce qui permet de leur allouer des idemnités de licenciement.
Comme dans la foulée il y a une campagne législative, ce sera son suppléant qui sera chargé de les payer sur les comptes de campagne.
Mais voilà, deux personnes ayant touchées des indemnités ne peuvent pas être réembauchées, même par le suppléant d'ou le refus de l'URSAFF.
La est l'erreur mais elle est d'ordre administrative et de la part de Ségolène et de son suppléant.
L'accord financier proposé par Ségolène n'était pas injuste puisqu'elles viennent de gagner dans leur procés exactement la même somme, trois mois de salaires sans rien d'autres.
Tout le reste n'est qu'une utilisation par l'UMP puisque c'est ce parti qui les a soutenus pendant ces dix ans et qu'elles en sont devenues des militantes mais cet épisode est trés bien raconté par le maire de Melles."

Ecrit par : lilou | 15.04.2008

échange lefebvre/birenbaum sur ce sujet

www.dailymotion.com/video/x53m0o_lefebvre-vs-birenbaum-sur-europe1_news

Ecrit par : lilou | 16.04.2008

pourquoi s'en prend-il à elle?
je croyais qu'il la prenait pour une imbécile.
un écran de fumée, peut-être mais il s'est vite dissipé!


"Selon les "confidentiels" du site de L'Express, daté d'hier, la
fameuse conférence de presse UMP, convoquée de toute urgence le
vendredi 11 avril, en présence de son secrétaire général, Patrick
Devedjian, et des trois porte-parole, Chantal Brunel, Frédéric
Lefebvre et Dominique Paillé, pour ébruiter la condamnation en appel
de Ségolène Royal à verser des indemnités à deux anciennes
collaboratrices, était pilotée par l'Elysée.

Nicolas Sarkozy aurait exigé en personne que l'on fasse le tapage
nécessaire autour de cette condamnation, trop peu médiatisée à son
goût. L'UMP se devait d'en parler et le président de la République s'y
est employé en prenant le temps de plusieurs coups de téléphone.
Argument: "Moi, [à la place de Royal] je me serais fait étriller".

Résultat: l'"affaire" a fait "pshitt", l'UMP a paru vouloir faire
diversion sur ses problèmes internes et Jean-Pierre Raffarin s'est
plus ou moins ridiculisé en réclamant la démission de Ségolène Royal
de la présidence de la Région Poitou-Charentes, qu'il aimerait
reprendre à la gauche... Décidément, Nicolas Sarkozy est sur tous les
fronts... A ses risques et périls... Pourtant, la campagne est finie,
non?

Sources: L'Express.fr"

Ecrit par : martine | 21.04.2008

"Ségolène Royal a indiqué vendredi qu'elle envisageait d'aller en cassation après sa condamnation par la cour d'appel de Rennes qui lui a donné tort contre deux de ses ex-attachées parlementaires, dénonçant un «guet-apens judiciaire».

«Pendant dix ans, ils m'ont pourchassée devant les tribunaux. Ils ont refusé tout arrangement amiable parce que leur objectif c'était précisément de voir une décision de justice tomber par rapport à un vide juridique qui existait», a affirmé l'ancienne candidate à la présidentielle.


«C'est un guet-apens judiciaire», a-t-elle estimé laissant entendre que Jean-Pierre Raffarin, son rival au conseil régional Poitou-Charentes qu'elle préside, et l'UMP n'y sont pas étrangers.

«Vu la façon dont elle est exploitée politiquement, je puis vous dire que cette décision n'est pas définitive». Comme on lui demandait si elle entendait se pourvoir en cassation, elle a répondu: «je pense, oui».

«J'ai toujours respecté mes salariés», a-t-elle dit assurant avoir «toujours veillé à une bonne utilisation des fonds publics». "

www.leparisien.fr/home/info/politique/articles/DANS-L-AFFAIRE-DES-EX-COLLABORATRICES-ROYAL-ENVISAGE-LA-CASSATION_298461576

Ecrit par : martine | 25.04.2008

www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=70515&1807

"Royal va porter plainte contre Raffarin pour diffamation

L'avocat de Ségolène Royal a annoncé jeudi le prochain dépôt d'une plainte pour diffamation contre l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin qui avait accusé la présidente de Poitou-Charentes de délinquance sociale après sa condamnation en appel dans un litige de droit du travail."

Ecrit par : S.Royal porte plainte | 08.05.2008

petie article savoureux sur ce blog

et visionnez la vidéo, elle sait lui répondre...

http://sarkofrance.blogspot.com/2008/05/petites-saloperies-en-sarkofrance.html


"Nicolas Sarkozy ne s'est pas attaqué aux blogs politiques, ce serait trop d'honneur pour mes confrères. Ses proches attaquent Ségolène Royal sur un litige sanctionné entre elle et deux de ses collaboratrices. Il est vrai que les collaborateurs virés de Rachida dati n'ont pas eu cette chance de communiquer publiquement. Il est vrai que le plaignant dans l'affaire du scooter de Jean Sarkozy n'a pas eu les faveurs d'une même indignation umpiste. Il est vrai que les yachts prêtés, avions privés, stylo volé, et autre gadgets bling bling récurrents sont des choses futiles."

Ecrit par : S.Royal répond (bien) à Raffarin | 09.05.2008

www.latribune.fr/info/Segolene-Royal-se-defend-d-avoir-enfreint-le-code-du-travail-dans-l-affaire-de-ses-assistantes-parlementaires-228-~-AP-JUSTICE-ROYAL-$Db=News/News.nsf-$Channel=Politique

Ecrit par : mise au point de S.Royal (19 mai) | 20.05.2008

les explications de S.Royal
www.intox2007.info/index.php?post/2008/05/24/Segolene-Royal-donne-sa-version-de-laffaire-Fountaine

et celles de Fountaine
www.dailymotion.com/dagrouik/video/9342551

Ecrit par : "l'affaire" Fountaine | 28.05.2008

www.dailymotion.com/video/x5qq64_royal-fountaine-la-verite_news

Ecrit par : nouvelles explications de S.Royal sur l'affaire fountaine | 13.06.2008

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